C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
A l'automne 1933, Hitler demande à l'ingénieur Ferdinand Porsche de concevoir une voiture simple, économe et pouvant emporter 4 personnes à 100 km/h sur les autoroutes allemandes en construction. « A n'importe quel prix, Docteur Porsche ... en dessous de 1000 marks ». 1000 reichmarks, une gageure ! Le dictateur rêve, en fait, de concurrencer la Ford T et veut montrer au monde que l'Allemagne est capable d'offrir une voiture à tous ses citoyens. Publié par Papyves à 00:55:29 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
Autorisé par le roi à créer une pièce de son choix pour la Comédie Française, le jeune auteur Victor Hugo choisit un drame historique se déroulant en Espagne qui va déclencher une véritable bataille d'artistes. Lors de la première de son « Hernani », le 25 Février 1830, en effet, les « Jeune France » conduits par Théophile Gauthier et Gérard de Nerval font un triomphe à l'auteur alors que les partisans du courant littéraire traditionnel, les « Classiques » censurent par leurs cris toute atteinte à la monarchie et aux règles admises du théâtre que ce jeune provocateur se permet de transgresser.
La pièce Hernani raconte l'histoire des amours tumultueuses d'un proscrit par le roi d'Espagne, amoureux de la jeune infante Dona Sol, elle-même courtisée par le vieux Don Ruy Gomez et le roi Don Carlos, futur Charles Quint. Victor Hugo innove en brisant les trois règles du théâtre de Boileau, « unités de lieu, de temps et d'action », mêlant lyrisme et trivialité et prenant des libertés avec le vocabulaire habituellement utilisé sur les planches. C'est le début du « romantisme ».
Durant les répétitions, les acteurs, eux-mêmes, étaient déroutés par le jeu et les textes qu'on leur imposait et proposaient des modifications. Mademoiselle Mars, par exemple, ne put pas se résoudre à déclamer le vers suivant : « Vous êtes mon lion superbe et généreux ». Victor Hugo tenait bon à chaque représentation, malgré les critiques de la presse et les attaques répétées de jour en jour par les anciens en perruques et les classiques. Il faut dire que ses amis, venus du « cénacle », tels que Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Vigny, Musset, Alexandre Dumas étaient toujours plus nombreux et plus bruyants si bien qu'il fut de bon ton, dans les salons mondains et littéraires, de dire qu'on allait « rire à Hernani ».
Grâce à ces affrontements de courants opposés, le succès fut assuré, le romantisme à la Française lancé. Ainsi Sainte-Beuve, porte-parole du romantisme bien que dénigreur de l'art hugolien, a noté : « La question romantique est portée, par le seul fait d'Hernani, de cent lieues en avant et toutes les théories des contradicteurs sont bouleversées ».
Hernani ne fut pourtant pas la pièce la plus jouée puisque devancée par Ruy Blas, On ne badine pas avec l'amour ou Lorenzaccio.
L'année d'Hernani ( 1830 ) est aussi celle de la « Symphonie fantastique » de Berlioz et du « Rouge et le Noir » de Stendhal. Quelle ébullition artistique !
Publié par Papyves à 00:12:03 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Devenu Maréchal de France sous François 1er, Jacques II de Chabannes, marquis de La Palice, s'illustre au cours de plusieurs batailles dont celle de Pavie où il trouve la mort, le 24 Février 1525. Pour lui rendre hommage, ses soldats entonnent une chanson un peu maladroite où figurent des affirmations tellement évidentes qu'elles en deviennent ridicules. Par exemple : « Il mourut le Vendredi, le dernier jour de son âge, s'il fût mort le Samedi, il eut vécu davantage ».
Cette chanson est reprise au XVIII° siècle par Monnoye qui en fera 51 couplets en tournant en ridicule ce pauvre La Palice comme s'il avait été l'auteur de ces truismes que l'on appelle aujourd'hui, postérité oblige, des « lapalissades ». L'orthographe vient de la ville de Lapalisse, dans l'Allier, qui abrite le château historique de Jacques de La Palice. Le plus répandu de ces bons mots est : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». En réalité, ce dernier vers vient d'une strophe déformée qui disait : « Hélas, La Palice est mort; Est mort devant Pavie; Hélas s'il n'était pas mort; il ferait encore envie ». Or, l'ancien français a deux graphies du S dont l'une est un S long qui ressemble au F. C'est ce qui a fait dire Serait au lieu de Ferait et, par cohérence logique, en vie ( en deux mots au lieu d'un ). On trouve aussi dans cette chanson des perles comme : « C'était un homme de cœur; Insatiable de gloire; Lorsqu'il était le vainqueur; Il remportait la victoire » ou encore : « Il épousa, se dit-on; Une vertueuse dame; S'il avait vécu garçon; Il n'aurait pas eu de femme. ».
De nos jours, les lapalissades fleurissent encore dans tous les milieux, notamment dans ce qu'on nomme le Showbiz voire en politique. Comment ne pas évoquer le fameux « Le passé est révolu » de Georges W. Bush ou la très célèbre réponse de Johnny Halliday, à l'arrivée du Paris Dakar : « Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart. ».
Bon, je m'arrête puisque j'arrive à la fin de mon article ! ( Lapalissade ? ).
Publié par Papyves à 00:06:57 dans Aventures | Commentaires (2) | Permaliens
Dans son atelier de Strasbourg, Gutenberg, né à Mainz en Allemagne, réussit, le 23 Février 1440, la première impression d'une page lisible, à l'aide d'une presse et de caractères mobiles en plomb, réutilisables à l'infini. C'est une révolution dans l'imprimerie qui utilisait, jusqu'alors, le travail long, minutieux et individuel de copistes et enlumineurs.
Johannes ( Jean ) Gutenberg fait d'abord son apprentissage pour devenir orfèvre, utilisant à cet effet la maîtrise d'alliages, bases de l'imprimerie traditionnelle. Plusieurs années de recherche, tenues dans le plus grand secret, lui permettent de donner naissance, en 1454, à une Bible en latin de 1282 pages et en 180 exemplaires. La production des livres de masse par juxtaposition de lettres de plomb et d'étain, sur une table pressée des milliers de fois sans altération de qualité, est un événement majeur de la Renaissance. Le savoir n'est plus réservé aux clercs.
Pourtant Gutenberg connaîtra une existence difficile et sera même ruiné à la suite d'un procès que lui intentera son commanditaire, Johann Fust, celui qui lui avait prêté l'argent nécessaire à la création de sa presse moderne mais qui lui confisquera celle-ci en dédommagement des sommes que Gutemberg ne peut rembourser du fait que les livres suivants, calendriers notamment, ne se vendent pas. Fust, aidé de Schoeffer, poursuivra l'impression pour son propre compte et s'expatriera à Paris, lançant ainsi les premiers pas de l'imprimerie française.
Sans ressources, Johannes Gutenberg aura la chance, sur la fin de sa vie, de bénéficier du soutien de l'archevêque de Mainz ( Mayence ) qui lui octroie une rente. Il meurt en 1468, largement méconnu par ses contemporains et sera enterré à Mainz dans un cimetière, détruit depuis. Qu'est devenue sa tombe ? Mystère. Heureusement, son invention reste et avec elle, notre plaisir de la lecture.
On entend aujourd'hui des détracteurs qui prétendent que l'imprimerie xylographique à caractères mobiles était déjà connue en Asie bien avant lui. Peut-être, mais Gutenberg est celui qui aura amélioré la technique de typographie avec des alliages sans déformation, des matrices en négatif, une casse de composition, une encre qui ne « poche » pas et, surtout, une presse révolutionnaire dont il eut l'idée, selon la légende, en voyant fonctionner un pressoir à vin.
Comme quoi, les plaisirs de la table peuvent rejoindre ceux de l'esprit.
Publié par Papyves à 00:17:05 dans Faits de Société. | Commentaires (10) | Permaliens
Pour protester contre l'interdiction d'un banquet républicain, les libéraux, emmenés par Barrot, Louis Blanc, Michelet et Lamartine, organisent une grande manifestation de la Madeleine au Palais Bourbon, le 22 Février 1848, contre le roi Louis-Philippe. Les bourgeois, les étudiants et les ouvriers seront rejoints, le lendemain, par la Garde nationale. Bien qu'ayant renvoyé son Premier ministre, le triste et impopulaire Guizot, pour calmer le jeu, Louis-Philippe est contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, le Comte de Paris. L'insurrection se poursuivra pendant deux jours avec barricades et coups de feu. On relèvera une vingtaine de morts. Le 24 Février 1848, les insurgés entrent dans le Palais Bourbon et, dans la nuit, Lamartine, Arago et Ledru-Rollin proclament la II° République. Deux jours plus tard, Lamartine convainc les républicains d'adopter le drapeau tricolore et fait, par ailleurs, abolir la peine de mort pour les délits politiques. Le 2 Mars, le suffrage universel est institué pour les hommes de plus de 21 ans.
Louis-Philippe, que la révolution des « Trois Glorieuses » des 26, 27 et 28 Juillet 1830, avait porté au pouvoir, est renversé par ...une autre révolution. C'est la fin de la « Monarchie de Juillet ».
La révolution parisienne aura un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin ...C'est le « Printemps des peuples ». Un an plus tard, en présidant le Congrès international de la paix, Victor Hugo lancera : « Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne ... ». On ne peut pas être plus prophétique.
Mais la Deuxième République échouera sur la question sociale, ouvrant la voie au Second Empire.
Publié par Papyves à 00:09:07 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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