Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

Rechercher

Compteur

Depuis le 27-12-2007 :
904193 visiteurs
Depuis le début du mois :
4939 visiteurs
Billets :
305 billets

Visiteurs en direct

Commentaires

Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Abraham Lincoln assassiné | 14 avril 2012

 

Abraham Lincoln est le plus admiré des présidents de l’histoire des Etats-Unis. Son portrait, sculpté sur le mont Rushmore, apparaît aussi sur le billet de 5 dollars US. On lui attribue la loi qui met fin à l’esclavage des noirs dans les Etats du Sud.

Lorsqu’il est touché par une balle dans la nuque le 14 avril 1865, son œuvre vers l’unification de tous les Etats de ce nouveau monde n’est pas encore bien comprise mais les américains sentent confusément qu’ils viennent de perdre un grand président.

Né en 1809 dans une famille de bûcherons du Kentucky, Abraham se lance dans l’étude du droit et devient, comme avocat, un modèle d’intégrité.
Sa voix et la clarté de son raisonnement lui valent d’être élu, en 1834, au Congrès de l’Illinois dans les rangs des « Whigs », jeune parti libéral qui s’oppose aux démocrates, puis en 1846 au Congrès fédéral de Washington.

L’Amérique de cette époque est un conglomérat d’Etats en devenir, issus de la conquête vers l’Ouest, qui s’appuient au Nord sur l’édification de nouvelles industries et, au Sud, sur l’exploitation de cultures agricoles nécessitant une main d’œuvre nombreuse, si possible mal rétribuée.

Frappé par la lecture du roman « Uncle Tom’s Cabin » d’Elisabeth Harriet Beecher Stowe, et indigné par la proposition du sénateur démocrate Douglas qui autorise, en 1854, les électeurs du Kansas et du Nebraska à choisir leur statut d’Etat libre ou esclavagiste, Lincoln s’écarte de son parti Whig pour fonder le « parti républicain » dont il devient, en Illinois, le chef de file anti-esclavagiste, avant d’être élu, le 06 novembre 1860, premier président républicain, moins d’un siècle après la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Dans son discours d’investiture, il rappelle qu’il est attaché à la nouvelle constitution et prône l’abolition à terme de l’esclavage, après son maintien sous certaines conditions.

La Caroline du Sud, dont les plantations de tabac, café, sucre et surtout coton ont besoin du travail des esclaves noirs, décide aussitôt de faire « sécession », bientôt imitée par dix autres Etats aristocratiques qui vont se « confédérer » contre les Etats industriels du Nord.

Le 15 avril 1861, les troupes confédérées font feu sur un fort dépendant du gouvernement fédéral. C’est le début de la « Guerre de Sécession », ou « Civil War » en anglais, qui voit en juillet de la même année des Américains s’affronter sur le champ de bataille de Bull Run.

Quatre années de combats fratricides pour faire émerger une nation unie autour du même drapeau. En 1863, les combats sont d’une extrême violence et le président Lincoln cherche le moyen d’y mettre un terme. C’est ainsi qu’après la sanglante bataille de Gettysburg, il se rend sur le lieu de l’inauguration d’un cimetière honorant les 8.000 soldats tombés à cette occasion. Son discours, « the Gettysburg Address », concentré sur les valeurs
communes qui unissent ces héros, est encore récité par cœur par les écoliers américains, à l’instar des fables de La Fontaine en France.

C’est en avril 1865 seulement, après la dernière tentative du général sudiste Robert Edward Lee, près de Appomatox, face aux généraux « Yankees » Grant et Sheridan, que les hostilités vont cesser.

Abraham Lincoln peut alors s’accorder un moment de détente. Le 14 avril, il se rend, avec sa femme, au Ford’s Theatre de Washington. C’est là que l’acteur sudiste John Booth l’attend. Profitant d’un moment d’inattention du garde du corps, l’assassin se glisse dans la loge présidentielle et tire un coup de pistolet dans la nuque du 16ème président des USA, aux cris de « Sic semper tyrannis », la devise de Brutus, « Qu’il en soit toujours ainsi avec les tyrans ».

Loin d’être un tyran, Lincoln fut un grand serviteur de la démocratie, un chantre de l’unité fédérale, un pourfendeur de l’esclavage, laquelle trouvera un aboutissement posthume avec le XIIIème Amendement qui dispose que « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux Etats-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ».

Même si ces belles paroles auront du mal à prendre corps dans la société ( on se souvient du sinistre Ku Klux Klan ), on ne peut que saluer la détermination constante d’Abraham Lincoln sur ce dossier. Pendant ce temps, outre Atlantique, Victor Hugo publie « Les Misérables ».

Publié par Papyves à 14:43:28 dans Grands Chefs | Commentaires (0) |

La guerre en Algérie ne se termine pas le 19 Mars | 19 mars 2012

En  ce  19 mars,  anniversaire  des « accords d’Evian »  de  1962, 
vous  lirez  dans toute  la  presse en  France  que cette  date  correspond 
à  la  fin de  la  guerre d’Algérie. 

C’est  inexact.

Quand  une  guerre s’achève,  les  armes se  taisent.  Or, en  Algérie  en 
1962,  les  massacres ont  continué  bien après  cette  date,  alors  que 
les  troupes  françaises, disciplinées,  ont  été les  seules  à  respecter  le 
« cessez-le-feu » signé  à  Evian  la  veille et  ont  rangé les  fusils  dans 
les  armureries.

Alors  que  la situation  s’était  apaisée, du  fait  d’un quadrillage  efficace  par 
les  soldats  du général  Massu  notamment, après  donc  que la  victoire  militaire 
fut  acquise  sur le  terrain  face à  des  actes de  terrorisme  aveugle, 
le  fait  que les  soldats  français rentrent,  sur  ordre, dans  leurs  cantonnements 
a  laissé  la place  aux  « combattants »  du  FLN,  Front  de  Libération Nationale,  qui  se 
mirent  à  occuper le  terrain  d’où ils  avaient  été chassés  et,  sans opposition  puisque  l’armée 
française  respectait,  seule, le  cessez-le-feu,  se lancèrent  dans  une véritable  chasse  à 
l’européen  et  aux « traitres »  que  constituaient les  Harkis,  ces soldats  français  musulmans 
qui  avaient  choisi de  soutenir  la France.

Il  y  aura ainsi,  après  le cessez-le-feu  du  19 mars  et  pendant plusieurs  mois,  plus 
d’enlèvements,  plus  d’assassinats de  civils  européens et  de  harkis ( plus  de  100.000 ) 
que  durant  toutes les  années  de guerre  précédentes.  Le 05  juillet  1962, 
par  exemple,  près de  700  européens seront  massacrés  à  Oran  alors que  les  milliers 
de  soldats  français restèrent  l’arme  au pied,  sur  ordre.  La Cour  pénale  internationale  laisserait-elle  passer 
cela  aujourd’hui ?

Certes,  les  attentats et  les  massacres, les  tortures  mêmes, ne  furent  pas 
seulement  l’affaire  de poseurs  de  bombes algériens  fanatiques  et 
anti-français,  comme  Zohra Drif.  Ils  furent  aussi perpétrés,  du  côté français,  par  une 
fraction  armée  de  l’OAS,  Organisation Armée  Secrète,  qui  n’acceptait  pas  l’abandon  de  l’Algérie  française 
dont  les  trois départements  avaient  connu une  croissance  sans précédent  depuis  l’arrivée 
des  premiers  colons en  1830.

Mais  les  Algériens ramassèrent  le  pouvoir que  leur  laissaient des  milliers  de 
fonctionnaires,  policiers,  représentants de  l’Etat,  contraints de  se  retirer 
du  pays.  Il  n’était  pas nécessaire,  de  surcroit, de  se  venger atrocement  sur  une 
population  de  « pieds noirs »  qui  vivait jusqu’alors  en  harmonie avec  eux,  de 
les  enlever  pour  les  soumettre à  l’esclavage  avant de  les  exterminer, d’égorger  tant  de 
leurs  frères  musulmans, après  les  avoir émasculés,  mutilés,  de violer  leurs  femmes et  filles.

Le  19  mars 1962,  début  du déchainement  des  violences par  le  FLN,  n’est  donc 
pas  une  date à  fêter  en  France.  Il faut  lui  préférer le  05  décembre qui  est  officiellement,  de  par  la 
Loi,  la  date de  la  Journée nationale  d’hommage  aux  « morts  pour la  France »  pendant 
la  guerre  d’Algérie mais  aussi  les combats  du  Maroc et  de  Tunisie.

Puissent  les  passions, de  part  et  d’autre,  accepter un  jour  de regarder  l’Histoire  en face.

 

Publié par Papyves à 12:41:27 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

La royauté perd ses colonies. | 15 février 2012

Sous  Louis  XIV et  Colbert,  vers 1680,  la  marine française,  dite  « la 
Royale »,  est  la plus  importante  du monde  avec  environ 200  navires  de 
guerre,  ce  qui lui  permet  de faire  la  loi et  d’explorer  de nouveaux  continents.

C’est  ainsi  qu’en avril  1682,  Cavelier de  La  Salle, partant  du  Canada 
qu’avaient  conquis  avant lui  les  Jacques Cartier  et  Samuel de  Champlain,  descend 
le  Mississipi  jusqu’à son  embouchure  et peut  offrir  au Roi  soleil  cet 
immense  territoire  vierge au  centre  de ce  « nouveau  monde » 
qu’il  baptise « Louisiane »  en son  honneur.

Mais  la  Royale et  les  terres occupées  de  l’autre côté  de  l’océan 
coûtent  cher  alors qu’on  a  déjà fort  à  faire et  à  guerroyer 
sur  le  vieux continent.  En  1730, la  flotte  de guerre  n’a  plus 
que  70  à 80  navires  alors que  la  « Navy »  qui a  envié  et copié  sur  la 
marine  française  au temps  de  sa gloire  en  compte déjà  près  de 
200.  Ce  renversement de  puissance  sur les  mers  va beaucoup  compter  pour 
le  maintien  des peuplements  sur  les rives  acadiennes.

C’est  la  Guerre de  Sept  ans  (1756-1763 )  qui  va précipiter  la  perte, 
par  la  France, de  tous  ses territoires  d’outre-mer.  Les origines  de  la 
Guerre  de  Sept ans  s’appuient  sur le  renversement  des alliances  quand  la 
France  lâche  la  Prusse,  qui a  déçu,  au profit  de  l’Autriche, 
ennemi  héréditaire  de l’époque.  L’incident  déclencheur est  la  saisie, 
dans  plusieurs  ports du  monde,  de 300  navires  de commerce  français  par 
les  Anglais  qui n’arrivaient  pas  à  l’emporter  sur le  terrain  canadien 
malgré  leur  supériorité numérique.

Courte  mais  dense, cette  guerre,  mondiale déjà,  se  déroulera sur  le  continent 
européen  mais  aussi sur  les  mers jusqu’aux  Indes  et en  Amérique  du 
fait  des  visées de  l’Angleterre  sur les  possessions  françaises 
de  la  Nouvelle-France  ( le Québec ),  des  Antilles et  des  Indes.

Installés  dans  l’Est du  nouveau  continent, les  Anglais  n’ont 
jamais  relâché  leur harcèlement  des  campements français  alliés  aux 
amérindiens.  L’Acadie  ( qui deviendra  Nouvelle  Ecosse et  Nouveau  Brunswick ) 
leur  avait  été cédée  par  le  traité d’Utrecht  en  1713. 
Progressivement,  les  navires anglais  débarquent  suffisamment 
de  soldats  pour qu’une  attaque  en règle  puisse  être déclenchée  devant  Québec 
et  le  sacrifice de  Montcalm  sur les  Plaines  d’Abraham,  en 
septembre  1759,  n’y fera  rien. 

Pour  remercier  l’Espagne de  l’avoir  accompagnée dans  la  Guerre de  Sept  ans 
contre  la  Grande Bretagne,  Louis  XV lui  offre,  en 1762,  la  Louisiane 
occidentale,  rive  droite du  Mississipi,  ainsi que  la  Nouvelle-Orléans.  L’Espagne 
la  restituera  d’ailleurs en  1800  peu  de  temps avant  que  Napoléon 
ne  la  brade à  nouveau.

Lors  du  Traité de  Paris  qui clôt  la  guerre de  Sept  ans, le  10  février 
1763,  la  France cède  ce  qu’il reste  de  la Louisiane,  rive  gauche 
cette  fois,  mais elle  doit  aussi se  défaire  de ses  possessions  indiennes 
que  Dupleix  avait si  brillamment  conquises.

Ne  lui  reste alors  que  cinq comptoirs  que  des générations  d’élèves  vont 
apprendre  par  cœur pour  le  certificat d’études :  Pondichéry,  Chandernagor, 
Yanaon,  Karikal  et Mahé.

Hormis  quelques  îles  (Saint-Domingue,  Martinique, Guadeloupe )  et  comptoirs 
en  Afrique,  la France  perd  ainsi la  totalité  de son  premier  empire colonial.

Une  semaine  plus tard,  le  15  février 1763  en  Europe, la  paix  signée 
en  Saxe  entre la  Prusse  et l’Autriche  consacre  l’avènement 
du  plus  puissant état  allemand.

L’année  1763  aura ainsi  modelé  un nouvel  ordre  mondial :  l’Angleterre 
a  pris  la barre  sur  les mers  et  la Prusse  a  pris l’ascendant  sur  terre.

 

Publié par Papyves à 20:10:59 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Mendès France, grand patriote. | 11 janvier 2012

C’est  le  11  Janvier 1907 que  nait  à Paris  Pierre  Isaac Isidore  Mendès  France,  brillant 
homme  politique  français. Titulaire  du  Bac à  15  ans, sorti  4ème  de Sciences-Po  à  18 
ans,  c’est  le  plus  jeune avocat  français,  20  ans,  qui va  militer  pour les  valeurs  républicaines 
et  contre  l’extrême droite.  Inscrit  au Parti  Radical  à 16  ans,  il critique  déjà  les orientations  de  Edouard 
Herriot  et  soutient Daladier  et  le Front  Populaire.  Plus jeune  député  français à  25  ans, il  devient  maire 
de  Louviers,  en 1935,  à  28 ans.  Il  sera le  seul  député de  gauche  à voter  contre  la participation  française  aux 
Jeux  Olympiques  organisés par  les  Nazis à  Berlin  en 1936.

Sous-secrétaire d’Etat  au  Trésor sous  Léon  Blum en  1938,  il est  mobilisé,  comme lieutenant  de  réserve, 
en  1939  et passe  un  brevet d’observateur  pilote  pour pouvoir  se  battre. Après  la  débâcle de  1940,  il 
embarque  sur  le « Massalia »  avec  26 parlementaires  opposés  à l’armistice  pour  continuer la  lutte  depuis 
l’Empire  colonial  en Afrique  du  Nord mais  il  est arrêté  au  Maroc, accusé  de  désertion et  jugé  par 
une  parodie  de tribunal  acquis  à  la  cause de  Vichy  ( Mendès est  juif ),  condamné à  6  ans de  prison  et 
à  la  destitution. Incarcéré,  il  écrit à  Pétain  et s’échappe  de  l’hôpital militaire  en  1941. Il  veut  prouver 
son  patriotisme  et défendre  son  honneur. Ayant  rejoint  Londres et  les  Forces françaises  libres,  il 
participe  aux  combats aériens.

Nommé  par  de Gaulle  en  1943 Commissaire  aux  finances, il  se  heurte à  son  ministre de  tutelle,  René 
Pleven,  trop  timoré et  démissionne  en 1945.  Il  sera alors  nommé  au FMI  après  avoir participé  à  sa 
création  ( Bretton  Woods, 1944 )  et  se rangera  aux  côtés de  l’anglais  Keynes pour  ménager  les petits  pays. 

En vain face au géant américain.

En  Octobre  1950, après  le  revers de  Cao  Bang, le  député  de l’Eure  lance  un violent  réquisitoire  à la  tribune  contre 
la  guerre  d’Indochine. « Il  faut  soit trois  fois  plus d’effectifs  pour  réaliser nos  objectifs,  soit un  accord  politique 
immédiat ».  Il  ne sera,  hélas,  pas écouté.  En  Juin 1954,  après  la  défaite  de  Dien  Bien Phu,  il  est investi  Président  du 
Conseil  ( Premier  Ministre ) pour  faire  la paix  en  Indo. Il  mène  alors les  négociations  à  leur  terme à  Genève 

puis nomme  une  équipe jeune  et  technique dont  Chaban-Delmas  et Mitterrand.  Mais,  sitôt l’Indochine  achevée,  ce 
sont  les  comptoirs de  l’Inde  et les  pays  du Maghreb,  où  la France  est  présente sous  forme  de colonies  et  de 
protectorats,  qui  s’agitent. Habile  négociateur,  Mendès rencontre  le  Bey tunisien,  le  Néo-Destour et  les  militaires 
et  offre  l’indépendance  à la  Tunisie  en 1956 ( discours  de  Carthage ). 
Suivant  son  exemple, cette  même  politique de  négociation  sera poursuivie  au  Maroc.

En  revanche,  PMF comme  on  le nomme  familièrement,  a  une  autre conception  de  l’Algérie car  « l’Algérie,  c’est 
la  France »  et il  approuve  les réactions  fermes  qui suivent  les  70  attentats  meurtriers du  FLN  faisant 
des  dizaines  de victimes  civiles,  dès la  « Toussaint  rouge » du  1er  Novembre 1954.  Après  le coup  d’Etat  avorté 
des  4  généraux d’Alger,  le  13 Mai  1961,  Mendès salue  l’action  du général  de  Gaulle. « La  guerre  civile a  été  évitée » 
dit-il.  Mais,  après les  accords  d’Evian, il  va  s’opposer à  lui  sur la  question  de l’élection  du  Président 
au  suffrage  universel qu’il  estime  anticonstitutionnelle.

C’est  alors  qu’il se  tourne  vers un  opposant  au général  de  Gaulle et  va  soutenir  la candidature  de  François 
Mitterrand  en  1965, y  compris  après l’échec  de  celui-ci, puis  celle  de Gaston  Defferre  mais les  Communistes  ne 
lui  pardonnent  toujours pas.

Après  1972,  malade, il  prend  ses distances  avec  la  politique,  tout en  gardant  un  œil  sur la  paix  au Moyen-Orient.

Ce  grand  républicain, patriote  ( Croix  de guerre  39-45,  Médaille de  la  Résistance ), droit  et  intègre, fin  négociateur  qui 
savait  expliquer  les choix  politiques  aux Français  dans  ses « causeries »  à  la radio  ( il  est l’auteur  de  plusieurs 
ouvrages  politiques ),  s’éteint à  Paris  en Octobre  1982,  après la  victoire  de  la Gauche.  Ses  cendres seront  dispersées  dans 
sa  propriété  de Louviers. 

Son  aura  et son  ascendant  lui survivent.

 

Publié par Papyves à 12:44:59 dans Grands Chefs | Commentaires (1) |

Pearl Harbor | 07 décembre 2011

Pour s’assurer l’accès aux matières premières qui leur manquaient, les Japonais ont mené, fin XIXème et début du XXème siècles, une
politique d’expansion qui leur a permis de mettre la main sur Formose, la Corée, le sud de Sakhaline disputée avec les Russes et enfin les possessions allemandes après la première guerre mondiale. Ce qui contraria fort les occidentaux, Français d’Indochine et Américains notamment qui s’étendaient, eux, sur l’ensemble du Pacifique.

En 1940, l’Empire japonais de Hiro-Hito ( localement Shôwa )rejoint les forces de l’Axe ( Berlin, Rome, Tokyo ) et louche à nouveau sur les ports chinois que les Etats-Unis soutiennent par un prêt-bail dès 1941 et par un embargo anti-japonais. Le ressentiment contre les Américains grandit alors aussi vite que les dépenses d’armement au Japon, lequel se convainc qu’il faut frapper un grand coup.

Pearl Harbor est une vaste crique au sud de Oahu, l’une des îles volcaniques Hawaï, territoire américain donc au milieu de l’océan pacifique où se concentre à l’abri, pendant la WW2, une flotte de guerre US importante ( ne manquent que les porte-avions ). Ce sera la cible de la marine et de l’aviation japonaises qui préparent, en grand secret, aux ordres de l’amiral Yamamoto, une attaque brutale foudroyante.

Les Japonais connaissaient l’implantation des navires américains dans la rade car leurs espions avaient l’habitude de transmettre les mouvements de ceux-ci par des codes lumineux vers un sous-marin croisant au large. Les bâtiments de guerre étaient amarrés deux par deux pour réduire la surface à défendre contre des actes terroristes.

Le dimanche 07 décembre 1941, une armada silencieuse japonaise s’est avancée par le Nord-Ouest depuis les îles Kouriles, jusqu’à 200 miles ( 370 km ) de Pearl Harbor. A 06 h 00, au cri de « Tora, tora, tora » (Tigre ), l’amiral Nagumo fait décoller sa première vague de 183 avions, bombardiers, torpilleurs et chasseurs. Puis, à 07 h 15, il envoie la deuxième vague forte de 167 appareils. Les premières bombes nippones sont larguées par les bombardiers en piqué à 07 h 53, sur les 94 navires de guerre en rade. C’est la surprise totale dans cette garnison tranquille. L’officier de quart s’époumone à la radio « Air raid on Pearl Harbor. This is not a drill », « ceci n’est pas un exercice ». Les bateaux touchés contaminent par le feu leur jumeau amarré sur leur flanc, les avions imbriqués sur le tarmac ne peuvent décoller au milieu des explosions et sont détruits  mais des actes héroïques permettent aux canons anti-aériens de riposter avec succès.

La deuxième vague, passant au-dessus d’Honolulu, acheva les bombardements vers 09 h 45 car Nagumo annula la troisième attaque prévue, estimant que l’effet de surprise était perdu. Les pertes sont à la hauteur de la surprise stratégique : 2.400 morts et près de 1.200 blessés côté américain pour seulement 64 morts, un sous-marinier capturé et 29 avions abattus sur 350 engagés, côté nippon.

Pourtant, des renseignements de plus en plus alarmistes avaient été reçus par l’amirauté à Washington mais on s’était persuadé que les Philippines ou l’Indonésie pourraient en être le but, pas un Etat américain. Le dernier message d’alerte décodé sera d’ailleurs envoyé d’abord au Panama, puis aux Philippines et enfin, mais à 08 h 00 seulement, à Pearl Harbor. Le rusé président Roosevelt aurait-il laissé sciemment se développer une attaque contre un territoire et des forces américaines pour retourner une opinion américaine peu encline à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne ?  De fait, sitôt connue cette attaque, ressentie comme un électrochoc outre-Atlantique, c’est Hitler qui va déclarer le premier la guerre aux Etats-Unis. «  Ma responsabilité est dégagée » dira Roosevelt qui pourra, dès lors, lancer en toute bonne conscience la formidable machine économique américaine dans le conflit, avec le résultat positif que l’on sait.

 

Publié par Papyves à 12:40:46 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... 60 | 61 | >>

Time here in France

Archives

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

World Locations

La Météo

Heure - GMT --- UTC - Time

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03