C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
C’est le 11 Janvier 1907 que nait à Paris Pierre Isaac Isidore Mendès France, brillant
homme politique français. Titulaire du Bac à 15 ans, sorti 4ème de Sciences-Po à 18
ans, c’est le plus jeune avocat français, 20 ans, qui va militer pour les valeurs républicaines
et contre l’extrême droite. Inscrit au Parti Radical à 16 ans, il critique déjà les orientations de Edouard
Herriot et soutient Daladier et le Front Populaire. Plus jeune député français à 25 ans, il devient maire
de Louviers, en 1935, à 28 ans. Il sera le seul député de gauche à voter contre la participation française aux
Jeux Olympiques organisés par les Nazis à Berlin en 1936.
Sous-secrétaire d’Etat au Trésor sous Léon Blum en 1938, il est mobilisé, comme lieutenant de réserve,
en 1939 et passe un brevet d’observateur pilote pour pouvoir se battre. Après la débâcle de 1940, il
embarque sur le « Massalia » avec 26 parlementaires opposés à l’armistice pour continuer la lutte depuis
l’Empire colonial en Afrique du Nord mais il est arrêté au Maroc, accusé de désertion et jugé par
une parodie de tribunal acquis à la cause de Vichy ( Mendès est juif ), condamné à 6 ans de prison et
à la destitution. Incarcéré, il écrit à Pétain et s’échappe de l’hôpital militaire en 1941. Il veut prouver
son patriotisme et défendre son honneur. Ayant rejoint Londres et les Forces françaises libres, il
participe aux combats aériens.
Nommé par de Gaulle en 1943 Commissaire aux finances, il se heurte à son ministre de tutelle, René
Pleven, trop timoré et démissionne en 1945. Il sera alors nommé au FMI après avoir participé à sa
création ( Bretton Woods, 1944 ) et se rangera aux côtés de l’anglais Keynes pour ménager les petits pays.
En vain face au géant américain.
En Octobre 1950, après le revers de Cao Bang, le député de l’Eure lance un violent réquisitoire à la tribune contre
la guerre d’Indochine. « Il faut soit trois fois plus d’effectifs pour réaliser nos objectifs, soit un accord politique
immédiat ». Il ne sera, hélas, pas écouté. En Juin 1954, après la défaite de Dien Bien Phu, il est investi Président du
Conseil ( Premier Ministre ) pour faire la paix en Indo. Il mène alors les négociations à leur terme à Genève
puis nomme une équipe jeune et technique dont Chaban-Delmas et Mitterrand. Mais, sitôt l’Indochine achevée, ce
sont les comptoirs de l’Inde et les pays du Maghreb, où la France est présente sous forme de colonies et de
protectorats, qui s’agitent. Habile négociateur, Mendès rencontre le Bey tunisien, le Néo-Destour et les militaires
et offre l’indépendance à la Tunisie en 1956 ( discours de Carthage ).
Suivant son exemple, cette même politique de négociation sera poursuivie au Maroc.
En revanche, PMF comme on le nomme familièrement, a une autre conception de l’Algérie car « l’Algérie, c’est
la France » et il approuve les réactions fermes qui suivent les 70 attentats meurtriers du FLN faisant
des dizaines de victimes civiles, dès la « Toussaint rouge » du 1er Novembre 1954. Après le coup d’Etat avorté
des 4 généraux d’Alger, le 13 Mai 1961, Mendès salue l’action du général de Gaulle. « La guerre civile a été évitée »
dit-il. Mais, après les accords d’Evian, il va s’opposer à lui sur la question de l’élection du Président
au suffrage universel qu’il estime anticonstitutionnelle.
C’est alors qu’il se tourne vers un opposant au général de Gaulle et va soutenir la candidature de François
Mitterrand en 1965, y compris après l’échec de celui-ci, puis celle de Gaston Defferre mais les Communistes ne
lui pardonnent toujours pas.
Après 1972, malade, il prend ses distances avec la politique, tout en gardant un œil sur la paix au Moyen-Orient.
Ce grand républicain, patriote ( Croix de guerre 39-45, Médaille de la Résistance ), droit et intègre, fin négociateur qui
savait expliquer les choix politiques aux Français dans ses « causeries » à la radio ( il est l’auteur de plusieurs
ouvrages politiques ), s’éteint à Paris en Octobre 1982, après la victoire de la Gauche. Ses cendres seront dispersées dans
sa propriété de Louviers.
Son aura et son ascendant lui survivent.
Publié par Papyves à 12:44:59 dans Grands Chefs | Commentaires (1) | Permaliens
Pour s’assurer l’accès aux matières premières qui leur manquaient, les Japonais ont mené, fin XIXème et début du XXème siècles, une
politique d’expansion qui leur a permis de mettre la main sur Formose, la Corée, le sud de Sakhaline disputée avec les Russes et enfin les possessions allemandes après la première guerre mondiale. Ce qui contraria fort les occidentaux, Français d’Indochine et Américains notamment qui s’étendaient, eux, sur l’ensemble du Pacifique.
En 1940, l’Empire japonais de Hiro-Hito ( localement Shôwa )rejoint les forces de l’Axe ( Berlin, Rome, Tokyo ) et louche à nouveau sur les ports chinois que les Etats-Unis soutiennent par un prêt-bail dès 1941 et par un embargo anti-japonais. Le ressentiment contre les Américains grandit alors aussi vite que les dépenses d’armement au Japon, lequel se convainc qu’il faut frapper un grand coup.
Pearl Harbor est une vaste crique au sud de Oahu, l’une des îles volcaniques Hawaï, territoire américain donc au milieu de l’océan pacifique où se concentre à l’abri, pendant la WW2, une flotte de guerre US importante ( ne manquent que les porte-avions ). Ce sera la cible de la marine et de l’aviation japonaises qui préparent, en grand secret, aux ordres de l’amiral Yamamoto, une attaque brutale foudroyante.
Les Japonais connaissaient l’implantation des navires américains dans la rade car leurs espions avaient l’habitude de transmettre les mouvements de ceux-ci par des codes lumineux vers un sous-marin croisant au large. Les bâtiments de guerre étaient amarrés deux par deux pour réduire la surface à défendre contre des actes terroristes.
Le dimanche 07 décembre 1941, une armada silencieuse japonaise s’est avancée par le Nord-Ouest depuis les îles Kouriles, jusqu’à 200 miles ( 370 km ) de Pearl Harbor. A 06 h 00, au cri de « Tora, tora, tora » (Tigre ), l’amiral Nagumo fait décoller sa première vague de 183 avions, bombardiers, torpilleurs et chasseurs. Puis, à 07 h 15, il envoie la deuxième vague forte de 167 appareils. Les premières bombes nippones sont larguées par les bombardiers en piqué à 07 h 53, sur les 94 navires de guerre en rade. C’est la surprise totale dans cette garnison tranquille. L’officier de quart s’époumone à la radio « Air raid on Pearl Harbor. This is not a drill », « ceci n’est pas un exercice ». Les bateaux touchés contaminent par le feu leur jumeau amarré sur leur flanc, les avions imbriqués sur le tarmac ne peuvent décoller au milieu des explosions et sont détruits mais des actes héroïques permettent aux canons anti-aériens de riposter avec succès.
La deuxième vague, passant au-dessus d’Honolulu, acheva les bombardements vers 09 h 45 car Nagumo annula la troisième attaque prévue, estimant que l’effet de surprise était perdu. Les pertes sont à la hauteur de la surprise stratégique : 2.400 morts et près de 1.200 blessés côté américain pour seulement 64 morts, un sous-marinier capturé et 29 avions abattus sur 350 engagés, côté nippon.
Pourtant, des renseignements de plus en plus alarmistes avaient été reçus par l’amirauté à Washington mais on s’était persuadé que les Philippines ou l’Indonésie pourraient en être le but, pas un Etat américain. Le dernier message d’alerte décodé sera d’ailleurs envoyé d’abord au Panama, puis aux Philippines et enfin, mais à 08 h 00 seulement, à Pearl Harbor. Le rusé président Roosevelt aurait-il laissé sciemment se développer une attaque contre un territoire et des forces américaines pour retourner une opinion américaine peu encline à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne ? De fait, sitôt connue cette attaque, ressentie comme un électrochoc outre-Atlantique, c’est Hitler qui va déclarer le premier la guerre aux Etats-Unis. « Ma responsabilité est dégagée » dira Roosevelt qui pourra, dès lors, lancer en toute bonne conscience la formidable machine économique américaine dans le conflit, avec le résultat positif que l’on sait.
Publié par Papyves à 12:40:46 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
La première guerre mondiale ( qui ne fut pas hélas
la « der des der » ) laissa sur le terrain européen environ 20
millions de morts dont la moitié de civils. Les Alliés de 1919
voulurent faire payer au vaincu, l’Allemagne, le prix fort
de cette dramatique hécatombe. Le traité de Versailles sera
ainsi injustement dur et contraignant envers des Allemands qui
en garderont un vif ressentiment, en grande partie à
l’origine de la montée du Nazisme et d’un IIIème
Reich belliqueux quelques années plus tard.
C’est ainsi que le 10 Mai 1940, Hitler lance ses armées
reconstituées sur les Pays-Bas, la Belgique et la France.
Le 20, ayant contourné la ligne Maginot, les panzers
percent à Sedan. Le 24, ils sont à Boulogne et Calais. Les
Anglais qui s’étaient déployés en Belgique, craignant d’être pris
en tenaille, ont le temps de réembarquer avant la
reprise de l’offensive allemande momentanément arrêtée
par Hitler lui-même.
Fin Juin 1940, les troupes anglaises sont intactes, la
moitié de la France est occupée mais le gouvernement
anglais craint que la très belle marine française ne
tombe aux mains de l’envahisseur.
Début Juillet 1940, Winston Churchill ordonne
donc à la Royal Navy d’attaquer une escadre de la flotte
française, dans la rade de Mers el-Kébir près d’Oran,
faisant près de 1.300 morts chez les marins français.
En France libre où il s’est replié, le régime
de Vichy ( et le maréchal Pétain le premier ) croit
encore pouvoir négocier avec les dirigeants nazis et collabore
avec eux en pensant sauver la paix.
Outre Manche, on choisit la résistance et la reconquête
en préparant une série de débarquements sur les nombreuses
côtes françaises.
Le 08 Novembre 1942, les troupes anglo-américaines débarquent
en Afrique du Nord, sous influence française. C’est l’opération
Torch commandée par le général Dwight Eisenhower. Malgré une
résistance inattendue de troupes aux ordres de l’amiral Darlan,
l’occupation alliée en Afrique du Nord réussit. Dans les
sables, la résistance héroïque des Français de Pierre Koenig
à Bir-Hakeim offre le temps aux Anglais de Alexander
et Montgomery de stopper l’avance des blindés de Rommel
dans l’oasis d’El-Alamein près d’Alexandrie. Les Allemands et leurs
alliés Italiens devront quitter l’Afrique du Nord.
Ce qui n’est franchement pas du goût de Hitler qui réagit, le
11 Novembre 1942, en lançant l’opération Attila consistant à franchir
la ligne de démarcation et occuper la zone libre, au Sud de
la Loire, en complète violation des accords d’armistice de Juin 1940.
A nouveau, la flotte française rassemblée à Toulon, est
menacée par la Wehrmacht. Pour échapper aux Allemands, sans
pour autant tomber entre les mains de la « perfide Albion », les
marins français acceptent l’ordre de l’amiral Jean de Laborde
du 27 Novembre et sabordent leurs navires.
Il faudra encore deux autres débarquements, l’un
en Juin 1944 sur les plages de Normandie et l’autre en Août 1944
en Provence, pour que le territoire de la France soit enfin libéré. Ces
exemples d’engagement de troupes fraiches depuis l’extérieur du théâtre
principal montrent que la victoire, dans un conflit majeur,
ne s’obtient qu’en coalition. Lesquelles coalitions ne sont pas
toujours exemptes d’arrières pensées.
Publié par Papyves à 16:02:38 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
A la suite d’une série d’attentats
terroristes palestiniens, et malgré la présence
de la FINUL depuis 1978, les blindés du général
israélien Ariel Sharon envahissent une nouvelle
fois le Liban en Juin 1982.
Les milliers de palestiniens réfugiés dans
Beyrouth sont piégés par cette opération
de guerre dite « Paix en Galilée ». L’artillerie
et l’aviation israéliennes bombardent la capitale,
pendant qu’un blocus est organisé et que l’on
craint un carnage.
Pour évacuer les fedayin de Yasser
Arafat ( ce que permettra l’opération Epaulard
des Français ), le gouvernement libanais de Gemayel demande
à l’ONU le déploiement d’une force
multinationale d’interposition ( FMI ) bientôt remplacée,
après les massacres de Sabra et Chatila,
par la FMSB, Force multinationale de
sécurité à Beyrouth.
La France contribue à cette force,
à hauteur de 2.000 hommes, par
le biais de l’opération Diodon. Le
Groupement Aéroporté qui arrive à Beyrouth
en Septembre 1983 est composé de
plusieurs régiments parachutistes dont un régiment
de marche. La 3ème Compagnie du capitaine Jacky
Thomas, 1er RCP, s’installe dans le
bâtiment nommé Irma, haut de 8
étages et propice à l’observation du
Sud de la ville. Il le rebaptise « Drakkar ».
Mais de nombreuses attaques contre des patrouilles ou des
groupes de véhicules vont émailler les
journées des paras : A 06 heures, en
ce dimanche 23 Octobre 1983, une violente
explosion détruit le bâtiment qui abrite,
près de l’aéroport de Beyrouth, le
quartier-général américain. Un camion bourré d’explosifs
se serait engouffré dans les sous-sols
de l’immeuble, faisant 241 victimes parmi les Marines.
Vingt minutes plus tard, c’est à dire quasiment simultanément, une
autre explosion assourdissante fait trembler l’immeuble Drakkar,
où se trouvent 73 soldats français, qui s’effondre sur
lui-même aussitôt, les strates de béton
ensevelissant 58 parachutistes, en majorité appelés volontaires
du 1er RCP de Pau et faisant 15 blessés. En France,
le traumatisme est énorme pour les militaires. Par analogie
avec l’attentat américain revendiqué par le
Jihad islamique, on parle officiellement de
camion piégé, entré en force malgré
les tirs des sentinelles, bien qu’aucun soldat de garde
ne confirme cette version et qu’on ne retrouve aucune
trace du camion dans les décombres.
Veut-on cacher que la dépollution du bâtiment par le
Génie français, après son occupation par les services secrets
syriens depuis 1982, connus pour piéger leurs locaux lors
de leur départ, a été incomplète et que des
explosifs subsistaient dans les entrailles du Drakkar ? Alors qu’en
haut lieu, on voit la main de l’Iran et du Hezbollah, cet
attentat serait-il imputable à la Syrie qui n’a jamais
accepté son éviction du Liban ?
Annoncé à l’avance par le Président Mitterrand, un raid
de représailles par des avions Super-étendard sur une caserne
chiite à Baalbek ne surprendra qu’un berger égaré. A
la tragédie s’ajoute la honte d’un fiasco.
Le malaise renait, 25 ans plus tard, lorsque le
président Sarkozy invite le président syrien Bachar el Assad
à assister au défilé du 14 Juillet 2008, surtout
lorsque l’on sait que l’une des sections du 1er RCP qui
doit défiler devant lui portera le nom du Lieutenant
Antoine de la Bâtie, victime du Drakkar. La Syrie,
en effet, était déjà à l’origine de l’assassinat de
l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare en 1981.
Mais, côté Hezbollah, le terroriste Imad Mougnieh, mort en
Février 2008, ne faisait pas mystère de ses innombrables
attentats contre les amis des Juifs et ses enlèvements
dont Michel Seurat, otage mort en captivité. Qui croire ?
Cet exemple montre que la politique est compliquée : doit-on
pardonner les erreurs passées des dirigeants étrangers ? Avait-on raison
d’accepter toutes les excentricités de Kadhafi en visite à
Paris en Décembre 2007 ? Avait-on raison d’accepter,
le 12 Septembre 2011, la poignée de main sur
le perron de l’Elysée du Président rwandais Paul Kagamé,
soupçonné de génocide ?
Les 241 Marines, les 58 parachutistes du Drakkar et
les 75 soldats français tombés en Afghanistan depuis 2001
auraient aimé savoir s’ils sont morts pour une cause juste.
Publié par Papyves à 09:16:53 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Cyrus II le Grand, roi des Perses et des Mèdes ( qui donneront leur nom aux guerres médiques ), s’empare de la prestigieuse Babylone de Nabuchodonosor ( au cœur de l’Irak actuel ) en 539 avant JC. Puis il écrase la cavalerie lydienne ( Turquie actuelle ) de Crésus et débouche à l’Ouest sur la mer Egée.
Devenu « Roi des Rois », respectueux des croyances des peuples qu’il a soumis jusqu’à la mer d’Aral, il suscite cependant des jalousies et donc des révoltes. Son successeur Darius 1er, limite son appétit de domination aux îles grecques de la mer Egée. Naxos tombe en - 490 puis Délos et enfin Eubée, la plus grande île à l’Est d’Athènes dont le port de Carystos est pillé, avant que ne brûle Erétrie. La domination perse sur la mer Egée est complète mais grisés par leurs succès, les marins perses et mèdes poussent une flotte à l’Ouest vers le port athénien de Phalère et ils débarquent, en même temps, dans la plaine de Marathon, à 40 kilomètres à l’Est de la capitale grecque.
Cette fois, la menace est réelle et les Athéniens tentent de constituer une coalition pour repousser les envahisseurs, en envoyant des messagers, notamment vers Sparte. Seule la ville de Platées, au Sud de Thèbes, envoie des troupes mais cela suffit pour former un bloc en face des Perses, trois fois supérieurs en nombre. Les Spartiates arriveront après la bataille qui fut courte.
Forts de leur supériorité numérique, les Perses attaquent le centre du dispositif athénien qu’ils bousculent et enfoncent. Mais les Grecs, commandés par Miltiadès et soudés en phalanges « d’hoplites » lourdement armés, réagissent en effectuant une charge enveloppante simultanée par les deux ailes qui leur permet de se retrouver derrière le dispositif central des Perses. Ceux-ci, décontenancés, rompent le combat et refluent vers le rivage où sont amarrés leurs navires.
Au total, selon Hérodote, 6.400 Perses sont tués ou noyés, 7 navires sont détruits pendant que moins de 200 hoplites athéniens seulement périront.
Pourtant la bataille n’est pas finie car les navires perses qui contournent le cap Sounion, s’approchent du port de Phalère ( aujourd’hui Pirée ), de l’autre côté de la montagne de Pentélique. Miltiadès impose alors à ses soldats vainqueurs une marche forcée de 7 ou 8 heures pour devancer la flotte de Datis. Effectivement, ils arrivent une bonne heure avant les navires perses et se mettent en lignes de défense. Ce qui impressionne les Perses, lesquels renoncent à l’affrontement. Athènes est sauvée.
Juste après la bataille de Marathon, ce 13 Septembre - 490, Miltiadès aurait, selon la tradition, envoyé un jeune messager porter la nouvelle de la victoire aux habitants d’Athènes. Exténué, Philippidès s’écroulera devant l’Agora, aux pieds de l’Acropole, en ayant juste le temps de prononcer le mot « Nenikamen », nous avons gagné !
Une autre version de la légende dit que c’est Heuclès qui est mort d’épuisement au bout de ces 43 kilomètres et que Philippidès avait été envoyé vers Sparte, soit 240 kilomètres à l’intérieur du Péloponnèse, pour rallier les Spartiates à la coalition. Il aurait fait l’aller-retour et aurait pris part aux combats dans la plaine de Marathon.
Quel est l’exploit qui est fêté lors de nos jeux olympiques modernes, entre la course à mort jusqu’à l’Acropole, l’aller-retour jusqu’à Sparte ou la marche forcée des hoplites jusqu’au port ? Qu’importe, puisque l’important est que l’affrontement musclé et sanglant qui a réellement eu lieu dans l’Antiquité à Marathon soit rejoué, de nos jours, sous la forme d’une compétition fraternelle entre les coureurs de diverses nations rivales mais pas ennemies.
Publié par Papyves à 09:09:38 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
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