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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Sherlock Holmes vit toujours. | 07 juillet 2008

 

Alors qu'ils se moquent de savoir qui en est l'auteur, les inconditionnels lecteurs des enquêtes du détective anglais Sherlock Holmes sont persuadés que le personnage a vraiment existé et qu'il a bien résolu les énigmes compliquées que ce cher Docteur Watson, son fidèle compagnon, a bien voulu écrire.

On prétend que le nom de Sherlock vient de « Cher Lecoq » que Conan Doyle, l'auteur, le vrai, aurait découvert dans « Monsieur Lecoq » sous la plume d'Emile Gaboriau, l'un des inventeurs du roman policier. Le célèbre détective Sherlock Holmes et son ami, le docteur Watson, apparaissent en 1887 dans une nouvelle intitulée « A study in scarlet », une étude en rouge, dans laquelle les capacités déductives du vieux célibataire maniéré font déjà recette. La seconde publication, « Le signe des Quatre », en 1890, le rend définitivement célèbre.

Arthur Conan Doyle naît, en 1859, dans une fratrie de 9 enfants et rédige déjà le journal de l'école, à la Public school de Stonyhurst où il est admis en s'inspirant d'Edgar Poe et de Jules Verne. Après des séjours linguistiques à Paris et en Allemagne, il fait des études de médecine, de 1876 à 1881. C'est en observant ses professeurs qu'il trouvera la matière pour créer ses futurs personnages. Son cabinet médical n'est pas surchargé et il a le temps d'écrire. Outre les aventures de Sherlock Holmes, sous forme de nouvelles, viendront notamment « Le chien des Baskerville », « Le monde perdu », « Les exploits du brigadier Gérard » ou « La vallée de la peur ».

Après l'énorme succès des 6 premières nouvelles, le directeur du Strand Magazine souhaite en commander d'autres à son auteur. Mais Doyle ne prise guère ces intrigues alimentaires et souhaiterait plutôt que ses autres publications, ignorées, soient mieux accueillies. Il refuse ou alors exige 50 £ par titre (une grosse somme à l'époque), ce que l'éditeur accepte. Du coup, Doyle abandonne son cabinet de médecine qui de toute façon végétait et décide de se consacrer à l'écriture. Un second volume des enquêtes du génial détective suivra donc mais au grand dam de Doyle lui-même qui ne peut plus s'en détacher, tant il croule sous les lettres d'admirateurs ou de demandes de conseils juridiques dans des affaires privées. Excédé, Conan Doyle décide de faire disparaître son héros qui trouvera la mort, en 1891, lors d'une confrontation avec son éternel rival, le professeur Moriarty, au fond d'un gouffre suisse.

Plus de héros, plus d'astreinte, Doyle va désormais se consacrer librement à la rédaction d'autres romans fantastiques, d'aventures et de science-fiction et même d'œuvres ésotériques et de spiritisme. Mais les lecteurs ne l'entendent pas de cette oreille. Sherlock Holmes ne peut pas disparaître, « débrouillez vous pour le ressusciter » lui intiment ses fans. Doyle tiendra 12 ans sans céder puis le fera réapparaître, en 1903, pour 13 autres nouvelles aventures, en acceptant la proposition alléchante d'un éditeur américain.

En même temps, Doyle s'investit en Afrique, en participant à la guerre des Boers, au sein d'un hôpital monté à ses frais, de 1900 à 1901, dénonce les crimes commis au Congo par l'administration belge, dans son livre « Le crime du Congo », intervient pour rétablir la vérité dans l'affaire d'un Juif allemand injustement condamné à mort et sera correspondant de guerre pendant le premier conflit mondial.

En 1916, Doyle annonce, dans la revue spirite Light, sa conversion au spiritisme. Dès lors, il sillonnera le monde pour faire des conférences sur le sujet, prêchant le salut de l'humanité par la science. A l'issue de ses voyages, en 1929, il est exténué et sera victime d'une crise cardiaque. Le 07 Juillet 1930 au matin, Sir Arthur Conan Doyle décède dans sa villa de Crowborough.

Mais Sherlock Holmes est immortel et vit toujours dans des associations et des musées américains, anglais ou australiens, entre autres. Son bureau du 221 rue Baker street, pure fiction, a du être reconstitué, à Londres, à l'identique de ce que l'écrivain avait dépeint dans ses nouvelles. Le héros est bien vivant dans la mémoire collective, comme Hercule Poirot le sera un peu plus tard.

Seuls les écrivains sont mortels. Elémentaire, mon cher Watson !

 

Publié par Papyves à 00:34:30 dans Faits de Société. | Commentaires (2) |

Pasteur et la rage de chercher | 06 juillet 2008

 

En 1831, le jeune Louis Pasteur, 9 ans, est témoin, dans son village d'Arbois, de la cautérisation au fer rougi, du bras d'un homme mordu par une louve enragée. Cette vision le hantera jusqu'à ce qu'il découvre, lui-même, le vaccin contre la rage. Mais avant cela, il va explorer plusieurs disciplines.

Chargé par Napoléon III, son mécène, de trouver une méthode pour s'attaquer aux maladies du vin qui ne se garde pas à l'époque, il démontre, en 1863, que celles-ci sont dues à des micro-organismes qu'il tue en chauffant le vin à 55°C. Appliqué à la bière et au lait, ce procédé dit de « pasteurisation » est bientôt utilisé dans le monde entier. Etudiant les fermentations, il découvre que des organismes peuvent vivre en « anaérobie », sans air.

En guise d'introduction à la biologie animale, il étudie, à Alès, avec le professeur Béchamp, les maladies qui touchent les élevages de vers à soie et isole les parasites microscopiques des papillons malades. Puis, il propose d'immuniser des animaux en leur injectant des bacilles atténués (affaiblis). Comme les scientifiques sont sceptiques, il organise une démonstration publique au cours de laquelle il vaccine la moitié d'un petit troupeau de moutons et l'autre non. Quand il injecte, quelques jours plus tard, une concentration plus forte du bacille normal, les moutons non pré-vaccinés, meurent. Son aura, bien relayée par des publications régulières, grandit de ce seul fait, même s'il sera prouvé plus tard qu'il a subtilisé, au dernier moment, son vaccin par un autre, suggéré par le docteur Roux.

Avec le docteur Roux, il découvre le staphylocoque, le streptocoque et des bactéries, ce qui lui permettra de mettre au point les vaccins contre des maladies affectant les animaux : charbon du mouton, choléra des poules, rouget du porc. Mais le passage au vaccin pour l'homme est un saut qu'il n'osera, lui qui n'est pas médecin, que lorsqu'on lui présente, le 06 Juillet 1885, Joseph Meister, un jeune Alsacien mordu par un chien enragé et, donc, voué à une mort certaine. Pendant une dizaine de jours, il inocule son vaccin expérimental « atténué » à l'enfant puis, pour vérifier qu'il fonctionne bien, administre au garçon une dernière dose mortelle. Grâce au traitement des doses atténuées précédentes, l'enfant guérit. C'est la preuve dont Pasteur avait besoin pour présenter la pertinence de ses travaux sur le vaccin antirabique à l'Académie des Sciences. Des vaccinations par centaines vont être opérées sur des malades venant de toute l'Europe, parfois malheureusement sans succès.

Progressivement et discrètement, le vaccin phéniqué (à base de phénol), mis au point par Fermi en 1908, plus efficace, va remplacer celui de Pasteur et Roux, à base de moelle de lapin. Mais la renommée de Louis Pasteur, à la hauteur de son rival allemand Robert Koch, est faite. Peu attiré par la politique, il dédaigne le siège de député qu'il aurait obtenu sans problème et poursuit ses recherches biologiques.

Cependant, très dogmatique, n'admettant pas la remise en question, le biologiste s'attire en coulisse des critiques de la part de ses collaborateurs qui ne voient que rarement leur nom sur les publications des travaux du maître.

En fait, Pasteur a toujours eu le don de mettre de l'ordre dans les travaux de ses prédécesseurs jusqu'à les faire aboutir victorieusement, grâce à sa persévérance dans des expériences hasardeuses, s'attribuant ainsi la découverte d'un procédé qui était arrivé à maturité avant lui mais que son entregent a su médiatiser, au bon moment, pour la bonne cause. Ce fut le cas de ses études sur la dissymétrie moléculaire, sur la fermentation par les levures et la pasteurisation que Nicolas Appert avait déjà trouvée pour conserver les aliments, sur la « génération spontanée » dont il a eu le génie de « montrer » la fausseté, par une démonstration simple avec un flacon à bec retourné. Ce fut le cas aussi sur l'importance des germes dans les maladies infectieuses, mise en évidence par d'autres que lui, et surtout pour la vaccination dont il serait l'inventeur alors qu'elle avait déjà été démontrée pour la variole par Jenner, un médecin anglais, en 1796, soit 26 ans avant sa naissance. Le génie de Pasteur a toujours été de trouver, dans la confusion des résultats partiels de ses prédécesseurs, un fil conducteur qu'il a suivi avec constance, patience et application, prouvant ainsi son grand esprit de synthèse.

Elu à l'Académie française en 1881, Pasteur consacre les 10 dernières années de sa vie à l'Institut qu'il a pu faire ériger, en 1888 et dont il fait un dispensaire pour le traitement contre la rage, un centre de recherche pour les maladies infectieuses et un centre d'enseignement sur les microbes. Son œuvre sera poursuivie, à l'étranger, dans les 25 instituts qui portent son nom, par ses disciples, les « Pasteuriens ».

A sa mort, en 1895, le gouvernement fit voter des funérailles nationales et il fut enterré, à la demande de la famille, dans la crypte de l'Institut Pasteur. Son héritage et les applications médicales et scientifiques qui en découlent sont considérables. D'ailleurs, quand on est Français, on ne peut que s'émerveiller devant un scientifique aussi éminent qui affirme que :

«  le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».

 

Publié par Papyves à 02:40:08 dans Grands Chefs | Commentaires (0) |

Le Français prohibé en Algérie. | 05 juillet 2008

 

A l'inverse du Maroc et de la Tunisie, la France a toujours eu des relations difficiles avec l'Algérie, même si les deux peuples s'apprécient. La date du 05 Juillet tombe à pic pour en parler car elle est l'anniversaire de trois événements :

Le 05 Juillet 1830, les troupes du Général de Bourmont font leur entrée dans la forteresse d'Alger, entraînant la capitulation du Dey et le début de la colonisation française dans ce qui deviendra l'Algérie. Un siècle et demie plus tard, le 05 Juillet 1998, entre en vigueur une loi, votée en 1996, qui impose la langue arabe dans toutes les écoles, à l'exclusion de toute autre, alors qu'au moment de l'indépendance, le 05 Juillet 1962, le pays dans son ensemble parle français, en sus de sa langue maternelle. On passe du bilinguisme culturel au monolinguisme arabe alors que le pays a soif d'ouverture vers l'extérieur. Mais avec un référentiel linguistique unique, le contrôle est plus facile.

Au début de la Guerre d'Algérie ( qu'on désignera longtemps par « les événements » en France ), le pays compte 08 millions d'autochtones seulement et 01 million de Français d'Algérie, c'est-à-dire Pieds-Noirs et Juifs séfarades naturalisés (installés là bien avant l'arrivée des arabes). On désignera ces colons Pieds-Noirs car ils avaient souvent les pieds dans les marécages pour les assécher et qu'ils ont fait connaître la vigne aux habitants locaux en foulant de leurs pieds nus les grappes de raisin noir pour en faire sortir le jus. Ce sont eux qui développeront l'usage de la langue française dans l'administration, les exploitations agricoles, ou les écoles. Mais, le 1er Novembre 1954, des attentats meurtriers contre les Français sont déclenchés par le tout jeune parti du Front National de Libération. C'est le début de l'insurrection et d'un conflit qui ne s'achèvera qu'en 1962 avec l'indépendance. Sans doute, le souvenir de la sanglante répression de Sétif en Mai 1945 refaisait surface dans les motifs du FLN.

En 1998 donc, l'enseignement de la langue de Voltaire est interdit. Le ministre précise « qu'il est fait obligation aux écoles privées ( les dernières à faire de la résistance ) d'utiliser la langue arabe comme unique instrument linguistique pour l'enseignement des programmes scolaires ». De fait, l'arabe était revenu en force dès l'indépendance, inscrit à l'article 3 de la Constitution comme « langue nationale et officielle », réintroduit d'abord dans le Primaire puis imposé, en 1968, à tous les fonctionnaires, placardé dans les rues en 1976. L'arabe est imposé par la loi comme unique langue d'Etat, en Janvier 1991, ce qui exclut, outre le Français, la pratique de la langue Berbère qui est pourtant celle des premiers occupants d'Algérie.

Naît alors un autre conflit interne entre les partisans d'une arabisation uniforme, dans le moule de l'Islam, et les tenants d'une pluralité de dialectes ou langues régionales dont se réclament les Berbères et leur culture « Tamazight ». Des émeutes régulières en Kabylie tenteront de faire accepter le Berbère comme deuxième langue officielle, en vain. La constitution de 1996 affirme pourtant que les composantes essentielles de l'identité algérienne restent « l'Islam, l'arabité et l'amazighité » mais pour ce dernier, les faits ne suivent pas et l'amazigh est considéré par les autorités comme un folklore. Ce n'est qu'en 2002 qu'une nouvelle loi lui accordera le statut de langue officielle, sans que cela ne se traduise dans les faits. Le Français, lui, n'est plus parlé que par l'élite et les journalistes, malgré la télévision qui diffuse largement les chaînes métropolitaines.

Membre de l'OPEP, l'Algérie du Président Abdelaziz Bouteflika a tous les atouts pour réussir son éclosion parmi les plus grandes nations arabo-musulmanes, membre influent de l'Union Africaine et de la Ligue Arabe. Mais avoir ôté au peuple l'atout majeur de la connaissance d'une langue étrangère est dommageable pour l'émancipation et l'épanouissement de celui-ci. Sauf si on ne le souhaite pas en haut lieu, ce qui serait étonnant.  

 

Publié par Papyves à 02:43:01 dans Faits de Société. | Commentaires (3) |

La Nouvelle France. | 04 juillet 2008

 

En ce 04 Juillet, vous attendiez un article sur l'indépendance des Etats-Unis, bien sûr, qui coïncide d'ailleurs avec l'assassinat du 3° Président américain, Thomas Jefferson. Je souhaiterais plutôt vous parler de nos cousins Canadiens, installés en « Nouvelle France » depuis 400 ans.

Jacques Cartier avait découvert ces nouvelles terres, en 1534, mais ne s'y était pas implanté. Les premiers établissements français, comme Port-Royal en 1604, furent créés en Acadie, sur la péninsule de l'actuelle Nouvelle-Ecosse. En 1608, Samuel de Champlain déporta la petite colonie vers un promontoire plus facile à défendre, qui permettait surtout de contrôler le trafic des fourrures, le long du fleuve Saint-Laurent. Il y fonde un comptoir, fort de 28 hommes seulement, « l'Abitation de Québecq », qui deviendra la capitale administrative de la « Belle Province » jusqu'à la défaite de Montcalm aux « Plaines d'Abraham ». Le premier hiver est rude et le scorbut décime les colons pionniers mais le commerce se maintient.

S'alliant avec les indiens Montagnais, Algonquins et les Hurons, Champlain part en 1609 vers le Sud, longeant la rivière des Iroquois (Richelieu aujourd'hui) par Trois-Rivières et Ville-Marie (Montréal), pour explorer de nouvelles contrées riches en fourrures. C'est à cette occasion qu'il découvre, le 04 Juillet 1609, le lac qui portera le nom de Lac Champlain. Attaqué par un groupe de 200 Iroquois, alors qu'il n'a autour de lui que 60 hommes, il les mettra en fuite grâce aux flèches de son arquebuse, méconnue des Indiens. Son implication directe dans les guerres amérindiennes inter-tribus lui permettra de publier, outre le compte rendu qu'il devait au roi Henri IV, un carnet de voyages qu'il intitula « Des sauvages ... ».

Malgré plusieurs allers-retours au travers de l'Atlantique, pour vanter les mérites de ces contrées vierges, Champlain ne réussira pas à mobiliser d'autres colons (seules des congrégations catholiques partiront vers la conquête de nouvelles âmes) et les Acadiens, trop peu nombreux, ne pourront pas défendre leurs immenses territoires face à la forte expansion démographique des colonies anglaises, coincées le long de la côte Est. Car les Français, poussés par la nécessité de trouver d'autres zones d'approvisionnement en fourrures, puis par l'exil forcé du « grand dérangement » pour ne pas faire allégeance aux Britanniques, avaient investi, au milieu du 17ème siècle, pratiquement tout l'Est de l'Amérique du Nord, depuis l'embouchure du Saint-Laurent au Canada jusqu'à celle du Mississipi en Louisiane. Des grands lacs au Mexique, en passant par la vallée de l'Ohio, les distances couvrant les 5 régions de cette Nouvelle France étaient trop vastes pour être correctement défendues.

A partir de 1670, la rivalité franco-britannique s'accentua en proportion des prétentions territoriales des 13 colonies anglaises qui ne pouvaient plus s'étendre à l'Ouest. Avec, au Sud, l'expansion de la Nouvelle-Angleterre et, au Nord, la création de la Compagnie britannique de la Baie d'Hudson, la Nouvelle-France se trouvait prise dans un étau, alors qu'elle était dramatiquement sous-peuplée. Elle dut céder la Baie d'Hudson, l'Acadie et Terre-Neuve. La signature du Traité d'Utrecht en 1713 marquera l'effritement de cet empire colonial français trop distendu et qui n'avait commencé à se développer qu'avec l'arrivée des 850 « filles du Roy » envoyées par Louis XIV.

Quand il meurt à Québec, à 65 ans, à l'époque de Louis XIII et Richelieu en France, Samuel de Champlain sera reconnu comme le « Père de la Nouvelle France ». Son entêtement ne fera pas école malheureusement et la France a laissé ses enfants expatriés se débrouiller seuls face à l'immensité des enjeux et des appétits. Je trouve qu'ils s'en sont bien sortis et méritent notre admiration et notre reconnaissance de maintenir, avec autant de persévérance, aux portes de l'Oncle Sam, un petit coin de France.

 

Publié par Papyves à 02:44:23 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

ENFIN !!! | 03 juillet 2008

 

6  ANS  ET  4  MOIS  !!!

Publié par Papyves à 02:03:55 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

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