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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Du Guesclin en Espagne. | 14 mars 2008

 

Après la paix de Brétigny ( 1360 ) avec les Anglais, les mercenaires sont désoeuvrés et, rassemblés en « Grandes Compagnies », ils écument les campagnes qu'ils délestent de leurs ressources et du peu qu'elles conservaient pour l'impôt. Charles V, dit le Sage, s'en émeut et prenant prétexte d'un appel à l'aide du prétendant malheureux à la couronne d'Espagne, il envoie son capitaine Bertrand Du Guesclin, à la tête de ces grandes Compagnies, prêter main forte à Henri de Trastamare qui veut reconquérir la Castille ( capitale Tolède ), en guerre avec l'Aragon ( capitale Barcelone ). Ce chevalier breton s'était déjà illustré en battant, à Cocherel en 1364, les troupes du roi de Navarre Charles le Mauvais.

Du Guesclin subit d'abord un premier échec à Navarette, en 1367, au cours duquel il est capturé par le Prince Noir, fils du roi d'Angleterre Edouard III, accouru avec le capitaine Chandos et ses troupes depuis l'Aquitaine. Le chevalier breton fixera lui-même, par orgueil, un montant élevé de rançon pour sa libération puis prendra sa revanche, le 14 Mars 1369, en battant le roi de Castille Pierre 1er , dit Pierre le Justicier puis le Cruel, à Montiel, au Sud-Est de la Castille.

Par ruse, Bertrand amènera les deux demi-frères, concurrents au trône, à se rencontrer sous une tente où ils en viennent aux mains. Du Guesclin aidera Henri de Trastamare à prendre le dessus et, une fois Pierre mort, à monter sur le trône de Castille sous le nom de Henri II. Pour le remercier, celui-ci le couvre de récompenses et c'est en vainqueur que Du Guesclin peut se présenter à nouveau à son roi Charles V qui le fait Connétable ( grand écuyer, du latin comes stabuli ).

C'est la fin de la première guerre civile espagnole mais également le retour aux exactions des Grandes compagnies. Aussi, le roi Charles le Sage propose-t-il à Bertrand Du Guesclin de mettre sa vigueur et son courage au service de la lutte contre les dernières places fortes aux mains des Anglais, ce qu'icelui s'acquittera avec succès, grâce à l'artillerie naissante, chassant l'anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou.

Il mène son dernier assaut à 60 ans, dans le Gévaudan, le 13 Juillet 1380. Le gouverneur de la place assiégée se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros.

Le roi le suivra de peu dans la nécropole royale de Saint-Denis où ils reposent tous les deux.

Cette guerre entre Pierre et son demi-frère Henri préfigure celle qui amènera au pouvoir le Général Franco en 1939, en offrant à des étrangers l'occasion de régler leurs conflits intérieurs sur le dos de l'Espagne. Doit-on dire : "C'est de bonne guerre" ?

 

Publié par Papyves à 00:50:56 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Les Chouans. | 11 mars 2008

Durant l'été 1792, des incidents ont lieu en Bretagne où les paysans s'opposent à la levée de volontaires qui doivent aller grossir les rangs des armées révolutionnaires. Jean Cottereau, dit Jean Chouan à cause de l'imitation du chat-huant ( chouette ) pour se reconnaître entre insurgés, prend la tête du mouvement de jacquerie. Le 11 Mars 1793, les jeunes gens de Machecoul, en Loire-Inférieure, qui refusent également le tirage au sort, massacrent sauvagement des prêtres constitutionnels et 300 sympathisants de la Convention. Ce n'est plus une jacquerie, c'est le début des guerres de Vendée qui vont opposer les « blancs » royalistes aux « bleus » patriotes républicains. Les griefs portent sur les exigences de l'administration et des prêtres constitutionnels, sur la lourdeur des impôts et surtout sur le refus de la conscription militaire par tirage au sort.

Une grande partie de l'Ouest de la France est rapidement touchée par cette rébellion, soutenue par de nombreux nobles mais l'armée républicaine s'organise et reprend Cholet, en Octobre 1793, aux 30.000 Vendéens qui fuient avec femmes et enfants et traversent la Loire au Nord, dans ce qu'on appellera la « virée de Galerne ». Leur but est de faire la jonction avec les Chouans, en attendant que le Comte de Puisaye ait obtenu le renfort des Anglais qui veulent rétablir la royauté. Ceux-ci accosteront, en effet, en Juin 1795, mais à Quiberon. Trop loin pour Charrette et Stofflet qui ne peuvent que remettre en cause les accords de paix qu'ils avaient du accepter.

Après la sanglante défaite du Mans, Chouans et Vendéens se réfugient dans les forêts et mènent des actions de guérilla ou de brigandage. Leur dispersion sera un atout pour le général Hoche qui réduira les zones de résistance les unes après les autres jusqu'à ce que les chefs, dont Puisaye et Guillemot, rendent les armes en Avril 1796.

Georges Cadoudal, devenu chef de la Chouannerie, tentera bien de nouveaux soulèvements après 1800 mais le mouvement manque d'unité et sera finalement vaincu. Cadoudal refusera la grâce de Napoléon et sera guillotiné, place de Grève, après avoir crié « Mourons pour notre Dieu et notre Roi ». C'est devenu une devise.

Les 3 rébellions successives des Chouans furent, en fait, la convergence des intérêts partisans des bandes de paysans mécontents et réunis en jacqueries, de l'espoir des nobles de restaurer la royauté après la Révolution française, et la conséquence de la frustration de l'Ouest de la France qui n'avait obtenu de la jeune République que des désagréments. Pas d'armée organisée, peu de combattants, peu d'encadrement rassembleur malgré de nombreux chefs et un soutien irrégulier de la population, le mouvement était voué à l'échec.

Aujourd'hui, il fait pourtant la fierté d'un quart de la France qui revendique son panache. Son emblème pourrait être la chouette : « ...il est à remarquer que l'oiseau consacré jadis à la sagesse armée devint comme une sorte d'emblème de la piété belliqueuse de nos paysans », dit l'un des nombreux historiens de cette période. Tiens, je croyais que c'était le cœur !

 

Publié par Papyves à 00:28:29 dans Conquêtes | Commentaires (5) |

Le Méridien de Greenwich. | 10 mars 2008

Tous les marins le savent ( et les randonneurs bien sûr ), tout point sur la terre est défini par des coordonnées précises, en Latitude et en Longitude. La latitude donne la position en degrés et minutes par rapport à l'équateur tandis que la longitude donne cette position par rapport à un méridien d'origine dont le choix a longtemps été disputé entre les Français et les Anglais, entre le méridien de Paris et celui de Greenwich.

Abdiquant devant les Britanniques, la France adopte, le 10 Mars 1911, l'heure du méridien de Greenwich, déjà valable dans toute l'Europe occidentale. Ce méridien origine de longitude 0, passant par l'observatoire royal de Greenwich, dans la banlieue Est de Londres, avait déjà été adopté lors de la Conférence internationale de Washington en 1884.

Bien avant cet événement, en 1634, Louis XIII convoque une assemblée de mathématiciens, astronomes et géographes internationaux pour mettre fin au désordre qui voulait que chaque nation utilise son propre méridien. Cette assemblée propose de placer le méridien zéro sur l'île Ferro, à l'Ouest des Canaries, revenant ainsi à l'idée du grec Ptolémée, au II° siècle après JC. Mais la pratique des marins était déjà bien ancrée d'utiliser celui de Paris.

Lors de la conférence de Washington, en 1884 donc, les Britanniques réussirent à convaincre les autres délégations d'adopter Greenwich, en se disant prêts à accepter le système métrique français, en contrepartie. La référence mondiale de longitude est désormais le méridien de Greenwich, matérialisé sur place par un puissant laser vert et situé à 2°20'14'' à l'Ouest de celui de Paris mais les Anglais mesurent toujours en miles, yards et inches.

Avec le méridien 180 qui lui est directement opposé, ce méridien zéro définit les hémisphères Est et Ouest, tout comme l'équateur répartit les hémisphères Nord et Sud. C'est l'égyptien Eratosthène qui avait divisé l'équateur en 360° et la terre en 24 quartiers d'orange. Dans chaque quartier d'orange, tout le monde voit le soleil en même temps, ce qui n'est plus le cas si on change de fuseau car on décale d'une heure tous les 15 degrés. Pour des raisons de commodité, les limites d'un fuseau horaire ( espace entre 2 méridiens où l'heure est la même du Nord au Sud ) ne sont pas rectilignes et suivent, plus ou moins, les limites des états. On a donc arrêté une heure d'origine, dite GMT ( Greenwich Mean Time ) devenue en 1982 heure UTC ( Universal Time Coordinated ), comptée dès lors à partir de minuit et non plus midi.

Il est amusant de penser que sur le méridien 180°, dans le Pacifique, on est à la fois au début et à la fin du jour. Sur l'île Taveuni aux Fidji, par exemple, on peut lire : « Ici, à gauche de cette ligne, vous êtes hier et à droite de la ligne, vous êtes demain ». Cocasse, non ?

 

Publié par Papyves à 00:04:47 dans Conquêtes | Commentaires (4) |

L’année bissextile. | 29 février 2008

Une année comporte 52 semaines et 365 jours, tout le monde le sait. Eh bien non, pas toujours car pour faire une révolution complète autour du soleil, la Terre a besoin de 365 jours ...et 6 heures. Donc, au bout de 4 ans, cela fait 24 heures de décalage qu'on a choisi de rattraper tous les 4 ans en rajoutant un jour au calendrier. Bien sûr, on a choisi le mois de Février qui est le plus court et cela donne un 29 Février de temps en temps. L'année devient alors «  bissextile » du latin bis-sextilis qui signifie « deux fois ( bis ) sixième ( sextus ) » car on doublait, à l'époque, le sixième jour avant les calendes de Mars, soit le 24 Février.

Depuis l'époque romaine, le calendrier Julien, qui avait cours avant le calendrier actuel, programmait une année bissextile tous les 4 ans, sans exception. Ce qui donnait une moyenne régulière de 365,25 jours pour un cycle annuel terrestre autour du soleil, au lieu des 365,2422 jours nécessaires à une révolution. On a donc accumulé une dizaine de jours de retard en quinze siècles. C'est ce qui a conduit le Pape Grégoire XIII à instaurer, en 1582, le calendrier Grégorien ( actuel ) qui a pu rattraper le retard en supprimant carrément 10 jours et qui permet toujours de ralentir le rythme en supprimant 3 années bissextiles tous les 400 ans. On arrive alors à une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en ... 10.000 ans.

Les années bissextiles ne sont, cependant, pas décidées au hasard. La formule ( compliquée,  je l'avoue ) veut que soient bissextiles les années divisibles par 4 mais non divisibles par 100 ( 1ère règle ) ou encore divisibles par 400 ( 2ème règle ). Par exemple, 2008 est bissextile, comme 2004, car divisible par 4 mais pas par 100. A l'inverse, 1900 est divisible par 100 mais ne l'est pas par 400. 1900 n'est donc pas bissextile alors que 2000 l'est ( divisible par 400 ).

Les Romains, déjà, avaient l'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire. Le premier 29 Février instauré fut celui de l'année 1584. La Commission Européenne en fait, désormais, la «  journée européenne contre les maladies rares ». Beau geste.

Curieusement, depuis 1980, un petit groupe d'amis journalistes édite un journal humoristique, appelé «  La Bougie du Sapeur » qui ne parait que les 29 Février, donc une fois tous les 4 ans, en hommage au créateur du Sapeur Camember, né un 29 Février, lui aussi. 200.000 exemplaires sont quand même tirés de ce qui n'était, au départ, qu'un gag. On attend le numéro 8 pour cette année.

Je plains quand même les personnes nées un 29 Février, comme Michèle Morgan, pour qui l'anniversaire se fait si rare. En même temps, elles sont 4 fois plus jeunes que nous, non ?

 

Publié par Papyves à 00:06:28 dans Conquêtes | Commentaires (3) |

La voiture du peuple. | 26 février 2008

A l'automne 1933, Hitler demande à l'ingénieur Ferdinand Porsche de concevoir une voiture simple, économe et pouvant emporter 4 personnes à 100 km/h sur les autoroutes allemandes en construction. «  A n'importe quel prix, Docteur Porsche ... en dessous de 1000 marks ». 1000 reichmarks, une gageure ! Le dictateur rêve, en fait, de concurrencer la Ford T et veut montrer au monde que l'Allemagne est capable d'offrir une voiture à tous ses citoyens.
Porsche, alors technicien chez Mercedes, s'inspire des chaînes de montage des usines Packard, Ford et General Motors qu'il arpente aux Etats-Unis et c'est ainsi que, le 26 Février 1936, Adolf Hitler inaugure une nouvelle usine à Fallersleben en Basse-Saxe d'où vont sortir , en série, les fameuses «  Coccinelles » de la marque Volkswagen.
Les prototypes de ce véhicule, appelé provisoirement KdF-Wagen ( pour : Kraft durch Freude, la Force par la Joie ) sont d'abord assemblés à Stuttgart et ont déjà la forme ronde spécifique et le « tout à l'arrière » : moteur 4 temps et 4 cylindres, boite et pont. Mais les bombardements alliés de 1943 et 1944 détruiront l'usine principale de Wolfsburg ( ancien KdF-Stadt ) qui avait pourtant produit 65.000 versions militaires et 1.100 KdF, version «  voiture du peuple ». C'est cette appellation, VolksWagen ( de Volk = peuple et Wagen = voiture ) qui va s'imposer dorénavant.
Après la guerre, la production va reprendre, d'abord avec un officier britannique chargé de son administration qui peignit les véhicules en vert puis en 1949 avec Heinz Nordhoff, le nouveau directeur de l'usine de Wolfsburg qui relance la VW, selon un modèle unique, connue en France sous le nom de Coccinelle du fait de sa forme, baptisé Käfer ( scarabée) en Allemagne et Beetle en Angleterre et aux USA. En France, Citroën entamait la production de la 2CV avec un design similaire et, en Italie, apparaissait la Fiat 500. Pendant les années 1960 et 70, malgré l'obsolescence grandissante du modèle, la réputation autant que la publicité vont booster la production de la VW 1200 type 1 au travers du monde entier, jusqu'à effacer le record de la Ford T de 15 millions d'unités pour atteindre plus de 20 millions d'exemplaires produits.
Si la production cessa en Allemagne, le 18 Janvier 1978, elle se poursuivit au Brésil et au Mexique jusqu'en 2003. Le record absolu des ventes tient toujours.
Aujourd'hui, c'est le constructeur Indien Tata, avec sa voiture «  Nano » à 1.800 euros et 5 litres aux cent, qui fait un tabac sur le marché mondial de l'automobile. Souhaitons lui le même succès que la « Cox ».
 

Publié par Papyves à 00:55:29 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

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