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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Mendès France, grand patriote. | 11 janvier 2012

C’est  le  11  Janvier 1907 que  nait  à Paris  Pierre  Isaac Isidore  Mendès  France,  brillant 
homme  politique  français. Titulaire  du  Bac à  15  ans, sorti  4ème  de Sciences-Po  à  18 
ans,  c’est  le  plus  jeune avocat  français,  20  ans,  qui va  militer  pour les  valeurs  républicaines 
et  contre  l’extrême droite.  Inscrit  au Parti  Radical  à 16  ans,  il critique  déjà  les orientations  de  Edouard 
Herriot  et  soutient Daladier  et  le Front  Populaire.  Plus jeune  député  français à  25  ans, il  devient  maire 
de  Louviers,  en 1935,  à  28 ans.  Il  sera le  seul  député de  gauche  à voter  contre  la participation  française  aux 
Jeux  Olympiques  organisés par  les  Nazis à  Berlin  en 1936.

Sous-secrétaire d’Etat  au  Trésor sous  Léon  Blum en  1938,  il est  mobilisé,  comme lieutenant  de  réserve, 
en  1939  et passe  un  brevet d’observateur  pilote  pour pouvoir  se  battre. Après  la  débâcle de  1940,  il 
embarque  sur  le « Massalia »  avec  26 parlementaires  opposés  à l’armistice  pour  continuer la  lutte  depuis 
l’Empire  colonial  en Afrique  du  Nord mais  il  est arrêté  au  Maroc, accusé  de  désertion et  jugé  par 
une  parodie  de tribunal  acquis  à  la  cause de  Vichy  ( Mendès est  juif ),  condamné à  6  ans de  prison  et 
à  la  destitution. Incarcéré,  il  écrit à  Pétain  et s’échappe  de  l’hôpital militaire  en  1941. Il  veut  prouver 
son  patriotisme  et défendre  son  honneur. Ayant  rejoint  Londres et  les  Forces françaises  libres,  il 
participe  aux  combats aériens.

Nommé  par  de Gaulle  en  1943 Commissaire  aux  finances, il  se  heurte à  son  ministre de  tutelle,  René 
Pleven,  trop  timoré et  démissionne  en 1945.  Il  sera alors  nommé  au FMI  après  avoir participé  à  sa 
création  ( Bretton  Woods, 1944 )  et  se rangera  aux  côtés de  l’anglais  Keynes pour  ménager  les petits  pays. 

En vain face au géant américain.

En  Octobre  1950, après  le  revers de  Cao  Bang, le  député  de l’Eure  lance  un violent  réquisitoire  à la  tribune  contre 
la  guerre  d’Indochine. « Il  faut  soit trois  fois  plus d’effectifs  pour  réaliser nos  objectifs,  soit un  accord  politique 
immédiat ».  Il  ne sera,  hélas,  pas écouté.  En  Juin 1954,  après  la  défaite  de  Dien  Bien Phu,  il  est investi  Président  du 
Conseil  ( Premier  Ministre ) pour  faire  la paix  en  Indo. Il  mène  alors les  négociations  à  leur  terme à  Genève 

puis nomme  une  équipe jeune  et  technique dont  Chaban-Delmas  et Mitterrand.  Mais,  sitôt l’Indochine  achevée,  ce 
sont  les  comptoirs de  l’Inde  et les  pays  du Maghreb,  où  la France  est  présente sous  forme  de colonies  et  de 
protectorats,  qui  s’agitent. Habile  négociateur,  Mendès rencontre  le  Bey tunisien,  le  Néo-Destour et  les  militaires 
et  offre  l’indépendance  à la  Tunisie  en 1956 ( discours  de  Carthage ). 
Suivant  son  exemple, cette  même  politique de  négociation  sera poursuivie  au  Maroc.

En  revanche,  PMF comme  on  le nomme  familièrement,  a  une  autre conception  de  l’Algérie car  « l’Algérie,  c’est 
la  France »  et il  approuve  les réactions  fermes  qui suivent  les  70  attentats  meurtriers du  FLN  faisant 
des  dizaines  de victimes  civiles,  dès la  « Toussaint  rouge » du  1er  Novembre 1954.  Après  le coup  d’Etat  avorté 
des  4  généraux d’Alger,  le  13 Mai  1961,  Mendès salue  l’action  du général  de  Gaulle. « La  guerre  civile a  été  évitée » 
dit-il.  Mais,  après les  accords  d’Evian, il  va  s’opposer à  lui  sur la  question  de l’élection  du  Président 
au  suffrage  universel qu’il  estime  anticonstitutionnelle.

C’est  alors  qu’il se  tourne  vers un  opposant  au général  de  Gaulle et  va  soutenir  la candidature  de  François 
Mitterrand  en  1965, y  compris  après l’échec  de  celui-ci, puis  celle  de Gaston  Defferre  mais les  Communistes  ne 
lui  pardonnent  toujours pas.

Après  1972,  malade, il  prend  ses distances  avec  la  politique,  tout en  gardant  un  œil  sur la  paix  au Moyen-Orient.

Ce  grand  républicain, patriote  ( Croix  de guerre  39-45,  Médaille de  la  Résistance ), droit  et  intègre, fin  négociateur  qui 
savait  expliquer  les choix  politiques  aux Français  dans  ses « causeries »  à  la radio  ( il  est l’auteur  de  plusieurs 
ouvrages  politiques ),  s’éteint à  Paris  en Octobre  1982,  après la  victoire  de  la Gauche.  Ses  cendres seront  dispersées  dans 
sa  propriété  de Louviers. 

Son  aura  et son  ascendant  lui survivent.

 

Publié par Papyves à 12:44:59 dans Grands Chefs | Commentaires (1) |

Pearl Harbor | 07 décembre 2011

Pour s’assurer l’accès aux matières premières qui leur manquaient, les Japonais ont mené, fin XIXème et début du XXème siècles, une
politique d’expansion qui leur a permis de mettre la main sur Formose, la Corée, le sud de Sakhaline disputée avec les Russes et enfin les possessions allemandes après la première guerre mondiale. Ce qui contraria fort les occidentaux, Français d’Indochine et Américains notamment qui s’étendaient, eux, sur l’ensemble du Pacifique.

En 1940, l’Empire japonais de Hiro-Hito ( localement Shôwa )rejoint les forces de l’Axe ( Berlin, Rome, Tokyo ) et louche à nouveau sur les ports chinois que les Etats-Unis soutiennent par un prêt-bail dès 1941 et par un embargo anti-japonais. Le ressentiment contre les Américains grandit alors aussi vite que les dépenses d’armement au Japon, lequel se convainc qu’il faut frapper un grand coup.

Pearl Harbor est une vaste crique au sud de Oahu, l’une des îles volcaniques Hawaï, territoire américain donc au milieu de l’océan pacifique où se concentre à l’abri, pendant la WW2, une flotte de guerre US importante ( ne manquent que les porte-avions ). Ce sera la cible de la marine et de l’aviation japonaises qui préparent, en grand secret, aux ordres de l’amiral Yamamoto, une attaque brutale foudroyante.

Les Japonais connaissaient l’implantation des navires américains dans la rade car leurs espions avaient l’habitude de transmettre les mouvements de ceux-ci par des codes lumineux vers un sous-marin croisant au large. Les bâtiments de guerre étaient amarrés deux par deux pour réduire la surface à défendre contre des actes terroristes.

Le dimanche 07 décembre 1941, une armada silencieuse japonaise s’est avancée par le Nord-Ouest depuis les îles Kouriles, jusqu’à 200 miles ( 370 km ) de Pearl Harbor. A 06 h 00, au cri de « Tora, tora, tora » (Tigre ), l’amiral Nagumo fait décoller sa première vague de 183 avions, bombardiers, torpilleurs et chasseurs. Puis, à 07 h 15, il envoie la deuxième vague forte de 167 appareils. Les premières bombes nippones sont larguées par les bombardiers en piqué à 07 h 53, sur les 94 navires de guerre en rade. C’est la surprise totale dans cette garnison tranquille. L’officier de quart s’époumone à la radio « Air raid on Pearl Harbor. This is not a drill », « ceci n’est pas un exercice ». Les bateaux touchés contaminent par le feu leur jumeau amarré sur leur flanc, les avions imbriqués sur le tarmac ne peuvent décoller au milieu des explosions et sont détruits  mais des actes héroïques permettent aux canons anti-aériens de riposter avec succès.

La deuxième vague, passant au-dessus d’Honolulu, acheva les bombardements vers 09 h 45 car Nagumo annula la troisième attaque prévue, estimant que l’effet de surprise était perdu. Les pertes sont à la hauteur de la surprise stratégique : 2.400 morts et près de 1.200 blessés côté américain pour seulement 64 morts, un sous-marinier capturé et 29 avions abattus sur 350 engagés, côté nippon.

Pourtant, des renseignements de plus en plus alarmistes avaient été reçus par l’amirauté à Washington mais on s’était persuadé que les Philippines ou l’Indonésie pourraient en être le but, pas un Etat américain. Le dernier message d’alerte décodé sera d’ailleurs envoyé d’abord au Panama, puis aux Philippines et enfin, mais à 08 h 00 seulement, à Pearl Harbor. Le rusé président Roosevelt aurait-il laissé sciemment se développer une attaque contre un territoire et des forces américaines pour retourner une opinion américaine peu encline à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Allemagne ?  De fait, sitôt connue cette attaque, ressentie comme un électrochoc outre-Atlantique, c’est Hitler qui va déclarer le premier la guerre aux Etats-Unis. «  Ma responsabilité est dégagée » dira Roosevelt qui pourra, dès lors, lancer en toute bonne conscience la formidable machine économique américaine dans le conflit, avec le résultat positif que l’on sait.

 

Publié par Papyves à 12:40:46 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Débarquement en Afrique du Nord | 08 novembre 2011

La  première  guerre mondiale  ( qui  ne fut  pas  hélas 
la  « der  des der » )  laissa  sur  le  terrain européen  environ  20 
millions  de  morts dont  la  moitié de  civils.  Les Alliés  de  1919 
voulurent  faire  payer au  vaincu,  l’Allemagne, le  prix  fort 
de  cette  dramatique hécatombe.  Le  traité de  Versailles  sera 
ainsi  injustement  dur et  contraignant  envers des  Allemands  qui 
en  garderont  un vif  ressentiment,  en grande  partie  à 
l’origine  de  la montée  du  Nazisme et  d’un  IIIème 
Reich  belliqueux  quelques années  plus  tard.

C’est  ainsi  que  le  10 Mai  1940,  Hitler lance  ses  armées 
reconstituées  sur  les Pays-Bas,  la  Belgique et  la  France. 
Le  20,  ayant contourné  la  ligne Maginot,  les  panzers 
percent  à  Sedan. Le  24,  ils sont  à  Boulogne et  Calais.  Les 
Anglais  qui  s’étaient déployés  en  Belgique, craignant  d’être  pris 
en  tenaille,  ont le  temps  de réembarquer  avant  la 
reprise  de  l’offensive allemande  momentanément  arrêtée 
par  Hitler  lui-même. 
Fin  Juin  1940, les  troupes  anglaises sont  intactes,  la 
moitié  de  la France  est  occupée mais  le  gouvernement 
anglais  craint  que la  très  belle marine  française  ne 
tombe  aux  mains de  l’envahisseur. 

Début  Juillet  1940, Winston  Churchill  ordonne 
donc  à  la  Royal  Navy d’attaquer  une  escadre de  la  flotte 
française,  dans  la rade  de  Mers el-Kébir  près  d’Oran, 
faisant  près  de 1.300  morts  chez les  marins  français.

En  France  libre où  il  s’est replié,  le  régime 
de  Vichy  ( et  le  maréchal Pétain  le  premier )  croit 
encore  pouvoir  négocier avec  les  dirigeants nazis  et  collabore 
avec  eux  en pensant  sauver  la paix.

Outre  Manche,  on choisit  la  résistance et  la  reconquête 
en  préparant  une série  de  débarquements sur  les  nombreuses 
côtes  françaises.

Le  08 Novembre  1942,  les troupes  anglo-américaines  débarquent 
en  Afrique  du Nord,  sous  influence française.  C’est  l’opération 
Torch  commandée  par le  général  Dwight Eisenhower.  Malgré  une 
résistance  inattendue  de troupes  aux  ordres de  l’amiral  Darlan, 
l’occupation  alliée  en Afrique  du  Nord réussit.  Dans  les 
sables,  la  résistance héroïque  des  Français de  Pierre  Koenig 
à  Bir-Hakeim  offre le  temps  aux Anglais  de  Alexander 
et  Montgomery  de stopper  l’avance  des blindés  de  Rommel 
dans  l’oasis  d’El-Alamein près  d’Alexandrie.  Les Allemands  et  leurs 
alliés  Italiens  devront quitter  l’Afrique  du Nord.

Ce  qui  n’est franchement  pas  du goût  de  Hitler qui  réagit,  le 
11  Novembre  1942, en  lançant  l’opération  Attila consistant  à  franchir 
la  ligne  de démarcation  et  occuper la  zone  libre, au  Sud  de 
la  Loire,  en complète  violation  des accords  d’armistice  de Juin  1940.

A  nouveau,  la flotte  française  rassemblée à  Toulon,  est 
menacée  par  la Wehrmacht.  Pour  échapper aux  Allemands,  sans 
pour  autant  tomber entre  les  mains de  la  « perfide  Albion »,  les 
marins  français  acceptent l’ordre  de  l’amiral Jean  de  Laborde 
du  27  Novembre et  sabordent  leurs  navires.

Il  faudra  encore deux  autres  débarquements,  l’un 
en  Juin  1944  sur  les plages  de  Normandie et  l’autre  en  Août  1944 
en  Provence,  pour que  le  territoire de  la  France  soit enfin  libéré.  Ces 
exemples  d’engagement  de troupes  fraiches  depuis l’extérieur  du  théâtre 
principal  montrent  que la  victoire,  dans un  conflit  majeur, 
ne  s’obtient  qu’en coalition.  Lesquelles  coalitions ne  sont  pas 
toujours  exemptes  d’arrières pensées. 

Publié par Papyves à 16:02:38 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Attentat du Drakkar | 23 octobre 2011

 A  la  suite  d’une  série  d’attentats 
terroristes  palestiniens,  et  malgré  la  présence 
de  la  FINUL  depuis  1978,  les blindés  du  général 
israélien  Ariel  Sharon  envahissent  une  nouvelle 
fois  le  Liban  en  Juin  1982. 
Les  milliers  de  palestiniens  réfugiés  dans 
Beyrouth  sont  piégés par  cette  opération 
de  guerre  dite  « Paix  en  Galilée ».  L’artillerie 
et  l’aviation  israéliennes  bombardent  la  capitale, 
pendant  qu’un  blocus  est  organisé  et  que  l’on 
craint  un  carnage.

Pour  évacuer  les  fedayin  de  Yasser 
Arafat  ( ce  que  permettra  l’opération  Epaulard 
des  Français ),  le  gouvernement  libanais  de  Gemayel  demande 
à  l’ONU  le  déploiement  d’une  force 
multinationale  d’interposition ( FMI )  bientôt  remplacée, 
après  les  massacres  de  Sabra  et  Chatila
par  la  FMSB,  Force  multinationale  de 
sécurité  à  Beyrouth. 

La  France  contribue à  cette  force, 
à  hauteur  de  2.000  hommes,  par 
le  biais  de l’opération  Diodon.  Le 
Groupement  Aéroporté  qui  arrive  à  Beyrouth 
en  Septembre  1983  est  composé  de 
plusieurs  régiments  parachutistes  dont  un  régiment 
de  marche.  La  3ème  Compagnie  du  capitaine  Jacky 
Thomas,  1er  RCP,  s’installe  dans  le 
bâtiment  nommé  Irma,  haut  de  8 
étages  et  propice  à  l’observation  du 
Sud  de  la  ville.  Il  le rebaptise  « Drakkar ».

Mais  de  nombreuses  attaques  contre  des  patrouilles  ou  des 
groupes  de  véhicules  vont  émailler  les 
journées  des  paras :  A  06 heures,  en 
ce  dimanche  23  Octobre  1983,  une  violente 
explosion  détruit  le  bâtiment  qui  abrite, 
près  de  l’aéroport  de  Beyrouth,  le 
quartier-général  américain.  Un  camion  bourré  d’explosifs 
se  serait  engouffré  dans  les  sous-sols 
de  l’immeuble,  faisant  241  victimes  parmi  les  Marines.

Vingt  minutes  plus  tard,  c’est  à  dire  quasiment  simultanément,  une 
autre  explosion  assourdissante  fait  trembler  l’immeuble  Drakkar, 
où  se  trouvent  73  soldats  français,  qui  s’effondre  sur 
lui-même  aussitôt,  les  strates  de  béton 
ensevelissant  58  parachutistes,  en  majorité  appelés  volontaires 
du  1er  RCP  de  Pau  et  faisant  15  blessés.  En  France, 
le  traumatisme  est  énorme  pour  les  militaires.  Par  analogie 
avec  l’attentat  américain  revendiqué  par  le 
Jihad  islamique,  on  parle  officiellement  de 
camion  piégé,  entré  en  force  malgré 
les  tirs  des  sentinelles,  bien  qu’aucun  soldat  de  garde 
ne  confirme  cette  version  et  qu’on  ne  retrouve  aucune 
trace  du  camion  dans  les  décombres.

Veut-on  cacher  que  la  dépollution  du  bâtiment  par  le 
Génie  français,  après  son  occupation  par  les  services  secrets 
syriens  depuis  1982,  connus  pour  piéger  leurs  locaux  lors 
de  leur  départ,  a  été  incomplète  et  que  des 
explosifs  subsistaient  dans  les  entrailles  du  Drakkar ?  Alors  qu’en 
haut  lieu,  on  voit  la  main  de  l’Iran  et  du  Hezbollah,  cet 
attentat  serait-il  imputable  à  la  Syrie  qui  n’a  jamais 
accepté  son  éviction du  Liban ?

Annoncé  à  l’avance  par  le  Président  Mitterrand,  un  raid 
de  représailles  par  des  avions  Super-étendard  sur  une  caserne 
chiite  à  Baalbek  ne  surprendra  qu’un berger  égaré.  A 
la  tragédie  s’ajoute  la  honte  d’un  fiasco.

Le  malaise  renait,  25  ans  plus  tard,  lorsque  le 
président  Sarkozy  invite  le  président  syrien  Bachar  el  Assad 
à  assister  au  défilé  du  14  Juillet  2008,  surtout 
lorsque  l’on  sait  que  l’une  des  sections  du  1er RCP  qui 
doit  défiler  devant  lui  portera  le  nom  du  Lieutenant 
Antoine  de  la  Bâtie,  victime  du  Drakkar.  La  Syrie, 
en  effet,  était  déjà  à  l’origine  de  l’assassinat  de 
l’ambassadeur  de  France  au  Liban,  Louis  Delamare  en  1981. 
Mais,  côté  Hezbollah,  le  terroriste  Imad  Mougnieh,  mort  en 
Février  2008,  ne  faisait  pas  mystère  de  ses  innombrables 
attentats  contre  les  amis  des  Juifs  et  ses  enlèvements 
dont  Michel  Seurat,  otage  mort  en  captivité.  Qui  croire ?

Cet  exemple  montre  que  la  politique  est  compliquée :  doit-on 
pardonner  les  erreurs  passées  des  dirigeants  étrangers ?  Avait-on  raison 
d’accepter  toutes  les  excentricités  de  Kadhafi  en  visite  à 
Paris  en  Décembre  2007 ? Avait-on  raison  d’accepter, 
le  12  Septembre  2011,  la  poignée  de  main  sur 
le  perron  de  l’Elysée  du  Président  rwandais  Paul  Kagamé, 
soupçonné  de  génocide ?

Les  241  Marines,  les  58  parachutistes  du  Drakkar  et 
les  75  soldats  français  tombés  en  Afghanistan  depuis  2001 
auraient  aimé  savoir  s’ils  sont  morts  pour  une  cause  juste. 

 

Publié par Papyves à 09:16:53 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

La bataille de Marathon | 13 septembre 2011

 

Cyrus II le Grand, roi des Perses et des Mèdes ( qui donneront leur nom aux guerres médiques ), s’empare de la prestigieuse Babylone de Nabuchodonosor ( au cœur de l’Irak actuel ) en 539 avant JC. Puis il écrase la cavalerie lydienne ( Turquie actuelle ) de Crésus et débouche à l’Ouest sur la mer Egée.

Devenu « Roi des Rois », respectueux des croyances des peuples qu’il a soumis jusqu’à la mer d’Aral, il suscite cependant des jalousies et donc des révoltes. Son successeur Darius 1er, limite son appétit de domination aux îles grecques de la mer Egée. Naxos tombe en - 490 puis Délos et enfin Eubée, la plus grande île à l’Est d’Athènes dont le port de Carystos est pillé, avant que ne brûle Erétrie. La domination perse sur la mer Egée est complète mais grisés par leurs succès, les marins perses et mèdes poussent une flotte à l’Ouest vers le port athénien de Phalère et ils débarquent, en même temps, dans la plaine de Marathon, à 40 kilomètres à l’Est de la capitale grecque.

Cette fois, la menace est réelle et les Athéniens tentent de constituer une coalition pour repousser les envahisseurs, en envoyant des messagers, notamment vers Sparte. Seule la ville de Platées, au Sud de Thèbes, envoie des troupes mais cela suffit pour former un bloc en face des Perses, trois fois supérieurs en nombre. Les Spartiates arriveront après la bataille qui fut courte.

Forts de leur supériorité numérique, les Perses attaquent le centre du dispositif athénien qu’ils bousculent et enfoncent. Mais les Grecs, commandés par Miltiadès et soudés en phalanges « d’hoplites » lourdement armés, réagissent en effectuant une charge enveloppante simultanée par les deux ailes qui leur permet de se retrouver derrière le dispositif central des Perses. Ceux-ci, décontenancés, rompent le combat et refluent vers le rivage où sont amarrés leurs navires.

Au total, selon Hérodote, 6.400 Perses sont tués ou noyés, 7 navires sont détruits pendant que moins de 200 hoplites athéniens seulement périront.

Pourtant la bataille n’est pas finie car les navires perses qui contournent le cap Sounion, s’approchent du port de Phalère ( aujourd’hui Pirée ), de l’autre côté de la montagne de Pentélique. Miltiadès impose alors à ses soldats vainqueurs une marche forcée de 7 ou 8 heures pour devancer la flotte de Datis. Effectivement, ils arrivent une bonne heure avant les navires perses et se mettent en lignes de défense. Ce qui impressionne les Perses, lesquels renoncent à l’affrontement. Athènes est sauvée.

Juste après la bataille de Marathon, ce 13 Septembre - 490, Miltiadès aurait, selon la tradition, envoyé un jeune messager porter la nouvelle de la victoire aux habitants d’Athènes. Exténué, Philippidès s’écroulera devant l’Agora, aux pieds de l’Acropole, en ayant juste le temps de prononcer le mot « Nenikamen », nous avons gagné !

Une autre version de la légende dit que c’est Heuclès qui est mort d’épuisement au bout de ces 43 kilomètres et que Philippidès avait été envoyé vers Sparte, soit 240 kilomètres à l’intérieur du Péloponnèse, pour rallier les Spartiates à la coalition. Il aurait fait l’aller-retour et aurait pris part aux combats dans la plaine de Marathon.

Quel est l’exploit qui est fêté lors de nos jeux olympiques modernes, entre la course à mort jusqu’à l’Acropole, l’aller-retour jusqu’à Sparte ou la marche forcée des hoplites jusqu’au port ? Qu’importe, puisque l’important est que l’affrontement musclé et sanglant qui a réellement eu lieu dans l’Antiquité à Marathon soit rejoué, de nos jours, sous la forme d’une compétition fraternelle entre les coureurs de diverses nations rivales mais pas ennemies.

 

Publié par Papyves à 09:09:38 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

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