C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
En Janvier 1933, rompant enfin avec une succession d'échecs ( Baccalauréat raté, concours de l'Académie des Beaux-Arts manqué, réformé à l'incorporation en Autriche, sa patrie d'origine ), Hitler accède au pouvoir en Allemagne. Il tient sa revanche et va l'exercer jusqu'à l'absurde.
En annexant l'Autriche qu'il investit avec ses véhicules blindés le 12 Mars 1938, Adolf Hitler réalise le rêve des nationalistes allemands et autrichiens qui n'avaient jamais accepté les traités de Versailles et de Saint-Germain, signés en 1919, dont l'une des clauses interdisait le rattachement de l'Autriche à l'Allemagne.
Ce rêve, c'est « l'Anschluss », de l'allemand « anschliessen = rattacher », qu'un référendum truqué ( 99% de votes favorables ) avalisera le 10 Avril 1938. L'Autriche est réduite à une simple province du Reich, l'Ostmark et le chancelier Schuschnigg ( qui avait été sommé de nommer l'avocat nazi Seyss-Inquart au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité) cède sa place à un Statthalter dépendant de Berlin.
L'acceptation de Mussolini et l'absence de réaction du côté français et britannique vont encourager Hitler à continuer dans la voie des coups de force qui aboutira à la Seconde Guerre mondiale. En effet, les démocrates occidentaux sont encore pleins d'illusions sur le Führer, reconnu « Homme de l'année » par Time Magazine, en 1938, la France reconnaît l'Anschluss comme une affaire intérieure allemande et Mussolini, qui s'était pourtant emporté contre Hitler au moment de l'assassinat de Dollfuss, ne peut plus rien lui refuser pour faire accepter l'invasion italienne de l'Ethiopie.
Après l'Autriche, Hitler se tourne vers la Tchécoslovaquie, riche en ressources agricoles et minières. La question des « Sudètes », de culture germanique, lui en offre l'occasion : il réclame leur rattachement à l'Allemagne. Les accords de Munich, en Septembre 1938, entre Daladier, Chamberlain et Hitler, scellent la mort de la Tchécoslovaquie comme Etat indépendant, en donnant raison à ce dernier.
On connaît la suite, l'invasion de la Pologne puis de la Belgique, l'entrée en guerre des Alliés et la prise en tenaille des troupes nazies entre les deux fronts français et russe.
De quoi faut-il le plus s'étonner ? De la folie mégalo-maniaque d'un dictateur ou de la faiblesse de ses contemporains qui le regardent faire sans réagir ?
Publié par Papyves à 00:21:25 dans Faits politiques. | Commentaires (7) | Permaliens
Durant l'été 1792, des incidents ont lieu en Bretagne où les paysans s'opposent à la levée de volontaires qui doivent aller grossir les rangs des armées révolutionnaires. Jean Cottereau, dit Jean Chouan à cause de l'imitation du chat-huant ( chouette ) pour se reconnaître entre insurgés, prend la tête du mouvement de jacquerie. Le 11 Mars 1793, les jeunes gens de Machecoul, en Loire-Inférieure, qui refusent également le tirage au sort, massacrent sauvagement des prêtres constitutionnels et 300 sympathisants de la Convention. Ce n'est plus une jacquerie, c'est le début des guerres de Vendée qui vont opposer les « blancs » royalistes aux « bleus » patriotes républicains. Les griefs portent sur les exigences de l'administration et des prêtres constitutionnels, sur la lourdeur des impôts et surtout sur le refus de la conscription militaire par tirage au sort.
Une grande partie de l'Ouest de la France est rapidement touchée par cette rébellion, soutenue par de nombreux nobles mais l'armée républicaine s'organise et reprend Cholet, en Octobre 1793, aux 30.000 Vendéens qui fuient avec femmes et enfants et traversent la Loire au Nord, dans ce qu'on appellera la « virée de Galerne ». Leur but est de faire la jonction avec les Chouans, en attendant que le Comte de Puisaye ait obtenu le renfort des Anglais qui veulent rétablir la royauté. Ceux-ci accosteront, en effet, en Juin 1795, mais à Quiberon. Trop loin pour Charrette et Stofflet qui ne peuvent que remettre en cause les accords de paix qu'ils avaient du accepter.
Après la sanglante défaite du Mans, Chouans et Vendéens se réfugient dans les forêts et mènent des actions de guérilla ou de brigandage. Leur dispersion sera un atout pour le général Hoche qui réduira les zones de résistance les unes après les autres jusqu'à ce que les chefs, dont Puisaye et Guillemot, rendent les armes en Avril 1796.
Georges Cadoudal, devenu chef de la Chouannerie, tentera bien de nouveaux soulèvements après 1800 mais le mouvement manque d'unité et sera finalement vaincu. Cadoudal refusera la grâce de Napoléon et sera guillotiné, place de Grève, après avoir crié « Mourons pour notre Dieu et notre Roi ». C'est devenu une devise.
Les 3 rébellions successives des Chouans furent, en fait, la convergence des intérêts partisans des bandes de paysans mécontents et réunis en jacqueries, de l'espoir des nobles de restaurer la royauté après la Révolution française, et la conséquence de la frustration de l'Ouest de la France qui n'avait obtenu de la jeune République que des désagréments. Pas d'armée organisée, peu de combattants, peu d'encadrement rassembleur malgré de nombreux chefs et un soutien irrégulier de la population, le mouvement était voué à l'échec.
Aujourd'hui, il fait pourtant la fierté d'un quart de la France qui revendique son panache. Son emblème pourrait être la chouette : « ...il est à remarquer que l'oiseau consacré jadis à la sagesse armée devint comme une sorte d'emblème de la piété belliqueuse de nos paysans », dit l'un des nombreux historiens de cette période. Tiens, je croyais que c'était le cœur !
Publié par Papyves à 00:28:29 dans Conquêtes | Commentaires (5) | Permaliens
Tous les marins le savent ( et les randonneurs bien sûr ), tout point sur la terre est défini par des coordonnées précises, en Latitude et en Longitude. La latitude donne la position en degrés et minutes par rapport à l'équateur tandis que la longitude donne cette position par rapport à un méridien d'origine dont le choix a longtemps été disputé entre les Français et les Anglais, entre le méridien de Paris et celui de Greenwich.
Abdiquant devant les Britanniques, la France adopte, le 10 Mars 1911, l'heure du méridien de Greenwich, déjà valable dans toute l'Europe occidentale. Ce méridien origine de longitude 0, passant par l'observatoire royal de Greenwich, dans la banlieue Est de Londres, avait déjà été adopté lors de la Conférence internationale de Washington en 1884.
Bien avant cet événement, en 1634, Louis XIII convoque une assemblée de mathématiciens, astronomes et géographes internationaux pour mettre fin au désordre qui voulait que chaque nation utilise son propre méridien. Cette assemblée propose de placer le méridien zéro sur l'île Ferro, à l'Ouest des Canaries, revenant ainsi à l'idée du grec Ptolémée, au II° siècle après JC. Mais la pratique des marins était déjà bien ancrée d'utiliser celui de Paris.
Lors de la conférence de Washington, en 1884 donc, les Britanniques réussirent à convaincre les autres délégations d'adopter Greenwich, en se disant prêts à accepter le système métrique français, en contrepartie. La référence mondiale de longitude est désormais le méridien de Greenwich, matérialisé sur place par un puissant laser vert et situé à 2°20'14'' à l'Ouest de celui de Paris mais les Anglais mesurent toujours en miles, yards et inches.
Avec le méridien 180 qui lui est directement opposé, ce méridien zéro définit les hémisphères Est et Ouest, tout comme l'équateur répartit les hémisphères Nord et Sud. C'est l'égyptien Eratosthène qui avait divisé l'équateur en 360° et la terre en 24 quartiers d'orange. Dans chaque quartier d'orange, tout le monde voit le soleil en même temps, ce qui n'est plus le cas si on change de fuseau car on décale d'une heure tous les 15 degrés. Pour des raisons de commodité, les limites d'un fuseau horaire ( espace entre 2 méridiens où l'heure est la même du Nord au Sud ) ne sont pas rectilignes et suivent, plus ou moins, les limites des états. On a donc arrêté une heure d'origine, dite GMT ( Greenwich Mean Time ) devenue en 1982 heure UTC ( Universal Time Coordinated ), comptée dès lors à partir de minuit et non plus midi.
Il est amusant de penser que sur le méridien 180°, dans le Pacifique, on est à la fois au début et à la fin du jour. Sur l'île Taveuni aux Fidji, par exemple, on peut lire : « Ici, à gauche de cette ligne, vous êtes hier et à droite de la ligne, vous êtes demain ». Cocasse, non ?
Publié par Papyves à 00:04:47 dans Conquêtes | Commentaires (1) | Permaliens
C'est dans une famille de la noblesse provençale d'origine italienne que naît dans le Loiret, le 09 Mars 1749, Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, qui sera tout à la fois révolutionnaire, écrivain, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français.
Peu aidé par son physique ingrat, libertin, voire débauché bien qu'incorporé à un régiment, il contracte des dettes, ce qui provoque la colère de son père qui le fait enfermer au Fort de Vincennes afin de le soustraire à ses créanciers. Puis c'est l'exil dans le Doubs, au château de Joux d'où il s'enfuit avec l'épouse d'un marquis, vers les Provinces-Unies ( la Hollande ). Pendant ses nombreuses détentions, il écrira, entre autres, des pamphlets sur les prisons d'état et le despotisme.
Après la prison et une courte mission en Europe, il retourne chez lui, en Provence, et se présente aux Etats généraux de 1789. La noblesse, dont il est pourtant issu, le repousse et c'est au nom du « Tiers état » qu'il sera nommé à Aix et Marseille. On découvre alors, derrière le visage ravagé par la petite vérole, un orateur et un tribun des plus énergiques, usant de sa voix de stentor pour convaincre.
Mirabeau entre même dans l'histoire lorsqu'il apostrophe, en Juin 1789, l'officier venu porter l'ordre du Roi de dissoudre l'Assemblée constituante, en ces termes : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ». Même si la phrase authentique était plus alambiquée que celle que la légende conserve, ce sont des propos qui bâtissent une réputation.
Aristocrate libéral, il participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Il aide l'abbé Sieyès à transformer les Etats généraux en Assemblée nationale et réussit à s'en faire élire Président en Janvier 1791. Mais, pour l'empêcher d'être ministre, l'Assemblée avait voté, en Novembre 1789, une loi interdisant aux députés d'être aussi ministres. Furieux, Mirabeau va intriguer auprès du Roi et deviendra son conseiller mais il n'eut pas le temps de mettre tous ses projets à exécution car il mourut prématurément, le 02 Avril 1791.
Sa mort fut ressentie comme un deuil national, tant sa popularité était grande. Son corps fut alors déposé au Panthéon, puis en sera soudainement retiré lorsque des documents seront découverts dans l'armoire de fer de Louis XVI prouvant sa collusion avec la cour. On jettera ses cendres dans les égouts de Paris.
Triste fin pour le plus grand orateur que nous eûmes jamais, grand défenseur de la liberté de la Presse, révolutionnaire partisan d'une monarchie constitutionnelle mais dont le double jeu aura finalement raison.
Publié par Papyves à 00:11:55 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Deux diplomates et un journaliste français sont enlevés à Beyrouth en Mars 1985 par l'organisation intégriste libanaise du Jihad islamique qui exige la fin de l'aide française à l'Irak alors en guerre contre l'Iran. Un chercheur du CNRS, Michel Seurat, en mourra un an plus tard.
Le 08 Mars 1986, c'est au tour d'une équipe de 4 journalistes d'Antenne 2 d'être enlevés, toujours à Beyrouth, au prétexte que deux Irakiens, opposés au régime de Bagdad, ont été expulsés de France. Laurent Fabius, Premier ministre, déclare « Nous ne céderons pas au chantage ! ». Les deux premiers otages, Philippe Rochot et Georges Hansen, seront libérés en Juin, Aurel Cornéa en Décembre et le dernier, Jean-Louis Normandin, l'année suivante avec Roger Auque qui avait été enlevé entre-temps.
Entre 1982 et 1991, plus de 150 rapts d'occidentaux auront lieu au Liban par plusieurs groupes révolutionnaires. Dix d'entre-eux trouveront la mort en captivité. Les derniers détenus français seront libérés en 1988.
C'est ce même Jihad islamique, émanation du Hezbollah, qui avait revendiqué l'attentat du Drakkar, le 23 Octobre 1983, au cours duquel 58 parachutistes français des 1er et 9° RCP trouvèrent la mort dans les décombres de cet immeuble de 9 étages. Deux minutes auparavant, un attentat similaire touchait le contingent américain de l'aéroport, tuant 241 Marines US. Ces soldats d'une force Onusienne étaient pourtant présents, à la demande du gouvernement libanais, pour maintenir la sécurité de la population.
L'Iran des Mollahs, la Syrie, et aujourd'hui peut-être le Pakistan, ont été le terreau de tous ces mouvements révolutionnaires islamiques ( classés terroristes par nombre de pays dont les USA ) qui empoisonnent encore le Moyen-Orient en prônant une « guerre totale anti-juive et anti-infidèles ». Citons, après le Front populaire de libération de la Palestine, le Hezbollah, le Hamas, le Jihad, rejoints maintenant par Al-Qaïda. Autant de mouvements de guérillas qui attisent la haine entre des peuples qui, pourtant, vivaient paisiblement côte à côte, il n'y a pas si longtemps. Il est malheureusement plus facile de promettre le paradis et 72 vierges à de jeunes désespérés crédules, embrigadés pour des attentats suicides meurtriers, que de leur fournir du pain et un emploi.
Il est long le tunnel qui mène à la Paix dans cette poudrière d'où sort une multitude de mèches prêtes à être allumées. Quand on sait que « Hezbollah » veut dire « parti de Dieu », on a peine à croire que Allah a voulu tous ces crimes et ces malheurs.
Publié par Papyves à 00:02:58 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
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