Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

Rechercher

Compteur

Depuis le 27-12-2007 :
332282 visiteurs
Depuis le début du mois :
4461 visiteurs
Billets :
271 billets

Visiteurs en direct

Commentaires

Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

La lettre de Guy Môquet | 22 octobre 2009

 

C’est  aujourd’hui,  22  Octobre  2009,  68  ans  après  qu’il  fut  fusillé  à  Châteaubriand,  que  la  lettre  d’adieu  à  sa  famille  du  jeune  militant  communiste  Guy  Môquet  devrait  être  lue  dans  tous  les  lycées  de  la  République  Française.

Bien  sûr,  puisque  c’est  une  décision  unilatérale  du  Président  de  la  République,  relayée  évidemment  par  le  Gouvernement,  bon  nombre  d’enseignants  ne  la  liront  pas  à  leurs  élèves,  pour  des  raisons  politiques,  tout  comme  ils  ne  feront  pas  de  commentaire  historique  sur  les  conditions  de  sa  rédaction.

C’est  dommage,  car  c’est  une  lettre  admirable  d’un  jeune  Français  de  17  ans  qui  s’est  engagé  à  fond  dans  une  cause  qu’il  estimait  juste  et  qui  était  prêt,  en  distribuant  des  tracts  interdits,  à  risquer  sa  vie  pour  des  idées  nobles.

Les  jeunes  élèves  d’aujourd’hui,  malgré  l’image  nonchalante  qu’ils  affichent  souvent,  seraient  sans  doute  prêts  à  faire  de  même  s’ils  étaient  placés  dans  les  mêmes  conditions  historiques.  Alors  pourquoi  leur  refuser  l’accès  à  cette  belle  page  d’histoire  de  leur  pays ?  

Voici  cette  lettre :

 

"Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.

Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées. Elles pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.
A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"

 

Publié par Papyves à 10:56:19 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

Les accords de Munich | 30 septembre 2009

Le  30  Septembre,  au  retour  de  Munich,  chacun  est  satisfait  de  l’accord  commun  obtenu  dans  la  nuit  car  la  paix  a  été  sauvegardée.  En  cette  fin  Septembre  1938,  la  guerre  semble,  en  effet,  imminente  avec  l’Allemagne  nazie  dont  les  ambitions  et  les  revendications  territoriales  croissent  de  façon  inquiétante  malgré  les  discours  apaisants  du  Führer  envers  l’extérieur.  Les  Européens  se  sont  déjà  inclinés  devant  la  réoccupation  de  la  Rhénanie  en  Mars  1936,  alors  que  les  Traités  de  Versailles  et  Saint-Germain  en  Laye  la  voulaient  démilitarisée.  Ils  ont  observé  sans  mot  dire  « l’Anschluss »  de  l’Autriche  en  Mars  1938  puisque  cette  annexion  serait  « la  dernière »  selon  le  vœu  d’Hitler  lui-même.

Mais  voici  que  le  dictateur,  qui  veut  sa  revanche  sur  le  « Diktat »  infâmant  imposé  à  l’Allemagne  en  1919,  revendique  maintenant  les  zones  frontalières  de  la  Tchécoslovaquie,  nommées  les  « Sudètes »    les  3,2  millions  d’allemands  sont  majoritaires  par  rapport  aux  autres  populations  slovaque,  tchèque,  hongroise,  polonaise,  ruthène,  juive  ou  rom. 

Jusqu’où  ira-t-il ?  Le  Premier  ministre  britannique,  Neville  Chamberlain,  multiplie  les  gestes  d’apaisement  et  lui  rend  visite  par  deux  fois  ( avec  comme  arrière  pensée  de  préserver,  par  un  accord  secret,  les  intérêts  anglais ).  Hitler  fait  monter  la  tension  et  invoquant  le  droit  des  peuples  à  disposer  d’eux-mêmes,  menace  d’envahir  ces  territoires  au  plus  tard  le  1er  Octobre  1938,  lorsque  Mussolini,  le  Duce  italien,  propose  une  conférence  de  la  dernière  chance.  Français,  Britanniques  et  Italiens  se  retrouvent  alors  à  Munich,  le  29  Septembre,  mais  pas  les  Tchécoslovaques  ni  les  Russes  qui  les  soutiennent.

Visiblement  impressionnés  par  un  Führer  nerveux  et  impatient,  le  Français  Daladier  et  l’Anglais  Chamberlain,  pourtant  alliés  et  garants  de  la  Tchécoslovaquie,  finissent  par  accepter  un  compromis  présenté  par  Mussolini,  dans  lequel  le  gouvernement  de  Prague  est  sommé  d’évacuer  les  Sudètes  dans  les  10  jours  pour  laisser  la  place  à  une  occupation  progressive  des  troupes  allemandes.

A  Londres  et  à  Paris,  les  journaux  titrent  naïvement  «  la  paix  est  sauvée »  et  Edouard  Daladier  tout  comme  Chamberlain  sont  accueillis  en  héros  à  leur  descente  d’avion.  En  fait,  les  chancelleries  occidentales  pensaient  secrètement  que  cet  accord  allait  pousser  Hitler  à  la  guerre … contre  l’Union  Soviétique. 

Cependant,  ces  accords  ne  valent  rien  pour  Hitler  qui  annexe  les  Sudètes  par  la  force  dès  le  lendemain.  Hongrois  et  Polonais  s’estiment  autorisés  à  s’emparer  eux  aussi  d’un  morceau  de  la  Tchécoslovaquie  qui  est  ainsi  démantelée.  Le  Président  tchèque  Benes  démissionne  le  05  Octobre.

Moins  d’un  an  plus  tard,  la  Pologne  est  envahie  par  un  Hitler  convaincu  que  personne  n’osera  plus  s’opposer  à  ses  visées  expansionnistes. C’est  le  début  de  la  seconde  guerre  mondiale.

Les  accords  de  Munich  deviendront,  par  la  suite,  le  symbole  de  la  faiblesse  et  de  la  démission  des  démocraties  européennes  face  à  la  montée  des  fascismes.  C’est  Winston  Churchill  qui  aura  le  mieux  résumé  cette  lâcheté :

« You  were  given  the  choice  between  dishonour  and  war.  You  chose  dishonour  and  you  will  have  war”

 

 

Publié par Papyves à 14:20:03 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

La prise du Trocadéro. | 31 août 2009

 

En  cette  fin  d’été,  quelques  baigneurs  sont  encore  présents  dans  les  bassins  du  Trocadéro  à  Paris.  Qui  se  souvient  que  ce  bâtiment,  miroir  de  la  Tour  Eiffel,  évoque  aussi  une  bataille  militaire  qui  se  déroula  dans  le  Sud  de  l’Espagne  pour  sauver  le  trône  d’un  roi  Bourbon ?

Après  les  excès  révolutionnaires  et  la  disgrâce  de  Louis  XVI,  les  monarques  européens,  pensant  pouvoir  rétablir  la  monarchie  en  France,  vont  pousser  à  une  série  de  guerres  entre  la  France  et  le  reste  de  l’Europe.  De  leur  côté,  les  révolutionnaires  songent  à  conforter  leur  République  face  aux  ennemis  de  l’extérieur  et  vont  maladroitement  pousser,  après  les  succès  inattendus  de  Valmy  et  de  Jemmapes  en  1792,  à  l’acquisition  des  « frontières  naturelles »,  Rhin,  Alpes  et  Pyrénées.

Un  petit  tacticien  corse  de  génie  mais  trop  gourmand  en  tirera  les  meilleurs  marrons  du  feu  jusqu’au  coup  d’arrêt  de  Waterloo  en  1815.

En  Espagne,  la  première  guerre  d’indépendance,  achevée  en  1814,  voit  les  espagnols  repousser  les  troupes  françaises  que  Napoléon  avait  installées  pour  s’opposer  au  Portugal  et  la  restauration  du  roi  Ferdinand VII,  prince  des  Asturies.  Mais  celui-ci,  autoritaire  et  borné,  ne  peut  éviter  un  soulèvement  populaire  malgré  l’instauration  d’une  Constitution  libérale  acceptée  du  bout  de  la  plume.

Craignant  que  ces  libéraux  ne  lui  confisquent  son  pouvoir  à  l’Assemblée  des  Cortès,  Ferdinand  fait  appel  à  la  « Sainte-Alliance »,  véritable  cartel  des  vieilles  royautés  pour  se  maintenir  en  place  malgré  les  idées  révolutionnaires  qui  diffusent  en  Europe.

En  1823,  ayant  vent  de  cet  appel,  l’ambassadeur  de  France  à  Londres,  le  poète  François-René  de  Chateaubriand,  obtient  l’aval  des  autres  souverains  ( russe,  anglais,  autrichien  et  prussien )  de  l’alliance  pour  l’envoi  d’une  expédition  chargée  de  donner  une  leçon  aux  libéraux  espagnols.  Il  convainc  aussi  Louis  XVIII  que  cela  permettrait,  outre  le  fait  de  maintenir  un  Bourbon  sur  le  trône  à  Madrid,  de  redorer  le  blason  de  la  gloire  militaire  française,  passablement  ternie  lors  de  la  campagne  de  Russie.

C’est  le  duc  d’Angoulême,  neveu  du  roi  et  fils  de  Charles X,  qui  est  placé  à  la  tête  du  corps  expéditionnaire,  lequel  doit  traverser  toute  la  péninsule  ibérique,  avec  20.000  chevaux  et  96  pièces  d’artillerie,  à  la  poursuite  de  la  famille  royale  car  l’Assemblée  des  Cortès,  effrayée  par  les  premiers  succès  français,  a  transféré  celle-ci,  de  force,  à  Cadix  en  Andalousie.

Le  port  de  Cadix  est  défendu  par  plusieurs  forts  dont  le  fort  du  Trocadéro,  au  bout  de  la  presqu’île.  Les  soldats  français,  menés  notamment  par  les  généraux  Guilleminot,  Oudinot  et  Molitor,  attendent  la  marée  basse  et  l’investissent,  côté  mer,  grâce  à  un  assaut  à  la  baïonnette  qui  surprend  les  Espagnols.  Les  canons  du  fort  sont  retournés  contre  la  ville  qui  capitule  le  lendemain.  Ce  petit  fait  d’armes  du  31  Août  1823  aura  un  grand  retentissement,  vanté  par  le  vicomte  de  Chateaubriand  lui-même  dans  ses  « mémoires  d’outre-tombe ».  Pendant  que  le  duc  d’Angoulême  est  acclamé  à  Paris,  le  despote  Ferdinand,  qui  était  déjà  arrivé  au  pouvoir  par  un  quasi  coup  d’état  contre  son  père  Charles IV,  retrouve  son  trône,  ne  se  prive  pas  de  lancer  une  brutale  répression-inquisition  et  d’abolir  la  constitution  de  1812  qu’il  avait  rétablie  à  contrecœur. 

La  prise  du  Trocadéro  aura  ainsi  permis  le  retour  de  la  terreur  orchestrée  par  un  souverain  qui  n’a  pas  compris  que  les  temps  avaient  changé  et  que  la  révolution  française  avait  initié  un  nouvel  ordre  du  monde.

Plus  clairvoyant  mais  très  indécis  et  flegmatique,  Louis  XVIII  en  France,  tentera  d’accommoder  les  principes  républicains  et  la  monarchie,  sans  plus  de  succès.  Plutôt  que  d’affronter  les  évènements  de  face,  c’est  par  la  fuite  et  le  refuge  auprès  des  cours  voisines  que  les  souverains  français  auront  donc  tenté,  comme  à  Varennes ( Louis XVI )  ou  à  Gand ( Louis XVIII ),  de  trouver  des  appuis  de  légitimité.  Peine  perdue,  l’Histoire  avance  inexorablement  et  foule  le  manteau  de  ceux  qui  ne  savent  préserver  les  intérêts  de  leur  peuple.

 

Publié par Papyves à 09:07:57 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

C’est la faute de l’Europe ! | 07 juin 2009

 

Phénomène  « insignifiant »  aujourd’hui,  dimanche  07  Juin  2009,  les  européens  élisent  leurs  députés,  au  suffrage  universel  direct,  pour  les  5  ans  à  venir.

Impliquant,  au  sein  de  l’Union  Européenne,  27  pays  différents  et  498  millions  d’habitants,  rien  moins  que  cela,  cet  évènement  devrait  ou  aurait  du  faire  la  Une  de  tous  les  journaux  depuis  des  semaines.  Or,  il  semble  que  tout  le  monde  s’en  moque,  journalistes  compris.  L’Europe,  c’est  loin  et  désincarné.  Qui  peut  citer  un  seul  des  785  députés  au  Parlement  européen  de  Strasbourg,  député,  pas  chef  de  parti ?

Pourtant,  l’union  de  près  de  500  millions  d’êtres,  soit  plus  que  les  Etats-Unis ( 306  millions ),  plus  que  la  Russie  et  l’Ukraine  confondus ( 187  millions ),  ou  le  Brésil ( 190  millions ),  devrait  susciter  un  engouement  et  un  espoir  que  ne  reflète  pas  le  taux  record  d’abstentions  qui  sera  annoncé  ce  soir  même.

Certes,  le  Parlement  n’a  pas  les  pouvoirs  législatifs  de  la  Commission  qui  en  a  le  monopole,  ni  même  ceux  du  Conseil  des  ministres  ( en  ce  sens,  on  ne  devrait  pas  parler  de  parlement  mais  d’assemblée )  mais  c’est  lui  qui  vote  les  dépenses  communes  et  donc  la  part  de  ce  qui  est  rétribué  aux  différentes  nations  et  à  ses  administrés.

Le  Parlement  européen  est  la  seule  instance  à  être  élue  directement  au  suffrage  universel  par  les  citoyens  eux-mêmes,  lesquels  s’en  désintéressent  complètement  au  motif  que  « l’Europe  prendrait  des  décisions  seule  et  indépendamment  des  avis  des  populations,  voyez  l’Irlande  qu’on  fait  revoter  après  qu’elle  ait  dit  Non  au  précédent  scrutin ».  Faux  procès,  à mon  sens. 

Méconnaissance,  en  tout  cas,  du  fonctionnement  et  des  responsabilités  de  chacune  des  instances  européennes.  Mais  la  faute  en  revient  aux  hommes  politiques  des  différents  pays  et  surtout  aux  journalistes  qui  ne  jouent  pas  leur  rôle  d’analyse  et  de  pédagogie  pour  faire  comprendre  aux  populations  les  arcanes  d’un  système  considéré  comme  d’autant  plus  complexe  et  loin  des  préoccupations  des  gens  qu’il  est  méconnu.  On  se  méfie  toujours  de  ce  qu’on  ne  connaît  pas.

L’Europe  sert  d’ailleurs  de  bouc  émissaire  idéal  à  bon  nombre  de  leaders  politiques  qui  préfèrent  la  montrer  cyniquement  du  doigt ( même  s’ils  ont  voté  discrètement  pour  les  lois  qui  en  ressortent )  plutôt  que  d’avouer  que  c’est  la  faiblesse  de  leur  action  qui  est  à  l’origine  de  la  dégradation  des  conditions  de  vie  de  leurs  concitoyens.

Il  est  vrai  que  l’augmentation  générale  des  prix  au  lendemain  de  l’instauration  de  l’Euro  n’a  pas  arrangé  l’image  d’une  Europe  qui  peine  à  donner  des  preuves  de  mesures  de  défense  des  intérêts  des  habitants  et  qui  passe  pour  une  organisation  de  régulations  et  d’établissement  d’interdits  et  de  normes  de  plus  en  plus  contraignantes.

Au  moment    les  présidents  français  et  américain  commémorent,  en  Normandie,  les  combats  héroïques  de  leurs  soldats  pour  libérer  les  peuples  d’Europe  de  la  gangrène  nazie,  qui  aurait  pu  parier,  au  lendemain  du  débarquement  du  06  Juin  1944,  ( sinon  le  Général  de  Gaulle )  que  les  dirigeants  français  et  allemands,  main  dans  la  main,  oeuvreraient  65  ans  plus  tard  pour  l’édification  d’un  nouvel  ordre  européen,  fondé  sur  la  paix,  la  liberté,  des  valeurs  communes ?

Comment  ne  pas  être  admiratif  devant  ces  paroles  du  grand  poète  visionnaire  qu’est  Victor  Hugo,  lorsqu’il  déclarait,  en  1849  déjà,  au  lendemain  de  la  guerre  de  sécession  et  bien  avant  les  deux  guerres  mondiales :

« Un  jour  viendra    vous, (…) nations  du  continent,  sans  perdre  vos  qualités  distinctes  et  votre  glorieuse  individualité,  vous  vous  fondrez  étroitement  dans  une  unité  supérieure,  et  vous  constituerez  la  fraternité  européenne. (…). Un  jour  viendra    l’on  verra  ces  deux  groupes  immenses,  les  Etats-Unis  d’Amérique,  les  Etats-Unis  d’Europe, (…) se  tendant  la  main  par  dessus  les  mers,  échangeant  leurs  produits,  leur  commerce,  leur  industrie,  leurs  arts,  leurs  génies,  défrichant  le  globe, (…) et  combinant  ensemble,  pour  en  tirer  le  bien-être  de  tous,  ces  deux  forces  infinies,  la  fraternité  des  hommes  et  la  puissance  de  Dieu. ».

Je  suis  allé  voter  ce  matin  car  ce  droit  d’agir  sur  les  décisions  qui  seront  prises  en  mon  nom  quelque  part  m’a  été  offert  par  les  générations  qui  m’ont  précédées  et  se  sont  battues,  à  mort,  pour  cela.  Au  contraire  de  ces  régimes  totalitaires    les  femmes,  les  exclus,  les  citoyens  mêmes  n’ont  pas  ce  droit.

Une  image  devrait  nous  habiter,  au  moment  de  prendre  la  canne  à  pêche,  ce  dimanche,  c’est  celle  de  ce  jeune  chinois,  seul  devant  une  colonne  de  chars,  sur  la  place  Tienanmen.  Tout  un  symbole.  On  n’a  pas  trouvé  mieux  encore  que  la  démocratie,  la  voix  du  peuple,  pour  gouverner  bien  les  peuples.

La  démocratie,  nous  l’avons.  Défendons  la !  Vive  l’Europe !

 

Publié par Papyves à 12:56:20 dans Faits politiques. | Commentaires (7) |

Israël est proclamé ( partie 2, suite ) | 14 mai 2009

 

( Lire  d'abord  le  texte  ci-dessous,  ceci  en  est  la  fin )

C’est  cette  déclaration  Balfour  de  Novembre  1917,  reconnue  par  la  SDN,  Société  des  Nations,  qui  va  légitimer  le  retour  massif  des  juifs  en  Palestine  dès  1918  et,  trente  ans  plus  tard,  la  création  de  l’Etat  d’Israël  avec  David  Ben  Gourion ( fils  du  lion ).

A  la  fin  de  la  seconde  guerre  mondiale,  en  1945,  le  monde  découvre  avec  horreur  le  plan  d’extermination  nazi,  appelé  « la  solution  finale ».  Renforcé  par  ce  drame,  le  mouvement  sioniste  reprend  alors  de  plus  belle  et  incite  les  juifs  de  la  Shoah ( catastrophe  en  hébreu )  à  rejoindre  la  Palestine.  Mais  les  Anglais  qui  administrent  encore  le  territoire  par  protectorat  vont  s’opposer  à  toute  immigration.  On  se  souvient  de  l’épisode  du  navire  Exodus  arraisonné  et  refoulé  en  1947  au  large  des  côtes  de  Haïfa  avec  4.500  survivants  des  camps  de  la  mort  que  les  britanniques  vont  renvoyer  en … Allemagne !

 

L’ONU  prend  alors  conscience  qu’il  faut  faire  quelque  chose  pour  ce  peuple  errant  et  elle  organise  puis  fait  voter  un  plan  de  partage  de  la  Palestine  en  deux  Etats,  la  Palestine  arabe  et  l’Etat  d’Israël.  Aussitôt,  les  pays  arabes  voisins  s’opposent  à  cette  décision  et  attaquent  le  pays  dès  le  lendemain.  Les  combats  ne  s’arrêteront  qu’en  1949  sans  traité  de  paix  mais  avec  des  annexions  de  territoires,  l’Egypte  s’étant  emparé  de  la  bande  de  Gaza  et  la  Transjordanie ( à  l’Est  du  Jourdain )   ayant  pris  possession  de  la  Cisjordanie ( à  l’Ouest  du  Jourdain ).  Quant  à  l’Etat  palestinien  et  la  zone  internationale  autour  de  Jérusalem,  ils  n’existent  plus.  D’où  les  conflits  incessants,  sous  forme  de  vraies  guerres  israélo-arabes  ou  de  terrorisme,  pour  la  reconquête  de  ces  territoires,  conflits  que  nous  connaissons  encore  aujourd’hui.

Chaque  partie  s’estime  victime  de  la  situation : Israël  a  des  airs  de  citadelle  assiégée  et  se  défend  becs  et  ongles  pour  ne  pas  disparaître.  L’Islamisme  est  nourri  par  les  humiliations  successives  que  les  peuples  arabes  ont  été  contraints  de  subir  de  la  part  d’un  Etat  souvent  jugé  arrogant  et  impérialiste,  protégé  par  les  puissants  Etats-Unis  d’Amérique. 

Politiquement,  une  issue  viable  et  acceptée  par  tous  n’est  pas  visible  à  échelle  humaine.  En  matière  de  foi  et  de  religion,  en  revanche,  nous  devrions  nous  souvenir  que  nous  sommes  tous  cousins  car  Abraham  est  vénéré  comme  le  père  des  croyants  par  les  trois  religions,  Judaïsme,  Christianisme  et  Islam ( sous  le  nom  d’Ibrahim ). 

En  ce  14  Mai,  je  vous  souhaite  un  bon  « Yom  Ha’atzmaout ».

 

Publié par Papyves à 06:03:20 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| >>

Time here in France

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

World Locations

La Météo

Heure - GMT --- UTC - Time

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03