C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
C’est aujourd’hui, 22 Octobre 2009, 68 ans après qu’il fut fusillé à Châteaubriand, que la lettre d’adieu à sa famille du jeune militant communiste Guy Môquet devrait être lue dans tous les lycées de la République Française.
Bien sûr, puisque c’est une décision unilatérale du Président de la République, relayée évidemment par le Gouvernement, bon nombre d’enseignants ne la liront pas à leurs élèves, pour des raisons politiques, tout comme ils ne feront pas de commentaire historique sur les conditions de sa rédaction.
C’est dommage, car c’est une lettre admirable d’un jeune Français de 17 ans qui s’est engagé à fond dans une cause qu’il estimait juste et qui était prêt, en distribuant des tracts interdits, à risquer sa vie pour des idées nobles.
Les jeunes élèves d’aujourd’hui, malgré l’image nonchalante qu’ils affichent souvent, seraient sans doute prêts à faire de même s’ils étaient placés dans les mêmes conditions historiques. Alors pourquoi leur refuser l’accès à cette belle page d’histoire de leur pays ?
Voici cette lettre :
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées. Elles pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.
A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"
Publié par Papyves à 10:56:19 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Et le 07 Octobre, Vercingétorix dut se résoudre à capituler.
Pourtant, tout s’était déroulé comme il l’avait prévu jusqu’alors, en cette année 52 avant notre ère : César était tombé dans le piège que le chef Arverne lui avait tendu et la colonne interminable de cohortes armées, à pied ou à cheval, de chariots tirés par des bœufs venait de s’arrêter au pied de cette falaise bordée de gorges infranchissables, en haut de laquelle des milliers de Gaulois l’attendaient, sur l’oppidum entourant l’Alésia des Mandubiens.
Car, en vérité, César est en grande difficulté depuis que l’insurrection gauloise s’est quasiment généralisée à toute la Gaule. Il est aux abois et, après la déculottée subie à Gergovie ( près de Clermont-Ferrand ), il bat en retraite.
Avant que les peuples gaulois qu’il avait ralliés à sa cause ( Eduens notamment ) ne basculent aussi dans la révolte, il entreprend de rejoindre la « Province romaine », au Sud du Rhône, pour reconstituer son armée et notamment sa cavalerie. Il veut surtout mettre à l’abri le formidable butin de guerre amassé pendant la campagne depuis 59. La route la plus directe et la plus sûre vers Genève et les Allobroges alliés, depuis Langres où il a rassemblé le gros des Légions ( sitôt que Labiénus a pu le rejoindre avec ce qu’il reste du raid infructueux sur Lutèce – Paris - ), traverse le Jura et passe par Pontailler ( entre Dijon et Besançon ), Tavaux ( Dôle ), Poligny, Champagnole, Alésia puis Nyon.
Refusant d’affronter les Romains en combat frontal, où ceux-ci excellaient, Vercingétorix, sorti vainqueur de la réunion des chefs à Bibracte ( Morvan ), avait privilégié une stratégie de harcèlement systématique et de terre brûlée pour empêcher les légions de César de se ravitailler sur l’habitant, en vivres et fourrage. L’Imperator pouvait observer les incendies des citadelles et des bourgades qu’il avait l’intention de traverser et il pouvait ainsi se rendre compte que la révolte contre sa présence s’était bel et bien généralisée.
Face à l’oppidum d’Alésia, César comprend que cette place forte ne peut pas être prise « autrement que par un siège », comme il le dit dans ses Commentaires de la Guerre des Gaules, car le contournement est impossible et l’ordre de faire demi-tour impensable à annoncer à des légions déjà démoralisées. Les Gaulois sont bien là, il le sait depuis la surprise de la première attaque de cavalerie dans la plaine de Crotenay ( à 15 km d’Alésia ), attaque qu’il retourna cependant à son avantage grâce aux cavaliers germains qu’il avait fait requérir en toute hâte. Il entame alors l’édification d’un système de fortifications et de valorisation des obstacles du terrain pour encager les Gaulois et les affamer sur leur plateau. Ce sera la « contrevallation », enceinte majeure qui enserre au plus près l’oppidum, sur 16 km, dans les secteurs sans falaise. César est passé maître dans cet exercice de fortifications de siège.
De son côté, Vercingétorix a rassemblé du bétail, engrangé un mois de céréales pour les combattants et de foin pour les chevaux, au cas où les prairies seraient rapidement rasées par ceux-ci. C’est bien la preuve qu’il ne s’est pas laissé enfermer mais avait prémédité la bataille à cet endroit qui est la capitale religieuse de toute la Celtique. Quel symbole s’il l’emporte ! D’autant qu’il a l’avantage numérique avec ses 80.000 hommes face aux 72.000 légionnaires de César.
Pendant que les romains s’affairent à édifier la contrevallation, le chef Arverne tente une sortie avec ses cavaliers qu’il a rassemblés sur un grand terre-plein à l’abri d’une « maceria » de protection. Mais ce sont à nouveau les cavaliers germains qui vont semer la panique dans les rangs gaulois, lesquels refluent en désordre vers le camp. Dès lors, Vercingétorix décide de se séparer de ses propres cavaliers ( autant de bouches en moins à nourrir ) et leur donne comme mission de lever dans chaque tribu, en Gaule, un contingent de guerriers qui constitueront « l’armée de secours ». Pris dans un étau entre celle-ci et les assiégés, le Proconsul devra bien céder.
Lorsqu’il apprend ( vraisemblablement par des prisonniers ) qu’une armée de secours est en préparation dans son dos, César ordonne l’érection d’une seconde enceinte, de 20 km, à l’arrière de ses propres troupes pour se protéger contre la venue de ces renforts. Ce sera la « circonvallation », elle aussi renforcée de fossés, « d’agger » de terre et de pièges sous forme de trous coniques camouflés par des branchages et contenant des branches acérées ou des pieux épointés.
De toute la Gaule, ou presque, convergent en Septembre 52, les renforts attendus par Vercingétorix dont le total, selon César, atteindra 254.000 hommes et 8.000 cavaliers. Une telle masse ne se rassemble pas facilement ni rapidement et les jours passèrent sur l’oppidum sans qu’on ne les visse poindre à l’horizon. Les vivres s’amenuisant dangereusement, le retard de cette armée de secours devenait critique car, de son côté, César renforçait ses fortifications et les étendait en profondeur. Lorsqu’enfin les renforts arrivèrent, sous les clameurs, des attaques gauloises furent lancées de tous côtés, notamment par Vercassivellaun, cousin arverne de Vercingétorix, qui investit la moitié du camp nord romain mais le franchissement des fortifications consomme beaucoup d’hommes et d’énergie.
Les attaques dans la plaine étant infructueuses, Vercingétorix décide de faire la jonction avec son cousin en escaladant les abrupts qui dominent le camp nord.
A suivre ci-dessous :
Publié par Papyves à 10:44:24 dans Grands Chefs | Commentaires (0) | Permaliens
Suite ....
Cependant, depuis son poste d’observation, César rappelle ses légions de flanc et au sud de l’oppidum pour les engager aux points qu’il sent défaillants. Puis il se porte lui-même, tout drapé de rouge, au devant de la bataille, galvanisant ses légionnaires harassés, ordonnant à Labienus et à ses cavaliers un mouvement de contournement pour prendre les gaulois à revers.
L’arrivée de ces cavaliers et de cohortes neuves dans le dos des gaulois déjà épuisés entraîne alors un sauve-qui-peut que ne manquent pas d’observer les combattants restés sur les hauteurs de la citadelle. On croit que l’armée de secours va s’élancer, vu sa supériorité numérique mais elle ne bouge pas, pire elle s’enfuit sans combattre, sans doute gangrénée par les chefs Eduens jaloux du prestige de Vercingétorix. Le repli des forces au contact est alors ordonné par Vercingétorix qui ne peut que constater l’échec de ses attaques successives. Le formidable complexe fortifié par César et la passivité de l’armée de secours ont eu raison de la détermination des gaulois assiégés.
Caius Julius César l’a échappé belle, son triomphe n’en sera que plus grand lorsqu’il exposera le fier chef Gaulois derrière un char dans les rues de Rome avant de le faire étrangler dans sa cellule en 46 avant JC.
Vercingétorix n’est donc pas ce petit chef imbécile et prétentieux qui s’est laissé enfermer sur le monticule dérisoire qu’est le Mont Auxois mais plutôt un grand stratège dont la tactique de harcèlement et d’embuscades systématiques contre les légions romaines en mouvement avait conduit le grand César à organiser la retraite de ses troupes en empruntant le seul itinéraire laissé libre par le Gaulois sur la route de Genève, itinéraire menant au cul-de-sac devant Alésia.
Il est regrettable de constater que les plus grands noms de l’archéologie française continuent à soutenir mordicus une thèse indéfendable. Rien, mais absolument rien, à Alise Sainte Reine ne corrobore les écrits de César, confirmés par ceux de Plutarque, Florus, Don Cassius, Diodore de Sicile, etc .
Certes, on peut y trouver des vestiges gallo-romains ( mais où n’en trouve-t-on pas ? ) mais rien datant de 52 avant JC. Le Mont Auxois ( qui n’est pas en Séquanie, dommage ) n’est pas un obstacle militaire et César eut pu le contourner aisément. Il est trop exiguë pour contenir les 80.000 combattants, les 10.000 cavaliers et les milliers d’habitants de la cité ( Urbs ) avec leurs propres troupeaux. Du reste, ni les fossés et les murets, ni les monts et les vallées ne sont positionnées au bon endroit, c’est à dire au pied ou au pouce près, comme a eu soin de le préciser César dans le « De Bello Gallico » .
En revanche, tout mais absolument tout, concorde sur le plateau oppidum jurassien de Chaux des Crotenay, à la fois les surfaces, les distances, les hauteurs, les vestiges militaires et religieux.
Rendons grâce à l’inventeur du site, le Professeur André Berthier et dénonçons l’imposture perpétrée à Alise depuis Napoléon III ( comme le fait si bien Danièle Porte dans son livre chez Carnot ).
Voir, à ce sujet, le site Alésia ci-contre dans mes favoris.
Publié par Papyves à 10:33:41 dans Grands Chefs | Commentaires (1) | Permaliens
Le 30 Septembre, au retour de Munich, chacun est satisfait de l’accord commun obtenu dans la nuit car la paix a été sauvegardée. En cette fin Septembre 1938, la guerre semble, en effet, imminente avec l’Allemagne nazie dont les ambitions et les revendications territoriales croissent de façon inquiétante malgré les discours apaisants du Führer envers l’extérieur. Les Européens se sont déjà inclinés devant la réoccupation de la Rhénanie en Mars 1936, alors que les Traités de Versailles et Saint-Germain en Laye la voulaient démilitarisée. Ils ont observé sans mot dire « l’Anschluss » de l’Autriche en Mars 1938 puisque cette annexion serait « la dernière » selon le vœu d’Hitler lui-même.
Mais voici que le dictateur, qui veut sa revanche sur le « Diktat » infâmant imposé à l’Allemagne en 1919, revendique maintenant les zones frontalières de la Tchécoslovaquie, nommées les « Sudètes » où les 3,2 millions d’allemands sont majoritaires par rapport aux autres populations slovaque, tchèque, hongroise, polonaise, ruthène, juive ou rom.
Jusqu’où ira-t-il ? Le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, multiplie les gestes d’apaisement et lui rend visite par deux fois ( avec comme arrière pensée de préserver, par un accord secret, les intérêts anglais ). Hitler fait monter la tension et invoquant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, menace d’envahir ces territoires au plus tard le 1er Octobre 1938, lorsque Mussolini, le Duce italien, propose une conférence de la dernière chance. Français, Britanniques et Italiens se retrouvent alors à Munich, le 29 Septembre, mais pas les Tchécoslovaques ni les Russes qui les soutiennent.
Visiblement impressionnés par un Führer nerveux et impatient, le Français Daladier et l’Anglais Chamberlain, pourtant alliés et garants de la Tchécoslovaquie, finissent par accepter un compromis présenté par Mussolini, dans lequel le gouvernement de Prague est sommé d’évacuer les Sudètes dans les 10 jours pour laisser la place à une occupation progressive des troupes allemandes.
A Londres et à Paris, les journaux titrent naïvement « la paix est sauvée » et Edouard Daladier tout comme Chamberlain sont accueillis en héros à leur descente d’avion. En fait, les chancelleries occidentales pensaient secrètement que cet accord allait pousser Hitler à la guerre … contre l’Union Soviétique.
Cependant, ces accords ne valent rien pour Hitler qui annexe les Sudètes par la force dès le lendemain. Hongrois et Polonais s’estiment autorisés à s’emparer eux aussi d’un morceau de la Tchécoslovaquie qui est ainsi démantelée. Le Président tchèque Benes démissionne le 05 Octobre.
Moins d’un an plus tard, la Pologne est envahie par un Hitler convaincu que personne n’osera plus s’opposer à ses visées expansionnistes. C’est le début de la seconde guerre mondiale.
Les accords de Munich deviendront, par la suite, le symbole de la faiblesse et de la démission des démocraties européennes face à la montée des fascismes. C’est Winston Churchill qui aura le mieux résumé cette lâcheté :
« You were given the choice between dishonour and war. You chose dishonour and you will have war”
Publié par Papyves à 14:20:03 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
En cette fin d’été, quelques baigneurs sont encore présents dans les bassins du Trocadéro à Paris. Qui se souvient que ce bâtiment, miroir de la Tour Eiffel, évoque aussi une bataille militaire qui se déroula dans le Sud de l’Espagne pour sauver le trône d’un roi Bourbon ?
Après les excès révolutionnaires et la disgrâce de Louis XVI, les monarques européens, pensant pouvoir rétablir la monarchie en France, vont pousser à une série de guerres entre la France et le reste de l’Europe. De leur côté, les révolutionnaires songent à conforter leur République face aux ennemis de l’extérieur et vont maladroitement pousser, après les succès inattendus de Valmy et de Jemmapes en 1792, à l’acquisition des « frontières naturelles », Rhin, Alpes et Pyrénées.
Un petit tacticien corse de génie mais trop gourmand en tirera les meilleurs marrons du feu jusqu’au coup d’arrêt de Waterloo en 1815.
En Espagne, la première guerre d’indépendance, achevée en 1814, voit les espagnols repousser les troupes françaises que Napoléon avait installées pour s’opposer au Portugal et la restauration du roi Ferdinand VII, prince des Asturies. Mais celui-ci, autoritaire et borné, ne peut éviter un soulèvement populaire malgré l’instauration d’une Constitution libérale acceptée du bout de la plume.
Craignant que ces libéraux ne lui confisquent son pouvoir à l’Assemblée des Cortès, Ferdinand fait appel à la « Sainte-Alliance », véritable cartel des vieilles royautés pour se maintenir en place malgré les idées révolutionnaires qui diffusent en Europe.
En 1823, ayant vent de cet appel, l’ambassadeur de France à Londres, le poète François-René de Chateaubriand, obtient l’aval des autres souverains ( russe, anglais, autrichien et prussien ) de l’alliance pour l’envoi d’une expédition chargée de donner une leçon aux libéraux espagnols. Il convainc aussi Louis XVIII que cela permettrait, outre le fait de maintenir un Bourbon sur le trône à Madrid, de redorer le blason de la gloire militaire française, passablement ternie lors de la campagne de Russie.
C’est le duc d’Angoulême, neveu du roi et fils de Charles X, qui est placé à la tête du corps expéditionnaire, lequel doit traverser toute la péninsule ibérique, avec 20.000 chevaux et 96 pièces d’artillerie, à la poursuite de la famille royale car l’Assemblée des Cortès, effrayée par les premiers succès français, a transféré celle-ci, de force, à Cadix en Andalousie.
Le port de Cadix est défendu par plusieurs forts dont le fort du Trocadéro, au bout de la presqu’île. Les soldats français, menés notamment par les généraux Guilleminot, Oudinot et Molitor, attendent la marée basse et l’investissent, côté mer, grâce à un assaut à la baïonnette qui surprend les Espagnols. Les canons du fort sont retournés contre la ville qui capitule le lendemain. Ce petit fait d’armes du 31 Août 1823 aura un grand retentissement, vanté par le vicomte de Chateaubriand lui-même dans ses « mémoires d’outre-tombe ». Pendant que le duc d’Angoulême est acclamé à Paris, le despote Ferdinand, qui était déjà arrivé au pouvoir par un quasi coup d’état contre son père Charles IV, retrouve son trône, ne se prive pas de lancer une brutale répression-inquisition et d’abolir la constitution de 1812 qu’il avait rétablie à contrecœur.
La prise du Trocadéro aura ainsi permis le retour de la terreur orchestrée par un souverain qui n’a pas compris que les temps avaient changé et que la révolution française avait initié un nouvel ordre du monde.
Plus clairvoyant mais très indécis et flegmatique, Louis XVIII en France, tentera d’accommoder les principes républicains et la monarchie, sans plus de succès. Plutôt que d’affronter les évènements de face, c’est par la fuite et le refuge auprès des cours voisines que les souverains français auront donc tenté, comme à Varennes ( Louis XVI ) ou à Gand ( Louis XVIII ), de trouver des appuis de légitimité. Peine perdue, l’Histoire avance inexorablement et foule le manteau de ceux qui ne savent préserver les intérêts de leur peuple.
Publié par Papyves à 09:07:57 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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