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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Pause | 26 avril 2008

 

Chers amis blogeurs, je dois faire une pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.

Mais cette parenthèse sera courte.

Alors, patience et merci pour votre fidélité.

 

Publié par Papyves à 10:47:24 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Le nuage de Tchernobyl. | 26 avril 2008

 

Comme souvent, une grande catastrophe naît de l'accumulation de négligences et d'erreurs bénignes en soi mais qui, cumulées, s'avèrent dramatiques. Ce fut le cas ce 26 Avril 1986 autour du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 110 kilomètres de Kiev, en Ukraine.

La centrale nucléaire Lénine, sur un affluent du Dniepr près de Tchernobyl ( noir et blanc, en russe ), est une vieille centrale de 1977, dont le cahier des charges et les normes de construction n'avaient pas été respectés et qui ne dispose pas d'enceinte de confinement, de type Three Mile Island, par exemple.

Ce 26 Avril, les opérateurs de la centrale effectuaient un test sur un système de contrôle électrique de l'un des 4 réacteurs. Pour cela, les systèmes de sécurité avaient été désactivés, et les signaux de dysfonctionnement mal interprétés. Au départ, une température excessive à l'intérieur de la cuve où sont situés les barres (crayons) de combustible nucléaire et le graphite, servant de modérateur, entraîne une surpression et l'explosion thermique du cœur de cette partie de centrale. La dalle du toit en béton, de 200 tonnes, saute et libère, dans l'atmosphère, des matériaux gazeux ou solides, fortement radio-actifs. Qui plus est, cette dalle retombe sur le réacteur en dessous qui entre en fusion. Cette explosion a été entretenue, par la suite, par la combustion du graphite. Un ballet d'hélicoptères ( Vidéo ) sera chargé de déverser des milliers de sacs de sable, d'argile et de plomb dans le brasier pour arrêter la réaction incontrôlée.

D'emblée, fidèles à la culture du secret du système soviétique, les autorités ont minimisé la gravité, prétendument moyenne, de l'accident (en fait, de niveau 7, le plus élevé) et n'ont jamais averti des risques encourus, les ouvriers et soldats qu'ils ont envoyés en grand nombre pour colmater le trou béant, construire un « sarcophage » géant et ramasser les débris. Ce n'est que lorsque la Suède détecte un taux anormal de radioactivité dans l'atmosphère, deux jours plus tard, que les autres pays d'Europe vont s'inquiéter et que l'Agence soviétique Tass sera obligée de donner quelques détails sur l'explosion et ses conséquences. Il faudra bien aussi évacuer les 115.000 habitants qui résidaient dans un rayon de 30 kilomètres autour du site.

La déflagration a projeté dans l'air un immense nuage, fait de débris divers, tous lourdement radio-actifs et dont les effets s'atténueront avec le temps. Les vents vont pousser et disperser ce nuage sur toute l'Europe mais certains gouvernements, comme la France, auront peur d'en révéler toute l'étendue.

Dans les mois qui ont suivi, quelques 600.000 ouvriers « liquidateurs », venus d'Ukraine, Biélorussie, Pays Baltes ou Russie, ont été chargés de décontaminer le terrain, sans bénéficier, pour eux-mêmes, de protection suffisante. Beaucoup en sont morts ou ont contracté des cancers, notamment de la tyroïde. En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées, sous la pression de l'Union européenne et en échange d'aides financières importantes.

Le bilan réel des victimes ne sera jamais connu avec certitude. On l'estime à des centaines de milliers de morts ou de malades, atteints de leucémies, cancers multiples ou déformations congénitales. Mais, à quelque chose malheur est bon, dit le proverbe, et cet accident forcera toutes les autres nations à renforcer leurs propres mesures de sécurité, même si leurs centrales sont mieux conçues et mieux contrôlées.

On sait que l'économie mène le monde et que 1 kg d'uranium produit la même quantité d'énergie que 50 wagons de charbon mais Tchernobyl fut un avertissement pour l'humanité. Ne l'oublions pas !


  

Publié par Papyves à 01:21:33 dans Faits de Société. | Commentaires (4) |

Secte en feu à Waco. | 19 avril 2008

 

Généralement, les gourous des sectes, qui se gardent la meilleure part sur terre, promettent le meilleur à leurs adeptes ... dans l'au-delà, à condition bien sûr qu'ils l'écoutent aveuglément ici-bas. L'une des plus horribles tragédies affectant l'une de ces communautés se produisit le 19 Avril 1993, dans la propriété du « Mont Carmel » à Waco, au Sud du Texas, où 82 personnes dont 21 enfants périrent à la suite de l'incendie de la résidence, au moment où le FBI donnait l'assaut final.

La « ferme » de Waco héberge, depuis 1935, une centaine de « Davidiens », groupe religieux issu de l'Eglise Adventiste du Septième Jour, fondé en Californie dans les années 1930. Leur leader, depuis 1984, est un certain « David » Koresh. Il est l'incarnation de Dieu sur terre, connaît des passages entiers de la Bible par cœur, est le mari de toutes les femmes du camp ( il les honorera souvent ) et sans doute le père des enfants qui y naissent. David s'appelle, en fait, Vernon Howell mais il prend le nom de Koresh qui est la forme hébraïque de Cyrus, le roi de Perse qui conquit la Mésopotamie. David, en tant que nouveau Messie, sait que l'Apocalypse est proche et qu'il faut s'y préparer. Un bunker, genre chambre froide de survie et un lavage de cerveaux à base de sermons et de films, feront l'affaire.

Mais les fédéraux ATF ( Alcohol, Tobacco and Firearms ) apprennent par des plaintes, en 1992, que les Davidiens s'entraînent au tir avec des armes, pour certaines automatiques, ce qui est illégal. Une première opération de force est alors déclenchée le 28 Février 1993, au cours de laquelle des tirs sont échangés entre les agents ATF et les Davidiens. David Koresh sera lui-même blessé alors qu'il tentait de parlementer.

L'opération a échoué car la plupart des Davidiens sont toujours retranchés dans la ferme-forteresse. Le FBI remplace les ATF, accusés d'incompétence. Vont alors suivre 51 jours de siège au cours desquels on tentera d'abrutir les adeptes par des bruits et des simulacres d'attaques, jour et nuit, et on leur coupera l'eau et l'électricité. Koresh correspond, par téléphone, avec les négociateurs du FBI et quelques membres sont autorisés à quitter la ferme.

Quand le gourou menace les autorités d'un suicide collectif si le siège n'est pas levé, celles-ci décident d'un assaut. Le bâtiment est encerclé par des chars, des gaz lacrymogènes et des grenades explosives sont envoyés par les trous que font les blindés dans les façades et des coups de feu sont tirés. Bientôt, tout le bâtiment est en feu et les occupants ne sont toujours pas sortis. Ils se sont réfugiés dans le bunker mais on les retrouvera morts par asphyxie ou par balle dans la tête ( David Koresh en fait partie ). Suicide collectif ou liquidation systématique ? Qui a mis le feu ? Nul ne sait encore car le bâtiment a été rasé en urgence, un mois après les événements qui ne sont pas à la gloire de la Police américaine.

L'Apocalypse est venue plus tôt que prévue pour les Davidiens. Elle atteindra aussi la secte du Temple du Peuple, en 1978, suicide collectif au poison pour 914 adeptes dont 260 enfants. La liste est longue, malheureusement, Philippines 60 suicidés en 1985, Suisse 53 suicidés de l'ordre du Temple Solaire en 1994 et 16 dans le Vercors l'année suivante, Japon 5000 blessés et 12 tués par gaz dans le métro de Tokyo en 1995, Californie 39 suicidés au poison en 1997, et le summum en 2000 en Ouganda où près de 1000 adeptes de la secte du Rétablissement des 10 commandements s'immolent par le feu.

Perte du sens religieux traditionnel et perte de repères dans une société manquant de solidarité sont les facteurs sur lesquels agissent avec cynisme quelques illuminés. Qu'ils entraînent tous leurs disciples dans leur chute est assez confondant. Mais que faire ? Aimer ses proches, peut-être, cela suffit à les retenir auprès de soi.

 

Publié par Papyves à 08:01:48 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Décalage horaire. | 16 avril 2008

 

Chers lecteurs, je vais changer les horaires de publication de mes billets. Pour la plupart d'entre vous, ça ne change rien. Cela ne sera gênant que le premier jour, et encore seulement pour ceux qui me lisaient juste après Minuit, heure française, moment où j'avais l'habitude de publier mes articles, pour attendre que la date automatique qui s'affiche à côté du titre soit en phase avec la date de l'événement dont je parle.

Dorénavant, j'attendrai le lendemain matin, vers sept ou huit heures, heure de Paris, pour le publier. Ce sera ainsi le cas du sujet à venir qui traite du Cambodge et ne sera pas mis en ligne ce soir. Au bout de deux jours, vous ne verrez plus la différence.

Remarquez aussi l'humour de l'image qui me rappelle que je n'ai pas encore fait la bascule vers l'heure d'été, sur ma pendule à droite qui accuse toujours une heure de retard.

Merci de votre fidélité. Papyves.

 

Publié par Papyves à 18:02:50 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

La peinture impressionniste. | 15 avril 2008

 L'Art, quel qu'il soit, touche, émeut ou horripile le public, c'est selon. Mais les « critiques d'art », dont c'est le métier, ne se trompent jamais ( du moins, le pensent-ils ) sur la qualité, la cote et le devenir d'une œuvre. Ce fut pourtant le cas lorsque le jury du Salon officiel, tenu par les Académiciens des beaux-arts, refusa d'exposer les toiles de peintres anticonformistes, en 1863, dont la fameuse « Olympia », nu allongé, et le « déjeuner sur l'herbe », inspiré du Titien, de Edouard Manet.

Les œuvres condamnées ne respectaient pas les canons esthétiques prônés par l'Académie royale de peinture et de sculpture ( datant de Louis XIV ), notamment en ce qui concerne le traitement des formes et de la lumière, ainsi que le choix des sujets. Elles furent réunies pour une exposition à part, dite le « Salon des refusés » qui fut la risée de la critique assermentée et des badauds suiveurs, malgré le soutien éclairé de Napoléon III.

Un groupe d'artistes, après avoir essuyé eux aussi plusieurs refus de tenir salon, organisa sa propre exposition, le 15 Avril 1874, dans le studio d'un ami photographe, Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme de Nadar. On y trouva 165 toiles d'une trentaine d'inconnus, parmi lesquels Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Frédéric Bazille, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Henri Rouart, Berthe Morisot, Alfred Sisley et Edgar Degas, unis par la même recherche artistique de la beauté de l'instant fugace et des effets de lumière et de couleurs. Ces jeunes peintres, influencés par le réalisme des œuvres de Gustave Courbet, encouragés par la photographie naissante, privilégient les couleurs vives et les jeux de lumière, dans des scènes de la vie courante, plutôt que le classicisme imposé.

Le critique et pamphlétaire Louis Leroy vint, par curiosité, visiter l'atelier de Nadar et en rendit compte, dans son journal Le Charivari, en se moquant de ces peintures sans formes, dont un certain «  Impression, soleil levant » de Monet (1872, photo ci-dessus). Prétendant ridiculiser les exposants, le critique écrit : « Impression, impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit bien y avoir de l'impression là-dedans ». Le mot « impressionnisme » était né. On lui associera bientôt celui de « pointillisme » qui en est le fils.

L'exposition reçut 3.500 visiteurs, contre 400.000 pour le salon officiel et se déroula sans Manet, pour qui le Salon devait toujours rester prépondérant. Elle sera reconduite huit fois entre 1874 et 1886 mais le groupe des Impressionnistes se disloquera petit à petit. Curieusement, alors qu'il n'en faisait pas partie, beaucoup se réclament de Camille Corot.

Le succès et l'acceptation du public seront quand même au rendez-vous, grâce à quelques expositions à l'étranger. Par extension, le terme d'impressionnisme sera aussi employé, ensuite, pour caractériser certains romans de littérature, subjectifs, ou des œuvres musicales comme celles de Claude Debussy ou Maurice Ravel.

Du coup, les critiques, qui ont subi une réelle perte de prestige, se font moins virulents envers les jeunes talents et tournent progressivement à la chronique plus consensuelle. Mais a-t-on besoin d'eux pour apprécier les « Nymphéas » de Monet ?

 

Publié par Papyves à 00:17:35 dans Faits de Société. | Commentaires (4) |

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