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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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L’aventure du Concorde. | 02 mars 2008

Décollant ses 112 tonnes de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, un drôle d'oiseau blanc s'élève dans les airs, ce 02 Mars 1969. C'est le supersonique Concorde 001, encore à l'état de prototype, que le pilote d'essai André Turcat fera évoluer pour la première fois pendant 29 minutes. La conception de cet appareil révolutionnaire a été longue puisque les études ont débuté en 1956. Ce bijou de technologie et d'esthétisme est le fruit d'une coopération réussie entre le Français Sud-Aviation et l'Anglais British Aircraft Corporation qui signeront le traité commercial en 1962. En Octobre 1969, le Concorde 001 réussit son premier vol supersonique à une vitesse de Mach 1,05 soit 1.062 km/h. Le mur du son est franchi avec un avion de ligne.

Les premiers passagers seront transportés, le 26 Septembre 1973, de Washington à Orly en 3 heures et 33 minutes, un record. En Janvier 1976, l'Angleterre ouvre sa première ligne Heathrow-Bahrein tandis que la France inaugure le trajet Orly-Rio de Janeiro, via Dakar. Mais ce n'est qu'après une bataille acharnée entre les écologistes américains et les compagnies européennes que l'avion franco-britannique est enfin autorisé à se poser aux Etats-Unis. L'aéroport JFK de New-York voit ainsi, le 22.Novembre 1977, deux Concorde se poser en provenance de Heathrow et de Roissy.

Malheureusement, comme pour la copie soviétique Tupolev 144, le premier crash de ce bel oiseau majestueux signera sa mort définitive. Le 25 Juillet 2000, le Concorde F-BTSC à destination de New-York roule sur une lamelle métallique perdue sur la piste par un DC 10 avant lui. La pièce est projetée sur un réservoir qui prend feu instantanément. En tentant de faire demi-tour en urgence, l'avion s'écrase sur un hôtel de Gonesse, près de l'aéroport de Roissy, faisant 113 victimes. Toutes les critiques voilées des adversaires du coûteux projet vont alors s'exprimer au grand jour, empêchant toute reprise ultérieure des vols supersoniques jusqu'à aujourd'hui. Les 16 appareils construits et exploités par Air France et British Airways seront désormais cloués au sol après 25 ans de vols sans problème. Le certificat de navigabilité est retiré en 2002.

Concorde avait-il raison trop tôt ? D'autres études d'avions de ligne supersoniques sont toujours en cours et les ingénieurs planchent sur un AGV ( avion à grande vitesse ) prévu pour les années 2015-2020 avec l'objectif de transporter 150 passagers à 5.000 km/h.

On peut encore voir le Concorde 001, qui avait enchanté le Président français Georges Pompidou, au Musée du Bourget où il fut remisé en 1973, après avoir effectué 82 heures de vols d'essai. Le nom de baptême « Concorde » avait été suggéré par le Général de Gaulle.

Un beau rêve s'est refermé. Songez qu'en Juin 1974, le Concorde 002 décolle de Boston, aux USA, à l'instant où un Boing 747 décolle de Charles de Gaulle vers les Etats-Unis. Le Concorde se pose à Paris, fait le plein et revient à Boston 5 minutes avant que le 747 ne se pose enfin. Un aller-retour contre un aller-simple ! Fabuleux, non ?

 

Publié par Papyves à 00:07:34 dans Aventures | Commentaires (0) |

Noms et numéros des rues. | 01 mars 2008

Héritées du Moyen-Age, les anciennes localisations de quartiers et de rues dans nos villes étaient souvent énigmatiques pour le visiteur de l'Ancien Régime. Telle famille habite dans la paroisse Saint-Nicolas, à la Grande Borne, près de la maison où pend l'enseigne « A l'auberge du gros tonneau ». Casse-tête à une époque où les rues n'ont pas encore de nom et les maisons aucun numéro. Une ordonnance royale, en date du 1er Mars 1768, prescrira enfin la numérotation des maisons, rue par rue, dans toutes les villes de France. Celle-ci reprend, en fait, une exigence militaire qui faisait que, pour loger plus rapidement chez l'habitant, les troupes fatiguées par une journée de marche, les fourriers indiquaient à la craie, sur les portes des maisons, des numéros qu'ils communiquaient aux soldats. A l'exception des miséreux et de quelques privilégiés, les habitants étaient tenus d'héberger chez eux, à tour de rôle, les soldats de passage. Cette obligation était fort impopulaire puisque de bons bourgeois devaient accueillir dans leur foyer des soudards qui n'étaient pas des modèles de bonne éducation ( les officiers, plus raffinés, descendaient dans les auberges ). Quand une unité prenait ses quartiers d'hiver, les maréchaux des logis avaient donc les pires difficultés pour caser les hommes à travers toute la ville. L'ordonnance de Louis XV de 1768 tente donc de remédier à cette difficulté. Les villes s'y plieront avec peu d'empressement.

La nomenclature officielle des noms de rue ne vient qu'après, en 1784, avec la gravure artisanale de lettres creusées dans la pierre au coin de chaque rue, afin que celles-ci fussent repérables par un nom spécifique. Les pierres gravées d'origine ont malheureusement pratiquement toutes disparu avec la Révolution mais les noms sont restés, mémoire d'une activité perdue, faisant chanter parfois le passé d'une évocation poétique ou énigmatique.

Rien qu'à Paris, la « rue du chat qui pêche » ou la « rue du Bac » ( lequel permettait la traversée des blocs de pierre pour la construction des Tuileries ), la « rue Vide-Gousset » ( à cause des vols ), la « rue de l'arbalète » ou encore le « Cimetière des Innocents » en témoignent. On sait que la « Cour des Miracles », rue Damiette, voyait tous les mendiants «  handicapés » retrouver le soir une parfaite agilité, sitôt passé le périmètre contrôlé par eux.

Pourtant, cette pratique commode de désignation des rues et des maisons ne fut pas reprise par les nouveaux conquérants des Amériques. Aux Etats-Unis, les rues n'ont pas de noms mais on se rencontre à l'angle de la VIème et de la VIIème avenues. D'autres procédés ont été utilisés, au travers des âges, comme cette tradition de suspendre une lanterne rouge sur le devant d'une maison close ( reprise, cette fois, aux USA, en red light ) ou d'y faire figurer le numéro en chiffres énormes ( donc évidents ).

Il est dommage que les enseignes des rues et des commerces du Moyen-Age, si truculentes, n'aient pas été conservées. Pourquoi Voltaire a-t-il voulu remplacer « cul-de-sac » par « impasse » ? Oserais-je vous rappeler que la « rue Réaumur », physicien français, était celle où les dames attendaient à l'air libre, appuyées aux murs, rue que les clients nommaient donc « raie au mur » ? On ne sait plus rire, nous sommes devenus « coincés ».

Publié par Papyves à 00:07:08 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

L’année bissextile. | 29 février 2008

Une année comporte 52 semaines et 365 jours, tout le monde le sait. Eh bien non, pas toujours car pour faire une révolution complète autour du soleil, la Terre a besoin de 365 jours ...et 6 heures. Donc, au bout de 4 ans, cela fait 24 heures de décalage qu'on a choisi de rattraper tous les 4 ans en rajoutant un jour au calendrier. Bien sûr, on a choisi le mois de Février qui est le plus court et cela donne un 29 Février de temps en temps. L'année devient alors «  bissextile » du latin bis-sextilis qui signifie « deux fois ( bis ) sixième ( sextus ) » car on doublait, à l'époque, le sixième jour avant les calendes de Mars, soit le 24 Février.

Depuis l'époque romaine, le calendrier Julien, qui avait cours avant le calendrier actuel, programmait une année bissextile tous les 4 ans, sans exception. Ce qui donnait une moyenne régulière de 365,25 jours pour un cycle annuel terrestre autour du soleil, au lieu des 365,2422 jours nécessaires à une révolution. On a donc accumulé une dizaine de jours de retard en quinze siècles. C'est ce qui a conduit le Pape Grégoire XIII à instaurer, en 1582, le calendrier Grégorien ( actuel ) qui a pu rattraper le retard en supprimant carrément 10 jours et qui permet toujours de ralentir le rythme en supprimant 3 années bissextiles tous les 400 ans. On arrive alors à une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en ... 10.000 ans.

Les années bissextiles ne sont, cependant, pas décidées au hasard. La formule ( compliquée,  je l'avoue ) veut que soient bissextiles les années divisibles par 4 mais non divisibles par 100 ( 1ère règle ) ou encore divisibles par 400 ( 2ème règle ). Par exemple, 2008 est bissextile, comme 2004, car divisible par 4 mais pas par 100. A l'inverse, 1900 est divisible par 100 mais ne l'est pas par 400. 1900 n'est donc pas bissextile alors que 2000 l'est ( divisible par 400 ).

Les Romains, déjà, avaient l'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire. Le premier 29 Février instauré fut celui de l'année 1584. La Commission Européenne en fait, désormais, la «  journée européenne contre les maladies rares ». Beau geste.

Curieusement, depuis 1980, un petit groupe d'amis journalistes édite un journal humoristique, appelé «  La Bougie du Sapeur » qui ne parait que les 29 Février, donc une fois tous les 4 ans, en hommage au créateur du Sapeur Camember, né un 29 Février, lui aussi. 200.000 exemplaires sont quand même tirés de ce qui n'était, au départ, qu'un gag. On attend le numéro 8 pour cette année.

Je plains quand même les personnes nées un 29 Février, comme Michèle Morgan, pour qui l'anniversaire se fait si rare. En même temps, elles sont 4 fois plus jeunes que nous, non ?

 

Publié par Papyves à 00:06:28 dans Conquêtes | Commentaires (3) |

La révolte de Kronstadt. | 28 février 2008

Après la Révolution d'Octobre ( Novembre 1917 ) en Russie, les Bolcheviques instaurent, avec Lénine, un communisme d'état strictement encadré. Le Tsar Nicolas II a abdiqué, les armées «  blanches » ont été vaincues à Sébastopol, le Bolchevisme peut régner sans partage. Ce n'est pas du goût des marins révolutionnaires de Kronstadt qui revendiquent un pouvoir à des Soviets ( conseils de délégués des ouvriers, soldats et paysans ) libres de déterminer le déroulement de la révolution et non plus au parti léniniste seul. « Tout le pouvoir aux soviets » montre bien l'espoir d'une démocratie socialiste réelle. Elle sera écrasée.

Le 28 Février 1921, l'équipage du cuirassé Petropavlosk, amarré dans cette ville de garnison qu'est Kronstadt, sur une petite île à 30 kilomètres à l'Ouest de Saint-Pétersbourg ( Petrograd à l'époque puis Léningrad ), s'insurge contre la dictature du parti communisme et réclame la réélection des soviets, la liberté de réunions, le travail libre pour les ouvriers et les paysans. Le cuirassé Sébastopol puis toute la ville les suivront car on ne supporte plus les méfaits des bolcheviques qui multiplient les exécutions sommaires, bien que la guerre civile soit terminée, réquisitionnent les récoltes et réduisent les prolétaires à la famine. Mais Zinoviev et surtout Trotski, commissaire à la guerre, craignent qu'une contre-révolution ne s'étende au reste du pays, voire à l'Europe et décident d'écraser cette rébellion, sans même écouter les revendications de ces protestataires qui osent clamer : « Il est clair que le parti communiste russe n'est pas le défenseur des travailleurs qu'il prétend être ...s'étant emparé du pouvoir, il n'a plus qu'une seule crainte : le perdre. »

Au bout de seize jours, les soldats de l'Armée Rouge, commandés par le futur maréchal Toukhachevski, s'emparent de Kronstadt et de sa citadelle en progressant sur la surface gelée du golfe de Finlande. 900 marins sont exécutés tandis que 8.000 parviennent à fuir vers la Finlande, des milliers d'autres seront déportés en Sibérie ou au Caucase. La répression de la tchéka se poursuivra pendant des semaines par l'élimination des prisonniers dans un bain de sang.

Lénine tire très vite les enseignements de la révolte. Dès le 12 Mars 1921, il annonce devant le Congrès du parti la mise en œuvre d'une Nouvelle politique économique ( NEP ) destinée à relancer l'initiative paysanne. Dans le même temps, il liquide les derniers partis politiques à l'exception du parti communiste.

Il a eu très peur qu'à l'instar du cuirassé Potemkine, en 1905, la révolte d'un autre cuirassé ne lui conteste la mainmise sur l'appareil communiste qu'il venait de conquérir. Ouf, il peut rétablir la « dictature du prolétariat » qui, bien sûr, ne signifie rien moins que la dictature du Parti.

Publié par Papyves à 00:10:43 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

Le bon Roi Henri IV. | 27 février 2008

Henri de Navarre, premier souverain français de la branche dite de « Bourbon », est sacré Roi de France en l'église de Chartres par l'archevêque de Bourges, le 27 Février 1594. Il prend alors le nom de Henri IV. La cérémonie n'a pas pu se dérouler à Reims, comme les anciens Capétiens l'avaient fait avant lui, car la ville appartient aux Guise, opposés aux Bourbons.

Originaire du Béarn, né au château de Pau, Henri IV est huguenot ( protestant calviniste ). Succédant à sa mère, Henri devient d'abord roi de Navarre en 1572 puis se marie à Marguerite de Valois, sœur de Charles IX dite la « reine Margot » mais qui est catholique. Cette dualité de religions à la tête du royaume entraînera le massacre de la « Saint Barthélémy » déclenchée, le 24 Août 1572, par la reine-mère Catherine de Médicis qui veut éviter la guerre avec la catholique Espagne et pousse à l'élimination des chefs protestants, dont l'amiral Gaspard de Coligny, qui en étaient partisans. Plus de 5.000 victimes seront dénombrées sur tout le territoire en quelques semaines d'un exorcisme collectif que personne ne put arrêter. Epargné par les massacres, Henri IV est contraint de se convertir au catholicisme. Il aura cette phrase célèbre, en abjurant sa foi : « Paris vaut bien une messe ».

Après ce énième épisode des guerres de religions de cette époque, un traité de paix sera signé par Henri IV lui-même, le 13 Avril 1598, c'est « l'Edit de Nantes » autorisant, dans certaines limites, la liberté de culte pour les protestants. Après plusieurs décennies de guerres civiles, la France connaît enfin la paix. Vient alors une période de gouvernance assagie, avec des ministres compétents tels que le Duc de Sully. En 1600, après avoir fait annuler son mariage avec la reine Margot, le « Bon Roy Henry » épouse Marie de Médicis dont il aura six enfants.

Dix ans plus tard, avec une armée complètement réorganisée, Henri IV s'apprête à repartir en guerre contre les Habsbourg lorsqu'il est assassiné à Paris par Ravaillac, un catholique fanatisé, le 14 Mai 1610.

D'Henri IV, on se souvient, comme des images d'Epinal, de la «  Poule au pot » qu'il souhaite voir cuire dans chaque marmite, de l'Edit de Nantes qui met fin à des années d'affrontement religieux et permet de s'occuper enfin de « labourage et pâturage qui sont les deux mamelles de la France ». On oublie les atrocités et les guerres pour sourire doucement à l'évocation de ses 13 enfants illégitimes et de ses innombrables maîtresses.

Ne disait-on pas qu'il était le « Vert Galant » ? De nos jours, cela ne se fait plus, n'est-ce pas ?

 

Publié par Papyves à 00:25:06 dans Grands Chefs | Commentaires (0) |

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