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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Sous le Pont Mirabeau coule la Seine | 17 mars 2008

 

Né Wilhelm Apollinaris de Kostrowitcky, à Rome en 1880, d'une mère polonaise et d'un père sans doute officier italien, le futur poète Guillaume Apollinaire fait ses études aux lycées de Cannes et de Nice qu'il quitte sans le bac. S'étant découvert une passion pour l'écriture ( Alcools en 1913 ), il puise son inspiration dans ses rencontres amoureuses, ses amis artistes tels Alfred Jarry, Max Jacob, Derain ou Pablo Picasso mais aussi dans son engagement militaire lors de la première guerre mondiale.

Parce qu'il n'est pas encore naturalisé français, Apollinaire s'y prendra à deux fois pour être incorporé, en 1914, dans l'Armée française où il sert dans l'Artillerie puis, sur sa demande, dans l'Infanterie plus proche du front. Le 17 Mars 1916, monté en ligne comme sous-lieutenant, avec son unité, au Bois-des-Buttes, près de Reims, il est blessé à la tête d'un éclat d'obus qui perce son casque, alors qu'il lisait le Mercure de France dans sa tranchée en attendant l'assaut. Evacué vers le Val-de-Grâce, il doit être trépané suite à un abcès paralysant. Pendant sa longue convalescence à l'hôpital, il écrit une pièce « surréaliste », Les mamelles de Tirésias et beaucoup de correspondances, parfois crues, avec ses conquêtes féminines d'avant-guerre, l'infirmière Louise dite « Lou » et Madeleine Pagès dont il est amoureux fou jusqu'à ce qu'il la rencontre à Oran. Finalement, il épousera Jacqueline Kolb, la « jolie rousse » du poème.

L'auteur du « Pont Mirabeau », de nombreux poèmes et nouvelles sera le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, louant le cubisme et un Esprit nouveau, précurseur même du surréalisme après avoir créé les calligrammes ( terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins ). Son art est tout d'imagination et d'intuition, sans influence d'où son côté novateur. Il tâtera de tous les registres, y compris érotique : « Les onze mille verges », publiant des chroniques, des romans et des contes : « Le poète assassiné », collaborant à de nombreux journaux et créant deux revues dont le « Festin d'Esope ».

Mort de la grippe espagnole, à la fin de la guerre en 1918, Guillaume Apollinaire est enterré au Père-Lachaise à Paris.

Au total, dans le Paris de la belle Epoque, Apollinaire a souhaité en « découdre » aussi bien avec l'ennemi dans les tranchées qu'avec le monde des Lettres où il s'est montré avant-gardiste risque-tout et audacieux. Voilà un homme libre !

 

Publié par Papyves à 00:14:00 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Marées noires. | 16 mars 2008

 

La mer est immense et le moindre bateau est une petite coquille de noix sur une surface infinie. Pourtant, des centaines de pétroliers gigantesques se frôlent dans les deux sens sur des rails maritimes sillonnant tous les océans du monde pour acheminer le pétrole qui est le sang des sociétés modernes. Forcément, cela entraîne des catastrophes. Le 16 Mars 1978, le pétrolier libérien Amoco Cadiz s'échoue sur les roches de Portsall, dans le Nord Finistère, chargé de 227.000 tonnes de brut. L'ensemble de la cargaison ( soit les 227.000 tonnes ! un record ) s'échappe au fur et à mesure que le navire se disloque sur les brisants, polluant 360 km de littoral entre Brest et Saint-Brieuc. L'Armée est mobilisée mais le Plan Polmar ( pollution maritime ) s'avère sous dimensionné. De nouveaux rails de circulation seront imposés en Manche. Pendant ce temps, la société Amoco se défend bec et ongles pour payer le moins possible de dédommagements. Le combat « Economie contre Environnement » n'est pas prêt de s'arrêter.

Les très belles côtes bretonnes avaient déjà été souillées, en Mars 1967,  avec les nappes dérivantes sorties du ventre du Torrey Canyon, échoué en Cornouaille, libérien lui aussi mais armé par une compagnie californienne. Et la liste noire continue avec le pétrolier Exxon Valdez, en Mars (décidemment, le mois de Mars ...)1989, qui déverse 40.000 tonnes de brut de ses 180.000 embarquées, en baie du Prince William ( Alaska ). La mise en place de la Convention internationale d'indemnisation des victimes contraindra Exxon à verser, à l'issue d'un procès difficile, des milliards de dollars d'indemnités ( record, là aussi ).

On ne compte plus désormais les petites ou grosses catastrophes au large de côtes grassement engluées de goudron, comme les milliers d'oiseaux pris au piège. Quelques noms résonnent encore : le chypriote Haven qui explose, en 1991, avec 144.000 tonnes de brut, au large de Gènes mais dont les nappes lècheront la côte jusqu'à Hyères, le libérien Sea Empress, en 1996, qui perd la moitié de ses 130.000 tonnes dans un port du pays de Galles, le maltais Erika, en 1999, qui se brise en deux avec 31.000 tonnes de fioul lourd à 40 milles des plages bretonnes, occasionnant des conséquences importantes pour les activités halieutiques ( pêche ), le bahaméen Prestige, en 2002, qui se brise en deux au large de la Galice, Espagne, pendant son remorquage, laissant dériver plus de 60.000 tonnes de fioul lourd qui accosteront par plaques en Espagne et en France.

On en compte ainsi 42 en 30 ans, belle moyenne. Les nouveaux pétroliers sont à double coque renforcée mais combien d'épaves naviguent encore, sous pavillon de complaisance ? De plus, de nombreux équipages sans scrupule n'hésitent pas à vidanger leurs soutes d'hydrocarbures par des dégazages sauvages.

Il n'est pas simple, en effet, de contrôler un navire libérien à capitaux russes, affrété au Venezuela avec un équipage indonésien mais domicilié au Libéria, par exemple. Tant que la demande est là, le pétrole circulera le long de nos plages, au risque de s'y échouer. Dommage !

 

Publié par Papyves à 00:15:46 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

César assassiné. | 15 mars 2008

 

Fort de son prestige de conquérant des Gaules, Caïus Julius César a franchi le Rubicon ( voir mon billet du 11 Janvier ) et s'est installé en maître à Rome. Nommé dictateur à vie, il n'a de cesse de combattre ses ennemis tout en modernisant l'administration de l'empire par de grandes réformes et chantiers. Mais, au sommet du pouvoir à 55 ans, il rêve encore d'un titre royal plus universel et songe à se faire consacrer fils d'Amon l'Egyptien ou l'égal des rois grecs. Les sénateurs, dont beaucoup craignent, à juste titre, pour l'avenir des institutions républicaines, vont se liguer en complot pour l'en empêcher.

La prochaine réunion solennelle du Sénat romain, qui doit avoir lieu, sous le « portique de Pompée », le jour des « Ides de Mars » soit le 15 Mars 44 avant JC, leur offre une occasion en or. Soixante sénateurs environ, dirigés par Gaius Cassius et les deux Brutus, forment le groupe des conspirateurs. L'un d'entre eux, feignant la colère lors du refus de sa requête, s'agrippe à la toge de César. A ce signal, tous se précipitent le poignard à la main et, selon le récit de l'historien Suétone, le frappent de 23 coups de lames.

Parmi les assaillants figure Marcus Brutus, jeune sénateur qui se trouve être le fils de Servilia, la maîtresse de César et en qui il a placé toute sa confiance. En le voyant, César lance en grec ( la langue de l'élite romaine ) : « καὶ σὺ τέκνον » que les chroniqueurs latins traduiront par « Tu quoque, mi fili », Toi aussi, mon fils !. Les comploteurs s'enfuient en laissant le Premier Consul perdre tout son sang au pied de la statue de Pompée, son ancien rival. Ce sont ses esclaves qui le porteront hors de la curie ( bâtiment du forum où se réunit le Sénat ). Son corps ne sera pas jeté dans le Tibre, comme avaient songé les assassins, mais incinéré en place publique, le 20 Mars, ainsi que le veut la tradition.
Quant à la république que voulaient défendre les conjurés, elle ne résistera pas longtemps aux ambitions du petit-neveu de Jules César, Octave qui se fera nommer Empereur Auguste. Il faudra attendre encore une quinzaine d'années, pendant lesquelles les guerres civiles reprirent, avant que ne s'installe la « Pax Romana ».
César n'avait pas écouté les avertissements de son entourage : « Méfie-toi des Ides de Mars ». Il aurait du, ce furent plus que des giboulées !
 

Publié par Papyves à 00:03:10 dans Grands Chefs | Commentaires (0) |

Du Guesclin en Espagne. | 14 mars 2008

 

Après la paix de Brétigny ( 1360 ) avec les Anglais, les mercenaires sont désoeuvrés et, rassemblés en « Grandes Compagnies », ils écument les campagnes qu'ils délestent de leurs ressources et du peu qu'elles conservaient pour l'impôt. Charles V, dit le Sage, s'en émeut et prenant prétexte d'un appel à l'aide du prétendant malheureux à la couronne d'Espagne, il envoie son capitaine Bertrand Du Guesclin, à la tête de ces grandes Compagnies, prêter main forte à Henri de Trastamare qui veut reconquérir la Castille ( capitale Tolède ), en guerre avec l'Aragon ( capitale Barcelone ). Ce chevalier breton s'était déjà illustré en battant, à Cocherel en 1364, les troupes du roi de Navarre Charles le Mauvais.

Du Guesclin subit d'abord un premier échec à Navarette, en 1367, au cours duquel il est capturé par le Prince Noir, fils du roi d'Angleterre Edouard III, accouru avec le capitaine Chandos et ses troupes depuis l'Aquitaine. Le chevalier breton fixera lui-même, par orgueil, un montant élevé de rançon pour sa libération puis prendra sa revanche, le 14 Mars 1369, en battant le roi de Castille Pierre 1er , dit Pierre le Justicier puis le Cruel, à Montiel, au Sud-Est de la Castille.

Par ruse, Bertrand amènera les deux demi-frères, concurrents au trône, à se rencontrer sous une tente où ils en viennent aux mains. Du Guesclin aidera Henri de Trastamare à prendre le dessus et, une fois Pierre mort, à monter sur le trône de Castille sous le nom de Henri II. Pour le remercier, celui-ci le couvre de récompenses et c'est en vainqueur que Du Guesclin peut se présenter à nouveau à son roi Charles V qui le fait Connétable ( grand écuyer, du latin comes stabuli ).

C'est la fin de la première guerre civile espagnole mais également le retour aux exactions des Grandes compagnies. Aussi, le roi Charles le Sage propose-t-il à Bertrand Du Guesclin de mettre sa vigueur et son courage au service de la lutte contre les dernières places fortes aux mains des Anglais, ce qu'icelui s'acquittera avec succès, grâce à l'artillerie naissante, chassant l'anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou.

Il mène son dernier assaut à 60 ans, dans le Gévaudan, le 13 Juillet 1380. Le gouverneur de la place assiégée se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros.

Le roi le suivra de peu dans la nécropole royale de Saint-Denis où ils reposent tous les deux.

Cette guerre entre Pierre et son demi-frère Henri préfigure celle qui amènera au pouvoir le Général Franco en 1939, en offrant à des étrangers l'occasion de régler leurs conflits intérieurs sur le dos de l'Espagne. Doit-on dire : "C'est de bonne guerre" ?

 

Publié par Papyves à 00:50:56 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Ce qui se conçoit bien … | 13 mars 2008

 

Né en 1636, presque en même temps que Louis XIV, Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, décède à Paris le 13 Mars 1711. Après avoir eu dix enfants d'un premier lit, son père, greffier au Parlement, se remarie et en a encore six dont Boileau. Nous sommes là dans une bourgeoisie parlementaire et mondaine, entourée de religieux et de juristes. Boileau sera donc du Palais et un peu d'Eglise. A la mort du père, lorsqu'il a 21 ans, ses frères académicien et écrivain l'introduisent dans les milieux en vogue où il va développer sa liberté de jugement.

Parce qu'il l'admire, il soutient Molière dans la querelle de l'Ecole des Femmes mais il restera toujours misogyne. Chargé, grâce à Madame de Montespan et bien malgré lui, d'écrire l'histoire du roi, avec son ami Racine, il ne sera pas le flatteur escompté mais sera reçu à l'Académie française en 1684. Il pense déjà à ses « satires » des mœurs du temps, impitoyables et efficaces et qui lui vaudront sa notoriété et des ennemis. Il fréquente ses aînés Molière et La Fontaine mais il reste isolé en son temps, comme lors de la querelle des Anciens et des Modernes, où il attaque le moderne Perrault, coupable de prétendre que le siècle de Louis XIV était supérieur, en matière littéraire, à celui de Périclès et d'Auguste.

Passionné par la poésie en vers, prônant un nouvel Art poétique, parodiant le Cid et la tragédie dans le « Lutrin », il est hostile aux flatteurs et montrera toute sa vie une rare indépendance. C'est contre la casuistique ( argumentation morale sur les cas de conscience ) qu'il mènera son dernier combat en se rapprochant de la dure morale janséniste de Port-Royal, alors persécuté par les Jésuites.

De l'édition de ses « Œuvres », dont toutes ne seront pas publiées, on retiendra ses épîtres et surtout ses satires. C'est dans « Art poétique », en 1674, que l'on trouve quelques bons mots qui ont fait le bonheur de nos leçons de morale ou de civisme, en école primaire :

« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».

« Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ».

Quelle belle période littéraire féconde qui annonce le siècle des Lumières !

 

Publié par Papyves à 00:15:34 dans Faits de Société. | Commentaires (1) |

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