Le monde est ainsi fait que ce sont les hommes, un peu partout, qui dirigent les Etats et décident, seuls souvent, de leur devenir et du quotidien des peuples. Les femmes doivent se plier aux règles édictées par la gent masculine et se taire. Jusqu’au jour où elles se révoltent contre le fait établi et résistent, définitivement. C’est grâce à elles, j’en suis persuadé, que le monde évoluera dans le bon sens. Une femme, même Margareth Thatcher au moment du conflit des Falklands, ne prend pas plaisir à faire la guerre.
C’est une femme, noire, Rosa Parks en 1955, qui refusa de céder sa place dans un bus de Montgomery en Alabama, à un homme blanc, comme le voulait la coutume ségrégationniste de l’époque. Elle militera ensuite avec Martin Luther King.
En Birmanie, Han San Su Khi, Prix Nobel de la Paix, est la figure de proue non violente de l’opposition à la junte militaire qui tient le pays par la terreur. Seule contre tous, elle refuse de quitter son pays comme le souhaite la junte et reste leur épine dans le pied. Elle croupit donc en prison mais tient tête à ses geôliers.
C’est une autre femme, Emma Snodgrass, qui fit scandale à Boston, le 29 Décembre 1852, en portant des pantalons d’homme en public, non par souci d’élégance mais par affirmation de sa liberté d’agir. Pourtant, sans remonter à Jeanne d’Arc ou au Chevalier d’Eon, elle n’était pas la première femme dans l’histoire à s’habiller en homme. Georges Sand avait bien lancé la mode de la cravate et du prénom masculin pour faire ressortir, en contrepoint, sa féminité, ce qui lui assura de nombreux succès.
Aujourd’hui, en occident, les femmes peuvent s’habiller comme …. j’allais écrire comme elles le souhaitent, mais il vaut mieux dire comme la mode le leur suggère. De toute façon, elles ont la liberté de suivre ou non cette mode vestimentaire et nul macho ne pourra empêcher une adolescente de revêtir les habits noirs et les chaînes des Gothiques ou les strings dépassant du pantalon bas de hanches. Il ne s’agit pas de mode mais de liberté individuelle, comme fumer le cigare ou porter la mini-jupe dans les années 60.
Malheureusement, ce qui est vrai en occident ne l’est plus ailleurs, c’est à dire dans la majorité des nations de la planète où, il faut bien le reconnaître, les femmes sont soumises. La force physique supérieure de l’homme lui permet, depuis la nuit des temps, d’imposer à sa compagne les règles de la vie en commun. La force morale et l’éducation des filles permettront, cependant, à celles-ci de s’en affranchir puis de dominer à leur tour, j’en suis convaincu.
Ce sont les femmes, elles-mêmes, qui se libéreront des voiles islamiques prétendument exigés par la religion musulmane. Le hijab qui ne laisse voir que le visage, le niqab les yeux ou la burqa, véritable prison à grille, ne seront pas supportées vitam et aeternam par ces dernières.
Et ce que femme veut … se réalise un jour ou l’autre !
Bonne année 2010, mesdames !