C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Il est des dates qui marquent chacun d’entre-nous : son anniversaire, le premier flirt ou la perte d’un parent proche. Qui ne se souvient de ce qu’il faisait le jour du 11 Septembre 2001 ? Pour ma part, participant à une réunion internationale à Bruxelles, je revois la mine d’incompréhension de nos collègues américains à qui l’on venait d’apprendre, en ce « nine-eleventh », la nouvelle des attentats sur les tours jumelles de NY et le Pentagone.
Le 09 Novembre est de ces dates là : En France, on se souvient de la chute du mur de Berlin en 1989, plus rarement de la mort du Général de Gaulle en 1970, qui eut lieu pourtant le même jour.
Les Allemands, eux, ne sont pas prêts d’oublier les évocations liées aux quatre 09 Novembre de leur Histoire :
Cela commence en 1918, après 4 ans de guerre et un début d’insurrection des comités de soldats et ouvriers qui veulent suivre l’exemple des Bolcheviques de Russie, lorsque la « République allemande » est proclamée à Berlin par Philipp Scheidemann, social-démocrate, d’une fenêtre du Reichstag puis par le spartakiste Karl Liebknecht, quelques heures plus tard, depuis le balcon du « château », place Marx-Engels. Ce 09 Novembre, l’Empereur a abdiqué, le II° Reich a vécu. S’ensuivra la « November-revolution » qui débouche, en 1919, sur la République parlementaire de Weimar jusqu’en 1933.
Puis, en 1923 soit 10 ans avant qu’il n’accède au pouvoir et au poste de chancelier par la grâce du Maréchal Von Hindenburg, un inconnu nommé Adolf Hitler, chef du NSDAP ( NationalSozialistische Deutsche ArbeiterPartei ), Parti national-socialiste des travailleurs allemands créé à Munich, qu’on appellera bientôt Nazi par dérision, tente un putsch par la force, en Bavière, avec l’appui du Général Erich Ludendorff. Alors que les dirigeants du Land, du balcon d’une brasserie, s’adressent à 3.000 bourgeois inquiets de l’occupation de la Ruhr, Hitler fait irruption, révolver au poing, à la tête des militants du NSDAP, pour les intimer de lui céder le pouvoir. Bilan : 16 morts et un bref passage en prison pour Hitler. Dans le subconscient des Allemands, cette date du 09 Novembre 1923 ( le putsch de la brasserie ) reste comme la première action publique des Nazis en Allemagne.
Toujours un 09 Novembre, mais en 1938 cette fois, est déclenchée la « Nuit de Cristal » contre les Juifs, à vrai dire un véritable Pogrom ( Reichspogromnacht ) au cours duquel plus de 100 personnes sont tuées, une centaine de synagogues brûlées et des milliers de magasins pillés. A l’origine, un jeune juif polonais agresse le diplomate allemand Ernst von Rath à Paris. Il n’en faut pas plus à Goebbels, ministre de la propagande, pour dénoncer un complot juif et lancer les SA ( Sturm Abteilung = sections d’assaut ) et les Jeunesses hitlériennes dans les rues des principales villes, notamment Berlin et Vienne.
Enfin, et là vous en lirez des tonnes de pages ce mois-ci dans toute la presse, le 09 Novembre 1989, le mur de Berlin tombait, aux airs de violoncelle de Rostropovitch. Entre la République démocratique et la République fédérale allemandes, un vrai mur double de pierres et de barbelés avait été construit dès 1961 pour empêcher la fuite des cerveaux Est-allemands vers l’Eldorado de l’Ouest. En Mai 1989, ce « mur de la honte » commence à se fendiller entre la Hongrie et l’Autriche, brèche où s’engouffrent des milliers de personnes. Puis, poussés par la « perestroïka » et la « glasnost » initiées par Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants de RDA pensent réduire les manifestations de plus en plus nombreuses par une politique d’ouverture timide des frontières et ils autorisent les Allemands de l’Est à voyager à l’étranger « sans aucune condition particulière ». C’est la ruée vers les postes frontières qui restent cependant fermés, n’ayant pas encore reçu l’ordre d’ouvrir les barrières. Au bout de quelques heures, débordés, les douaniers les laissent tout simplement passer sans contrôle. Dès le lendemain, le mur de béton est attaqué par tous les moyens que les Berlinois trouvent à leur portée. Stupeur dans le monde entier, de part et d’autre du mur, où l’évènement n’avait en aucune manière été anticipé.
Malheureusement, il reste encore aujourd’hui, dans le monde, d’autres murs entre les peuples. Egoïsme et préservation des acquits locaux, peur de l’étranger, exclusion et refus du partage en sont la cause persistante. Les véritables murs sont dans la tête et le cœur des peuples. Et de ceux-là, aucune pioche ne viendra à bout, hélas.
Publié par Papyves à 10:05:35 dans Faits politiques. | Commentaires (4) | Permaliens
C’est aujourd’hui, 22 Octobre 2009, 68 ans après qu’il fut fusillé à Châteaubriand, que la lettre d’adieu à sa famille du jeune militant communiste Guy Môquet devrait être lue dans tous les lycées de la République Française.
Bien sûr, puisque c’est une décision unilatérale du Président de la République, relayée évidemment par le Gouvernement, bon nombre d’enseignants ne la liront pas à leurs élèves, pour des raisons politiques, tout comme ils ne feront pas de commentaire historique sur les conditions de sa rédaction.
C’est dommage, car c’est une lettre admirable d’un jeune Français de 17 ans qui s’est engagé à fond dans une cause qu’il estimait juste et qui était prêt, en distribuant des tracts interdits, à risquer sa vie pour des idées nobles.
Les jeunes élèves d’aujourd’hui, malgré l’image nonchalante qu’ils affichent souvent, seraient sans doute prêts à faire de même s’ils étaient placés dans les mêmes conditions historiques. Alors pourquoi leur refuser l’accès à cette belle page d’histoire de leur pays ?
Voici cette lettre :
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées. Elles pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.
A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"
Publié par Papyves à 10:56:19 dans Faits politiques. | Commentaires (8) | Permaliens
Le 30 Septembre, au retour de Munich, chacun est satisfait de l’accord commun obtenu dans la nuit car la paix a été sauvegardée. En cette fin Septembre 1938, la guerre semble, en effet, imminente avec l’Allemagne nazie dont les ambitions et les revendications territoriales croissent de façon inquiétante malgré les discours apaisants du Führer envers l’extérieur. Les Européens se sont déjà inclinés devant la réoccupation de la Rhénanie en Mars 1936, alors que les Traités de Versailles et Saint-Germain en Laye la voulaient démilitarisée. Ils ont observé sans mot dire « l’Anschluss » de l’Autriche en Mars 1938 puisque cette annexion serait « la dernière » selon le vœu d’Hitler lui-même.
Mais voici que le dictateur, qui veut sa revanche sur le « Diktat » infâmant imposé à l’Allemagne en 1919, revendique maintenant les zones frontalières de la Tchécoslovaquie, nommées les « Sudètes » où les 3,2 millions d’allemands sont majoritaires par rapport aux autres populations slovaque, tchèque, hongroise, polonaise, ruthène, juive ou rom.
Jusqu’où ira-t-il ? Le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, multiplie les gestes d’apaisement et lui rend visite par deux fois ( avec comme arrière pensée de préserver, par un accord secret, les intérêts anglais ). Hitler fait monter la tension et invoquant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, menace d’envahir ces territoires au plus tard le 1er Octobre 1938, lorsque Mussolini, le Duce italien, propose une conférence de la dernière chance. Français, Britanniques et Italiens se retrouvent alors à Munich, le 29 Septembre, mais pas les Tchécoslovaques ni les Russes qui les soutiennent.
Visiblement impressionnés par un Führer nerveux et impatient, le Français Daladier et l’Anglais Chamberlain, pourtant alliés et garants de la Tchécoslovaquie, finissent par accepter un compromis présenté par Mussolini, dans lequel le gouvernement de Prague est sommé d’évacuer les Sudètes dans les 10 jours pour laisser la place à une occupation progressive des troupes allemandes.
A Londres et à Paris, les journaux titrent naïvement « la paix est sauvée » et Edouard Daladier tout comme Chamberlain sont accueillis en héros à leur descente d’avion. En fait, les chancelleries occidentales pensaient secrètement que cet accord allait pousser Hitler à la guerre … contre l’Union Soviétique.
Cependant, ces accords ne valent rien pour Hitler qui annexe les Sudètes par la force dès le lendemain. Hongrois et Polonais s’estiment autorisés à s’emparer eux aussi d’un morceau de la Tchécoslovaquie qui est ainsi démantelée. Le Président tchèque Benes démissionne le 05 Octobre.
Moins d’un an plus tard, la Pologne est envahie par un Hitler convaincu que personne n’osera plus s’opposer à ses visées expansionnistes. C’est le début de la seconde guerre mondiale.
Les accords de Munich deviendront, par la suite, le symbole de la faiblesse et de la démission des démocraties européennes face à la montée des fascismes. C’est Winston Churchill qui aura le mieux résumé cette lâcheté :
« You were given the choice between dishonour and war. You chose dishonour and you will have war”
Publié par Papyves à 14:20:03 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
En cette fin d’été, quelques baigneurs sont encore présents dans les bassins du Trocadéro à Paris. Qui se souvient que ce bâtiment, miroir de la Tour Eiffel, évoque aussi une bataille militaire qui se déroula dans le Sud de l’Espagne pour sauver le trône d’un roi Bourbon ?
Après les excès révolutionnaires et la disgrâce de Louis XVI, les monarques européens, pensant pouvoir rétablir la monarchie en France, vont pousser à une série de guerres entre la France et le reste de l’Europe. De leur côté, les révolutionnaires songent à conforter leur République face aux ennemis de l’extérieur et vont maladroitement pousser, après les succès inattendus de Valmy et de Jemmapes en 1792, à l’acquisition des « frontières naturelles », Rhin, Alpes et Pyrénées.
Un petit tacticien corse de génie mais trop gourmand en tirera les meilleurs marrons du feu jusqu’au coup d’arrêt de Waterloo en 1815.
En Espagne, la première guerre d’indépendance, achevée en 1814, voit les espagnols repousser les troupes françaises que Napoléon avait installées pour s’opposer au Portugal et la restauration du roi Ferdinand VII, prince des Asturies. Mais celui-ci, autoritaire et borné, ne peut éviter un soulèvement populaire malgré l’instauration d’une Constitution libérale acceptée du bout de la plume.
Craignant que ces libéraux ne lui confisquent son pouvoir à l’Assemblée des Cortès, Ferdinand fait appel à la « Sainte-Alliance », véritable cartel des vieilles royautés pour se maintenir en place malgré les idées révolutionnaires qui diffusent en Europe.
En 1823, ayant vent de cet appel, l’ambassadeur de France à Londres, le poète François-René de Chateaubriand, obtient l’aval des autres souverains ( russe, anglais, autrichien et prussien ) de l’alliance pour l’envoi d’une expédition chargée de donner une leçon aux libéraux espagnols. Il convainc aussi Louis XVIII que cela permettrait, outre le fait de maintenir un Bourbon sur le trône à Madrid, de redorer le blason de la gloire militaire française, passablement ternie lors de la campagne de Russie.
C’est le duc d’Angoulême, neveu du roi et fils de Charles X, qui est placé à la tête du corps expéditionnaire, lequel doit traverser toute la péninsule ibérique, avec 20.000 chevaux et 96 pièces d’artillerie, à la poursuite de la famille royale car l’Assemblée des Cortès, effrayée par les premiers succès français, a transféré celle-ci, de force, à Cadix en Andalousie.
Le port de Cadix est défendu par plusieurs forts dont le fort du Trocadéro, au bout de la presqu’île. Les soldats français, menés notamment par les généraux Guilleminot, Oudinot et Molitor, attendent la marée basse et l’investissent, côté mer, grâce à un assaut à la baïonnette qui surprend les Espagnols. Les canons du fort sont retournés contre la ville qui capitule le lendemain. Ce petit fait d’armes du 31 Août 1823 aura un grand retentissement, vanté par le vicomte de Chateaubriand lui-même dans ses « mémoires d’outre-tombe ». Pendant que le duc d’Angoulême est acclamé à Paris, le despote Ferdinand, qui était déjà arrivé au pouvoir par un quasi coup d’état contre son père Charles IV, retrouve son trône, ne se prive pas de lancer une brutale répression-inquisition et d’abolir la constitution de 1812 qu’il avait rétablie à contrecœur.
La prise du Trocadéro aura ainsi permis le retour de la terreur orchestrée par un souverain qui n’a pas compris que les temps avaient changé et que la révolution française avait initié un nouvel ordre du monde.
Plus clairvoyant mais très indécis et flegmatique, Louis XVIII en France, tentera d’accommoder les principes républicains et la monarchie, sans plus de succès. Plutôt que d’affronter les évènements de face, c’est par la fuite et le refuge auprès des cours voisines que les souverains français auront donc tenté, comme à Varennes ( Louis XVI ) ou à Gand ( Louis XVIII ), de trouver des appuis de légitimité. Peine perdue, l’Histoire avance inexorablement et foule le manteau de ceux qui ne savent préserver les intérêts de leur peuple.
Publié par Papyves à 09:07:57 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Phénomène « insignifiant » aujourd’hui, dimanche 07 Juin 2009, les européens élisent leurs députés, au suffrage universel direct, pour les 5 ans à venir.
Impliquant, au sein de l’Union Européenne, 27 pays différents et 498 millions d’habitants, rien moins que cela, cet évènement devrait ou aurait du faire la Une de tous les journaux depuis des semaines. Or, il semble que tout le monde s’en moque, journalistes compris. L’Europe, c’est loin et désincarné. Qui peut citer un seul des 785 députés au Parlement européen de Strasbourg, député, pas chef de parti ?
Pourtant, l’union de près de 500 millions d’êtres, soit plus que les Etats-Unis ( 306 millions ), plus que la Russie et l’Ukraine confondus ( 187 millions ), ou le Brésil ( 190 millions ), devrait susciter un engouement et un espoir que ne reflète pas le taux record d’abstentions qui sera annoncé ce soir même.
Certes, le Parlement n’a pas les pouvoirs législatifs de la Commission qui en a le monopole, ni même ceux du Conseil des ministres ( en ce sens, on ne devrait pas parler de parlement mais d’assemblée ) mais c’est lui qui vote les dépenses communes et donc la part de ce qui est rétribué aux différentes nations et à ses administrés.
Le Parlement européen est la seule instance à être élue directement au suffrage universel par les citoyens eux-mêmes, lesquels s’en désintéressent complètement au motif que « l’Europe prendrait des décisions seule et indépendamment des avis des populations, voyez l’Irlande qu’on fait revoter après qu’elle ait dit Non au précédent scrutin ». Faux procès, à mon sens.
Méconnaissance, en tout cas, du fonctionnement et des responsabilités de chacune des instances européennes. Mais la faute en revient aux hommes politiques des différents pays et surtout aux journalistes qui ne jouent pas leur rôle d’analyse et de pédagogie pour faire comprendre aux populations les arcanes d’un système considéré comme d’autant plus complexe et loin des préoccupations des gens qu’il est méconnu. On se méfie toujours de ce qu’on ne connaît pas.
L’Europe sert d’ailleurs de bouc émissaire idéal à bon nombre de leaders politiques qui préfèrent la montrer cyniquement du doigt ( même s’ils ont voté discrètement pour les lois qui en ressortent ) plutôt que d’avouer que c’est la faiblesse de leur action qui est à l’origine de la dégradation des conditions de vie de leurs concitoyens.
Il est vrai que l’augmentation générale des prix au lendemain de l’instauration de l’Euro n’a pas arrangé l’image d’une Europe qui peine à donner des preuves de mesures de défense des intérêts des habitants et qui passe pour une organisation de régulations et d’établissement d’interdits et de normes de plus en plus contraignantes.
Au moment où les présidents français et américain commémorent, en Normandie, les combats héroïques de leurs soldats pour libérer les peuples d’Europe de la gangrène nazie, qui aurait pu parier, au lendemain du débarquement du 06 Juin 1944, ( sinon le Général de Gaulle ) que les dirigeants français et allemands, main dans la main, oeuvreraient 65 ans plus tard pour l’édification d’un nouvel ordre européen, fondé sur la paix, la liberté, des valeurs communes ?
Comment ne pas être admiratif devant ces paroles du grand poète visionnaire qu’est Victor Hugo, lorsqu’il déclarait, en 1849 déjà, au lendemain de la guerre de sécession et bien avant les deux guerres mondiales :
« Un jour viendra où vous, (…) nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne. (…). Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis d’Europe, (…) se tendant la main par dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, (…) et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu. ».
Je suis allé voter ce matin car ce droit d’agir sur les décisions qui seront prises en mon nom quelque part m’a été offert par les générations qui m’ont précédées et se sont battues, à mort, pour cela. Au contraire de ces régimes totalitaires où les femmes, les exclus, les citoyens mêmes n’ont pas ce droit.
Une image devrait nous habiter, au moment de prendre la canne à pêche, ce dimanche, c’est celle de ce jeune chinois, seul devant une colonne de chars, sur la place Tienanmen. Tout un symbole. On n’a pas trouvé mieux encore que la démocratie, la voix du peuple, pour gouverner bien les peuples.
La démocratie, nous l’avons. Défendons la ! Vive l’Europe !
Publié par Papyves à 12:56:20 dans Faits politiques. | Commentaires (7) | Permaliens
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