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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Le Commandant Cousteau. | 11 juin 2008

 

Alors que tous les médias rappellent la disparition, il y a tout juste 20 ans, du grand navigateur français Eric Tabarly, en Juin 1998, l'anniversaire d'un autre géant des mers doit être célébré aujourd'hui. Le 11 Juin 1910, en effet, naissait Jacques-Yves Cousteau, celui qui allait ouvrir, pour nous, le grand livre du monde sous-marin. Après des études au Collège Stanislas, le jeune Cousteau entre à l'Ecole Navale de Brest pour devenir officier de marine. Affecté à Toulon, sur le Condorcet, il vit ses premières expériences sous-marines, grâce à des lunettes Fernez, puis part en missions à Shangai, au Japon et en URSS.

Pendant la seconde guerre mondiale, Cousteau tourne, avec des amis, dont Philippe Tailliez, un pionnier de la plongée, quelques films documentaires sous les mers, qui seront primés. Il en profite pour expérimenter et améliorer de nouveaux scaphandres que lui présente un ami ingénieur mais il n'oublie pas sa patrie, participe au bombardement de Gênes et monte une opération commando contre les services d'espionnage Italiens qui lui vaudra d'être décoré pour faits de guerre.

En 1946, Cousteau et Tailliez montrent leur film « Epaves », tourné en 1943, à l'Amiral Lemonnier. Celui-ci les charge de mettre en place, pour la Marine nationale, le GRS qui deviendra GERS, Groupement d'Etudes et de Recherches Sous-marines. C'est cette structure et les navires qui y sont associés qui permettront à Cousteau de créer l'archéologie sous-marine moderne et scientifique. Il aura l'idée d'un scaphandre autonome, avec détendeur. Des campagnes en Méditerranée, avec le cinéaste Marcel Ichac, il ramènera le film « Carnets de plongée » qui sera primé au festival de Cannes en 1951.

Ayant quitté la Marine, Cousteau fonde en 1950, les Campagnes océanographiques françaises, et entame ses explorations sous toutes les mers et grands fleuves du globe, Amazone par exemple, depuis un bateau qui deviendra mythique, la Calypso, ex-dragueur de mines. En même temps, il est directeur du Musée océanographique de Monaco.

Pendant ses voyages, il produit de nombreux films qui feront réellement connaître les fonds sous-marins au monde entier. «  Le Monde du silence » réalisé avec Louis Malle, en 1956, en est l'exemple type. Il crée des soucoupes capables de descendre à des profondeurs de plus en plus grandes, s'oppose avec succès à l'enfouissement de déchets radioactifs sous la mer, obtient de Castro la libération de prisonniers politiques, se bat pour le respect des océans qu'il voit se dégrader d'année en année. « Les gens protègent et respectent ce qu'ils aiment, et pour leur faire aimer la mer, il faut les émerveiller autant que les informer » dira-t-il.

Le personnage du Commandant Cousteau, avec son bonnet rouge, hérité des scaphandriers pieds-lourds, devient légendaire de son vivant. Adulé aux Etats-Unis, il reçoit, dans les années 1970, de nombreux prix. Mais il perd Philippe, son fils et associé, en 1979 au large du Portugal, ce qui l'affectera énormément. Son fils aîné le remplacera dans les expéditions suivantes. Le 22 Juin 1989, Jacques-Yves Cousteau est reçu officiellement sous la coupole de l'Académie Française. Conférencier sur l'environnement aux Nations Unies, en 1992, il sera ensuite conseiller régulier de l'ONU et de l'UNESCO.

Après la mort de sa femme, les relations avec son fils aîné se détériorent et Cousteau s'oppose à la réalisation, par celui-ci, d'un centre de vacances dans les îles Fidji. Les dissensions entre les différents membres de la famille vont ensuite ternir la belle image acquise pendant un demi siècle. Le commandant au bonnet rouge s'éteint, à 87 ans, le 25 Juin 1997, à Paris et il sera inhumé dans le caveau de famille de son village natal, Saint-André-de-Cubzac, près de Bordeaux.

L'arrivée de la télévision dans les chaumières avait besoin de documentaires et d'aventures extraordinaires. Cousteau, ce Jules Verne moderne, les offrit au monde ébahi. Connaître pour mieux protéger, telle aurait pu être sa devise. Commandant, le « monde du silence » te salue.

 

Publié par Papyves à 01:18:22 dans Aventures | Commentaires (0) |

Le martyr d’Oradour sur Glane. | 10 juin 2008

 

Avec le débarquement des Alliés en Normandie, le 06 Juin 1944, les maquis multiplient les opérations de sabotage et de harcèlement afin de handicaper les mouvements des troupes allemandes. C'est le cas pour la Panzer-division SchutzStaffel (SS) « das Reich » du général Lammerding, attaquée dans Tulle par les FFI et qui procède à des exécutions de représailles. Le 10 Juin, le régiment « der Führer » de cette division quitte Saint Junien. En début d'après midi, une colonne de 8 camions et 2 blindés à chenilles, commandée par le Sturmbannführer Adolf Diekmann, est aux portes d'Oradour-sur-Glane, un paisible village du Limousin, à 20 km de Limoges. La mission de ce bataillon est de récupérer les armes et munitions des maquisards, de délivrer le Major Kämpfe captif et, en cas d'échec, de fusiller 40 « terroristes », pour l'exemple.

Convoqué par le commandant Diekmann, le maire du village fait clamer, par le crieur public, l'ordre aux habitants de se rassembler sur le Champ de foire. Ce qu'ils font sans peur, pensant qu'il s'agit d'un contrôle de routine. Les soldats allemands fouillent les maisons et en sortent, sans ménagement, les personnes qui s'y trouvent encore, y compris dans les fermes alentours. Un des alsaciens enrôlés de force dans la SS, un « Malgré-nous », traduit les propos du commandant qui parle d'une cache d'armes et de la disparition d'un officier SS, enlevé par les maquisards FTP. La population ne dit mot. Après avoir écarté les femmes et les enfants, l'officier interroge à nouveau les hommes sur l'emplacement des caches d'armes. Pas de réponse. Alors, les 180 hommes et jeunes gens sont emmenés vers différents bâtiments, non habités, du village qu'ils doivent, sous la menace de mitrailleuses, vider de tout ce qu'ils contiennent.

Pendant ce temps, les 350 femmes et enfants sont dirigés vers l'église et y sont enfermés. Les soldats déposent une lourde caisse d'où dépassent des mèches et y mettent le feu mais elle n'explose pas tout de suite et se contente de faire une épaisse fumée qui asphyxie les otages, pris de panique. C'est alors que les militaires ouvrirent le feu et jetèrent des grenades sur ces pauvres victimes sans défense jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une vivante. Seule Marguerite Rouffanches, 47 ans, eut la vie sauve, en s'échappant par un vitrail brisé, après avoir fait le mort pendant la tuerie. Le silence obtenu, les soldats recouvrent les corps de paille et de bois et y mettent le feu. L'église s'embrase et le clocher s'effondre.

De leur côté, les hommes fouillent toujours les granges et autres garages, à la recherche d'hypothétiques caches de munitions. Soudain, une explosion se fait entendre en provenance de l'église. C'est le signal du mitraillage des différents groupes épars. Les « radounauds », nom des habitants, tombent les uns sur les autres et les SS achèvent ceux qui gémissent encore. Puis ils font le tour du village, pillent à l'occasion et mettent le feu aux habitations visitées, école comprise. Après que les SS aient quitté Oradour, vers 22 heures, on dénombrera 642 victimes et 328 constructions brûlées.

Une autre version des faits, dite révisionniste, établit que le massacre n'était pas prémédité mais résulte d'une bavure effectuée par une troupe harcelée par les maquisards, lors de son repli, de Montauban vers le Nord. La détonation dans l'église, en particulier, serait due à l'explosion, sûrement accidentelle, d'une énorme réserve d'explosifs que les résistants FTP avaient cachée dans le clocher. Se croyant attaqués, les SS avaient ainsi riposté par des fusillades exagérées.

Aujourd'hui, les ruines béantes, conservées en l'état sur ordre du Général de Gaulle, s'offrent encore au visiteur et un mémorial Centre de la mémoire immortalise la souffrance de ce « village martyr ».  Souvenons-nous !

 

Publié par Papyves à 04:04:15 dans Faits politiques. | Commentaires (4) |

Ludwig der zweite von Bayern. | 09 juin 2008

 

Lorsqu'à 16 ans, en 1861, bel adolescent romantique, Ludwig Otto Frederik Wilhem von Wittelsbach, le futur Louis II de Bavière, se rend à l'Opéra pour entendre « Lohengrin », il éprouve un choc émotionnel qui va le transformer en mécène au profit de l'auteur Richard Wagner qu'il va aussitôt revoir dans « Tannhaüser » et protéger toute sa vie. A 18 ans, montant sur le trône de son père Maximilien II de Bavière, Louis n'entend rien à la politique et fuit la société que son éducation recluse et stricte lui a peu donné l'occasion de fréquenter. Aimant la solitude, il ne concédera qu'un amour platonique pour sa cousine "Sissi", Elisabeth impératrice d'Autriche et une indifférence pour sa fiancée Sophie de Bavière, soeur de Sissi.

Souhaitant revivre le monde de Tannhaüser dans la vraie vie, il fait entamer la construction du château de Neuschwanstein puis, ébloui par la magnificence de Versailles, il songe à en reproduire la beauté à Linderhof. Ce sera finalement sur une île qu'il érigera son petit Versailles puis d'autres châteaux tout aussi extravagants.

Mais le monde bouge autour de lui et comme il ne se passionne pas pour la politique, son chancelier lui conseille de s'allier à l'Autriche en 1866 contre les Prussiens qui rêvent d'une grande Allemagne. Erreur, ce sera la dure défaite de Sadowa. Il change alors de chancelier mais le nouveau est favorable à une alliance avec la Prusse. Bonne pioche, cette fois, car la Bavière participera ainsi à l'écrasement de la France en 1870 et intégrera une Allemagne naissante sous la domination du chancelier Bismarck.

On a oublié que ce roi, qui haïssait la guerre, voulait à sa manière le bien de ses sujets, a créé l'équivalent d'une Croix rouge allemande, a construit la synagogue de Munich et le théâtre wagnérien de Bayreuth. L'histoire ne retient que le passage d'un roi fou ou illuminé qui a construit des châteaux inutiles. La vérité est plus complexe, comme toujours. La construction de ses châteaux, justement, a créé des emplois pendant des dizaines d'années.

Le 13 Juin 1886, alors qu'il n'a que 41 ans et n'est pas malade, on découvre son corps inerte à côté de son médecin, dans le lac du parc de Berg, derrière le château où des Munichois venaient de l'incarcérer de force. A-t-il voulu se suicider, après avoir étranglé son médecin ? A-t-il voulu s'évader en bateau de ce lieu de détention, avec la complicité de ce même médecin, et les choses auraient mal tourné ? Je penche plutôt, avec d'autres historiens, pour le complot ou le coup d'Etat en douceur, donc pour l'assassinat. En effet, la famille de son oncle Léopold, le Prince Luitpold, avait fondé de grands espoirs d'accès au trône, lorsque le père de Louis, le roi Maximilien II n'avait pas encore d'enfant, alors que Léopold avait déjà une descendance. Espoirs déçus avec la naissance de Louis puis, 3 ans après, de Othon, son jeune frère. « Aujourd'hui mon fils, tu n'es plus rien ! » dira la femme de Léopold en soulevant son fils du berceau.

Or, voici que Louis II, ce roi solitaire, plus féru d'art architectural, de musique et de littérature qu'impliqué dans les affaires du royaume, qu'on juge homosexuel puisqu'il a repoussé une fiancée, dépense toute son énergie et les deniers de la Bavière en de vaines constructions médiévales. On va le faire passer pour fou et prendre sa place. Pour assurer le coup, son frère Othon, second prétendant, est interné. Une commission d'aliénistes, avec un psychiatre munichois réputé, Bernhard von Gudden, est désignée pour vérifier son état de démence et on l'interne au château de Berg, au Sud de Munich. Sa destitution est officiellement prononcée le 09 Juin 1886 et, curieusement, son oncle Léopold prend aussitôt la régence, dès le 10 Juin, comme s'il y était préparé. Trois jours après, le roi Louis II est trouvé mort, dans des circonstances vite étouffées.

Elle me semble bien juste la maxime populaire qui dit « Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ». Mon cher Ludwig, plus jamais, je ne dirai que tu étais fou.

 

Publié par Papyves à 00:25:04 dans Faits politiques. | Commentaires (1) |

La Fête de l’Etre suprême. | 08 juin 2008

 

Au « bon » temps de la Révolution française, un vent de folie s'était emparé des nouveaux dirigeants. Le 22 Septembre 1792, la Convention ( Assemblée ) révolutionnaire proclame la République ( la Première ). Exit la Royauté, Louis XVI sera condamné et guillotiné le 21 Janvier 1793. C'est la liesse pour les Sans-culottes et, à une époque où on accoure sur la place du marché pour voir écarteler un voleur ou « raccourcir » un manant, l'établissement de la « Grande Terreur » qui voit disparaître, sans jugement, Lavoisier, Malesherbes, André Chenier, Danton ( voir ici ), etc ... ne surprend pas le citadin.

Dans ce monde de brutes, un décret du 18 floréal an II ( 07 Mai 1794 ), adopté par la Convention montagnarde, instaure un calendrier de fêtes républicaines, en lieu et place des fêtes catholiques et marquant les valeurs dont se réclame la République. Cependant, pour tempérer les tendances athées des ultra-révolutionnaires qui appellent à la destruction des églises en les transformant en Temples de la Raison, Maximilien de Robespierre établit le « culte de l'Etre Suprême ». Il s'agit, selon lui, d'une religion naturelle, déiste, indépendante de tout clergé, en prise directe avec Dieu et reconnaissant l'immortalité de l'âme. Ce culte, inspiré par Jean-Jacques Rousseau et exercé lors des fêtes citoyennes, doit promouvoir les valeurs de civisme, de fraternité, d'amitié et de bonheur.

Pour marquer cette nouvelle ère, Robespierre instaure une « Fête de l'Etre suprême », le 20 prairial an II ( 08 Juin 1794 ), des Tuileries au Champ de Mars qui sera imitée dans pratiquement toutes les régions françaises. Ce jour-là, marchant seul devant des députés à moitié convaincus, arborant une écharpe tricolore, il dépose un bouquet de fleurs devant la statue de la Sagesse ( ça me rappelle Mai 1981 ) puis met le feu aux mannequins qui symbolisent l'Athéisme, l'Ambition, l'Egoïsme et l'Hypocrisie.

Mais l'unité morale derrière la Convention ne prend pas corps, au contraire et Robespierre doit intensifier la Terreur pour éliminer, y compris dans son propre camp, les opposants aux mesures décrétées par le Comité de Salut public et qu'imposent la situation intérieure chaotique et les menaces nombreuses aux frontières. C'est ainsi que la loi du 22 prairial ( 10 Juin 1794 ) réorganise la justice révolutionnaire en supprimant la défense et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort. En 2 mois, 1.200 exécutions auront lieu rien qu'à Paris.

Toutes ces mesures radicales ne plaisent pas et des cris de « A bas le tyran » commencent à fuser. En Juillet ( 09 thermidor ), les députés craignant d'être à leur tour victimes de la terreur, mettent en minorité Robespierre qui sera accusé puis dirigé, lui aussi vers l'échafaud qu'il avait si souvent désigné comme sentence à ses adversaires. En Octobre 1795, la Convention sera dissoute et laissera place au Directoire.

Comme quoi, à trop vouloir faire la fête avec des outils dangereux, on peut facilement se retrouver la cible de son propre fusil.

 

Publié par Papyves à 00:53:28 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

La Norvège se sépare de la Suède. | 07 juin 2008

 

Les pays scandinaves sont étonnants, presque fascinants. L'union du Danemark et de la Norvège, obtenue par alliance, dès 1380, formera « l'Union de Kalmar », en 1397, par ajout de la Suède (qui possédait l'actuelle Finlande). Le Danemark (le plus peuplé à l'époque) sera dominant jusqu'à l'explosion de cette union en 1523. Après les batailles napoléoniennes, en 1814, le royaume Dano-norvégien doit céder la Norvège à la Suède qui s'était émancipée. La Norvège renâcle, adopte une constitution et déclare son indépendance au sein d'un royaume dont le souverain est le danois Christian-Fréderic. Un compromis est alors trouvé sous la forme d'une « Union personnelle » qui reconnaît les deux royaumes mais avec un seul monarque commun. ( Si vous êtes perdus, c'est normal, c'est compliqué ). On a donc, en 1814, une Union Suède-Norvège qui rassemble deux royaumes distincts sous le statut d'une Union personnelle, où la Suède est leader. Ouf !

A la fin du XIXème siècle, une conscience nationale émerge, en Norvège. On se sent prêt à redevenir souverain. Le 07 Juin 1905, le « Storting », Parlement, décide unilatéralement de ne plus reconnaître le roi Oscar II de Suède et le gouvernement démissionne, ce qui revient à dissoudre l'Union sous une seule couronne. Un référendum, demandé par la Suède, entérine cette décision. Un second établit une monarchie distincte, plutôt qu'une république. C'est le Prince Karl de Danemark qui accepte d'être roi, sous le nom de Haakon VII. Christian Michelsen sera Président du gouvernement.

La Norvège, membre fondateur de l'ONU en 1945, de l'OTAN en 1949, intégrée à l'Espace Schengen, a refusé au cours de deux référendums, en 1972 et 1994, de rejoindre l'Union Européenne et elle continue d'utiliser sa propre monnaie. Elle est restée une monarchie constitutionnelle, à gouvernement parlementaire, nommé par le Roi. Sans faire partie de l'OPEP, la Norvège est le troisième exportateur de pétrole au monde, ce qui lui assure des revenus confortables.

La Suède, monarchie parlementaire, est entrée dans l'Union Européenne le 1er Mars 1994 mais n'a pas, non plus, adopté l'Euro comme monnaie. L'exploitation du bois, du fer, de la pêche, de l'hydroélectricité et les industries mécaniques (Volvo, Saab, Electrolux) lui assurent une économie saine.

La Finlande, enfin, abandonnée à la Russie en 1809, profitera des évènements révolutionnaires russes de 1917 pour obtenir son indépendance, à l'instar de ses voisins baltes. Contrairement aux pays voisins à son Ouest, la Finlande est une démocratie parlementaire, avec un Président de la République, un gouvernement et un Parlement. Ayant adhéré à l'Union Européenne en 1995, elle adopte l'Euro comme monnaie.

Il est regrettable, quand même, que dans cette importante zone d'influence scandinave, parmi ces trois pays nordiques, il n'y ait qu'un membre OTAN et deux membres Union Européenne seulement.

 

Publié par Papyves à 00:13:39 dans Conquêtes | Commentaires (2) |

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