C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
Le temps d'aller en fumer un.
Chers amis, je dois faire une courte pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.
Je serai muet pendant deux ou trois jours.
Alors, patience et merci pour votre fidélité.
En attendant, revisitez mes articles anciens.
Publié par Papyves à 14:28:26 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
De même, notre calendrier civil actuel, n'a pas toujours été le même. Une année, c'est-à-dire le temps qu'il faut à la terre pour revenir à son point de départ, après une révolution complète autour du soleil, vaut 365,242119 jours. Pas facile à découper. Les différents calendriers successifs, ont donc arrondi ce chiffre mais, ce faisant, ont introduit des erreurs qu'il a bien fallu corriger de temps en temps. C'est le but, entre autres, des années bissextiles.
Le calendrier Julien ( du temps du grand Jules César ) comptait une année bissextile tous les 4 ans, sans distinguer les fins de siècles ( années divisibles par 100 ). Son année moyenne était donc de 365,25 jours. On se rapproche du bon chiffre mais en 15 siècles, cela fait une dizaine de jours de retard.Publié par Papyves à 09:08:20 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Fondé la veille de Noël de 1865 par 6 jeunes officiers sudistes du Tennessee, déconfis d'avoir perdu la guerre de Sécession contre les Nordistes, le Ku Klux Klan doit son nom au mot grec Kuklos, cercle, que James R. Crowe, l'un des fondateurs, eut l'idée d'utiliser pour désigner leur groupe, leur « clan » plus exactement car ils étaient d'origine écossaise. Grâce à John C. Lester, Clan devint Klan pour une évidence de similitude avec les premiers sigles. C'était l'époque où le Président Abraham Lincoln venait d'être assassiné et l'abolition de l'esclavage mal acceptée par les Etats du Sud.
Le K.K.K. s'affiche donc, dès le départ, comme une organisation conservatrice, xénophobe, isolationniste et d'extrême droite. Il s'agit de prôner la « suprématie de la race blanche » sur toutes les autres et, accessoirement, de lutter contre les empiétements des autorités fédérales sur les droits légitimes des Etats du Sud. Un cavalier baroudeur de l'armée des confédérés, Nathan Bedford Forrest, est choisi, à Nashville, comme premier chef en 1867. Ce sera le « Grand sorcier » de cette « institution chevaleresque, humanitaire, miséricordieuse et patriotique » (sic) qui s'organise selon un organigramme militaire avec un état-major de « Dix Génies » et des uniformes.
Le « melting pot » des populations en Amérique du Nord est tel que les cibles du Klan sont innombrables et que les adeptes ne savent plus où donner de la tête. En dehors des Noirs qui sont les premiers visés, toutes les autres « races » et tendances non traditionnelles, sont combattues, depuis les Hispaniques, Asiatiques, Latins, Slaves, jusqu'aux Juifs, Catholiques papistes, Musulmans et bien sûr homosexuels.
Les premières chevauchées ont pour but de terroriser les Noirs, avec des grandes robes et une cagoule pointue, les chevaux étant eux-mêmes déguisés. Le Klan fait régner la terreur par les raids nocturnes de ses cavaliers blancs. En Arkansas, au deuxième semestre de 1868, on compte quelque 200 meurtres de noirs. La loi martiale est décrétée. Anticipant une réaction officielle des autorités de Washington, Forrest dissout officiellement le Klan en 1869.
Ce n'est qu'en 1915, après l'adaptation au cinéma du livre « The Clansman », que le K.K.K. renaîtra au sommet de Stone Mountain, en Georgie. Le nouveau Klan cherche à rassembler tous les américains « authentiques » qui n'acceptent pas les tendances permissives de la société, tous ces mots en « isme », socialisme, syndicalisme, féminisme, etc, qu'on attribue aux étrangers. C'est toujours une organisation de lobbying des intérêts traditionalistes et xénophobes des WASP, White Anglo-Saxon Protestant, citoyens blancs protestants, mais elle gagne en soutien au niveau fédéral et peut s'installer fièrement à Washington.
Dans les années 1920, les membres du second K.K.K. sont estimés à 5 millions et celui-ci est devenu une force politique influente. Le 08 Août 1925, il tient son premier Congrès national public à Washington. Discrètement patronné par le Président Wilson et ses successeurs, on ne veut voir dans ce mouvement, en haut lieu, qu'une démarche patriotique. Pourtant, les lynchages, marquages au fer rouge et exécutions sommaires continuent de s'appliquer sur les noirs, les immigrants, les catholiques, les juifs et ceux qui les aident. Alors, les responsables politiques, enfin, les lâchent. Le FBI est autorisé à intervenir. Le mouvement s'essouffle.
En 1944, un arriéré d'impôts depuis 1920, la meilleure des attaques, aura raison de l'existence du Ku Klux Klan. Les tentatives pour le ressusciter, après la WW2, échoueront. Aujourd'hui, de nombreuses organisations d'extrême droite, xénophobes et se réclamant plus ou moins du K.K.K, subsistent en ordre dispersé. Les WASP toujours, Aryan Nations, The Order, Neo Nazis, ou d'autres groupes d'autodéfense, se moquant des lois, sont encore actifs. Heureusement, sans être devenus une légende ou avoir imprimé une tradition, ces mouvements se cantonnent plus aujourd'hui dans le gestuel et la démonstration culturelle que dans l'action véritable.
Au moment où les mouvements d'apartheid sont balayés un peu partout dans le monde, il est dommage de constater que des organisations basées sur la ségrégation raciale ont toujours pignon sur rue dans ce grand pays de la Liberté et de la démocratie que sont les Etats-Unis.
Publié par Papyves à 00:25:32 dans Faits de Société. | Commentaires (1) | Permaliens
L'avidité avec laquelle j'ai lu les nouvelles de Guy de Maupassant quand j'étais adolescent est telle que je ne pouvais pas laisser passer sa date de naissance sans la marquer de cette évocation rapide. Sa naissance est déjà un sujet de récit féerique car on hésite encore à le voir naître, le 05 Août 1850, soit au château de Miromesnil ( au Sud de Dieppe ), soit à Fécamp. Enfant insouciant sur la plage d'Etretat puis lycéen passionné de littérature, Guy trouve une oreille attentive en Louis Bouilhet, conservateur poète de la bibliothèque de Rouen qui accueille favorablement ses premiers vers laborieux.
Après une expérience malheureuse de soldat dans l'Intendance, lors de la débâcle en 1870-1871, qui lui inspirera quand même « Boule de suif », « Mademoiselle Fifi », « La Mère sauvage », « Le Père Milon » ou « Deux amis », Maupassant monte à Paris gagner sa vie au Ministère de la Marine puis à celui de l'Instruction Publique.
Ses premiers écrits, dès 1875, élaborés le soir en rentrant de son bureau de rond-de-cuir administratif, paraissent sous un pseudonyme, comme Joseph Prunier ou Guy de Valmont, puis il essaye les contes et nouvelles sous son vrai nom, à raison de quelques écrits par an. Mais c'est en 1880 que le foisonnement littéraire, mu par le succès de son premier long récit et encouragé par son mentor Gustave Flaubert, va s'épanouir.
Flaubert, l'ami de sa mère, une femme cultivée, l'a en effet pris sous sa protection et a guidé ses premiers pas d'écrivain. Il l'emmène avec lui aux « Soirées de Médan » de l'école naturaliste où Maupassant rencontrera Zola et Tourgueniev. On inclut même son roman « Boule de suif, 1880 » dans l'œuvre collective du groupe littéraire. C'est un succès immédiat qui lui permet, dorénavant, de délaisser les couloirs des ministères, où il s'est ennuyé pendant 10 ans, pour se consacrer pleinement à l'écriture. Avec le succès, vient le temps des contrats. Il peut signer de nombreux articles, contes, feuilletons et reportages dans des journaux à grand tirage, Le Figaro, Le Gaulois, L'écho de Paris ou La République des Lettres. Diffusés au compte-goutte chaque jour, ses récits sont ensuite regroupés dans des recueils dont « La maison Tellier, 1881 », les « Contes de la bécasse, 1883 » ou encore les « Contes du jour et de la nuit, 1885 ». Autant c'est un bon chroniqueur, autant il sait gérer ses finances, si bien que ses droits d'auteur lui permettent d'acheter une maison à Etretat et un bateau sur lequel il navigue de Chatou aux guinguettes de l'île du Pecq, chères aux Impressionnistes.
Pendant cette décennie hyper féconde, de 1880 à 1890, Maupassant publie 6 romans, plus de 300 nouvelles et quelques récits de voyage ou pièces de théâtre. Trois de ses romans ont marqué ses lecteurs, « Une vie, 1883 », « Bel ami, 1885 » et « Pierre et Jean, 1888 ». De nombreux contes aussi, comme « Le Horla, 1887 » ou « L'histoire d'une fille de ferme » et « Le Père Amable » qui ont fait l'objet d'une adaptation à la télévision par Claude Santelli. Mais après 1885, la production décline et les ennuis de santé vont prendre le dessus. Au Maupassant conteur, écrivain du souffle court, rongé de phantasmes, succède le Maupassant romancier, adversaire du maniérisme et du symbolisme de « Fort comme la mort, 1888 » et « Notre cœur, 1890 » qui laissera deux autres romans inachevés lorsque, après la mort de son jeune frère, la maladie, que ne soignent pas des séjours en cure, le mènera à la folie paranoïaque, à la tentative de suicide et finalement à la mort, en Juillet 1893, dans la clinique où fut soigné Gérard de Nerval.
Ses thèmes principaux sont la femme ( il en a connu beaucoup et en mourra, via la syphilis ), la paternité ( son père quitte la famille quand il a 10 ans et lui-même ne reconnaît pas ses enfants ), l'eau ( qu'il adorait en Normandie ou sur la Seine ), la folie ( dans laquelle il sombrera lui-même, après son jeune frère ) et la mort ( qu'il a croisée de près lors de la guerre contre les Prussiens ). Ajoutons une touche de fantastique et de mystère, parfois de pessimisme mais toujours une grande humanité dans les peintures de personnages. Tel était Guy de Maupassant, grand noceur, grand voyageur, immense écrivain par le style, le juste coup de griffe pour ciseler les défauts du genre humain. Traduit dans le monde entier, il mérite la renommée qu'on lui a faite.
Je ne peux que répéter les paroles de Jules Renard (1893) : « J'aime Maupassant parce qu'il me semble écrire pour moi, non pour lui ».
Publié par Papyves à 02:14:53 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne vous apprends rien en vous disant que ce vin pétillant, célèbre dans le monde entier, le « Champagne », est associé au luxe, aux fêtes et aux succès de tous ordres, privés, sportifs ou professionnels. Selon la légende, c'est un moine bénédictin de l'abbaye Saint-Pierre de Hautvillers, dans la Marne, qui aurait découvert la méthode particulière de fabrication de ce vin effervescent qui régale nos palais. Dom Pérignon est né Pierre, en 1639, à Sainte-Menehould ( lire Menou ), dans l'Argonne de Louis XIV.
Procureur ( c'est-à-dire intendant ) et cellérier de l'abbaye, le bon moine se comporte comme un vrai œnologue avant l'heure, en apportant un soin tout particulier aux vendanges et au choix des raisins, ne laissant à personne d'autre la permission de les goûter. Sa première innovation consiste à assortir systématiquement, avant même de les pressurer, les raisins de diverses origines, apportés par la dîme, soigneusement choisis pour améliorer la qualité de l'assemblage.
Pour boucher plus hermétiquement les bouteilles de « vin tranquille » ( non effervescent ) que l'abbaye produisait, il eut ensuite l'idée, le 04 Août 1693, de verser de la cire d'abeille dans le goulot. Quelques semaines plus tard, les bouteilles explosèrent, révélant que le sucre contenu dans la cire avait provoqué, en tombant dans le vin, une seconde fermentation qui avait soumis les bouteilles à une pression trop forte. La méthode champenoise, par fermentation dans la bouteille, venait de naître. On dit aussi que Dom Pérignon aurait découvert le procédé en visitant une autre abbaye bénédictine, à Saint-Hilaire, où un moine avait déjà apprivoisé le phénomène, depuis 1531, dans sa production de vin à bulles qu'il nomma la « Blanquette de Limoux ». Il aurait ainsi importé la méthode dans la région d'Epernay et expérimenté de manière empirique la conservation de ce « vin du diable » ou « saute-bouchon ».
On prête aussi à Dom Pérignon l'emploi du bouchon de liège maintenu à la bouteille par une ficelle de chanvre imprégnée d'huile, ce qui permet au vin de garder sa fraîcheur et sa mousse. Aujourd'hui, les bouchons ont cette célèbre forme de champignon et sont entrés par compression forcée dans le goulot avant d'être maintenus, sous le col du goulot, par un « muselet » en fer torsadé qui empêche le bouchon de sauter tout seul, sous l'effet du gaz emprisonné dans le vin. Une plaque ronde en fer blanc, appelée couramment capsule, empêche le fil de fer de s'enfoncer dans le bouchon. Les collectionneurs, dit placomusophiliens, en raffolent.
Le champagne ne se boit pas dans un vulgaire verre mais dans une flûte ( genre de soliflore allongé ) ou mieux, dans une coupe dont la forme arrondie, dit-on, serait le résultat du moulage d'un sein de Marie-Antoinette, la femme de Louis XVI. D'ailleurs, on ne vous invitera pas à boire du champagne mais à le « sabler ». Ce qui ne veut pas dire qu'on y ajoute du sucre pour le boire au dessert mais qu'on l'avale d'un coup, en faisant « cul sec ». Du moins était-ce là l'acception ancienne remplacée par le sens moderne de boire en abondance, lors d'une fête.
Avant de le sabler ( avec un L ), un invité sensible à la tradition, qui date des hussards de Napoléon, voudra-t-il « sabrer » ( avec un R ) la bouteille pour en faire jaillir la mousse avec panache. Dans ce cas, il prendra un sabre ( ou toute autre lame lourde de cuisine ) pour le faire glisser, d'un geste vif et ample, le long du goulot et faire sauter le bouchon, encore serti de sa bague de verre, avec un bruit caractéristique mêlé aux applaudissements.
L'église abbatiale de Hautvillers est aujourd'hui la propriété de la maison de Champagne Moët & Chandon, appartenant à Bernard Arnault, première fortune de France. 25 millions de bouteilles, dont le Dom Pérignon, la cuvée des rois et des prélats, sont produites tous les ans, depuis 1743. Il existe 284 maisons de négoce en vin de Champagne dont 12 grands groupes ayant chacun leur château.
En 1961, pour le lancement de son millésime 1955, Madame Bollinger répondit à un journaliste du London Daily Mail, qui l'interrogeait sur sa consommation : « Je le bois lorsque je suis joyeuse et lorsque je suis triste. Parfois, je le prends quand je suis seule. Je le considère obligatoire quand j'ai de la compagnie. Sinon, je n'y touche jamais, à moins que je n'aie soif ».
Dom Pérignon, lui, a rejoint Dyonisos et Bacchus en 1715, en même temps que Louis XIV, le roi soleil. Tous deux avaient fait briller leur art ou leur siècle à leur manière. A ta santé, Pierre !
Publié par Papyves à 01:11:13 dans Faits de Société. | Commentaires (1) | Permaliens
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