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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Entente cordiale. | 08 avril 2008

 

La fin du XIX° siècle voit une multiplication des heurts et des différends territoriaux entre la France et l'Angleterre, principales puissances coloniales. En Afrique, notamment, les ambitions du Royaume-Uni d'un axe Nord Sud du Caire jusqu'au Cap se heurtent au souhait français d'un axe Est Ouest de Djibouti à Dakar. La question la plus épineuse concerne l'Egypte où les deux nations ont des prétentions. On se souvient de Bonaparte aux pieds des pyramides.

Accaparés à Londres par la guerre des Boers et à Paris par l'affaire Dreyfus, l'Alsace-Lorraine et la laïcité, les politiques des deux côtés de la Manche ne se parlent pas et l'incident de Fachoda, en Haute Egypte ( aujourd'hui Soudan ), où l'expédition du français Marchand rencontre, en 1898, la petite armée de Lord Kitchener, est à deux doigts d'entraîner un conflit entre les deux nations. Finalement, la France cédera sa place à la « perfide Albion ».

Cependant, la montée du nationalisme allemand et le développement d'une marine de guerre, capable de menacer la suprématie navale britannique entraînent un rapprochement des ennemis héréditaires, jamais totalement réconciliés depuis la fin de la guerre de cent ans.

Le 08 Avril 1904, le ministre français des Affaires Etrangères Théophile Delcassé et le représentant du Roi Edouard VII signent à Londres trois textes d'accords sur leurs prétentions coloniales respectives ( Egypte, Maroc, Afrique centrale, Madagascar mais aussi Terre-Neuve, Siam et Nouvelles-Hébrides ) qui constituent ce qu'on appelle « l'Entente cordiale ».

Cet accord franco-britannique, entre deux nations qui ne s'étaient jamais épargné, fait l'effet d'une bombe sur la scène internationale de l'époque. Le texte s'ouvre par ces mots qui en disent long : « Le Président de la République française et Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande et des Territoires britanniques au-delà des Mers, Empereur des Indes, ayant résolu de mettre fin, par un arrangement amiable, aux difficultés survenues à Terre-Neuve ... »

L'Entente cordiale, consolidée par une alliance avec la Russie constitua un contrepoids puissant à la « Triple Alliance » rassemblant, grâce à Bismarck, l'Allemagne impériale, l'Autriche-Hongrie et l'Italie.

Depuis, le soutien anglais lors des crises graves de la France sur le continent ne s'est jamais démenti. Engagement total pendant les conflits de 1914 et 1940 mais aussi participations commerciales au Concorde ou au Queen Mary II construit à Nantes par exemple. Le tunnel sous la Manche a fini de relier à jamais deux sensibilités fortes. La Reine Elisabeth II, elle-même, a observé avec humour que « s'il est vrai que nous ne conduisons pas du même côté de la route, il est tout aussi vrai que nous avançons dans la même direction ».

Alors, oublions Hastings, Waterloo et Trafalgar et conjuguons nos efforts pour une grande Europe. Et pour venger Jeanne d'Arc, il nous reste les victoires potentielles au grand chelem de rugby !

 

Publié par Papyves à 00:16:54 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

Une Bombe nucléaire perdue en mer. | 07 avril 2008

 

A 9.000 mètres d'altitude, dans le ciel espagnol d'Almeria, ce 17 Janvier 1966, se joue le début de ce qui aurait pu être une catastrophe mondiale sans précédent. Un avion ravitailleur KC-135 de l'US Air Force entre en collision avec un bombardier B-52 qu'il devait approcher en douceur pour renouveler sa cargaison de carburant. Or, ce B-52 américain, qui porte le nom de code TEA 16, est un bombardier « stratofortress » armé de bombes H ( pour hydrogène ) nucléaires. Les deux avions explosent et huit des onze hommes d'équipage meurent.

Parmi les 4 bombes H de type B-28 au plutonium que transportait le bombardier TEA 16, l'une atterrit intacte dans une rivière, deux autres s'enfoncent dans le sol près de Palomarès, sans exploser, grâce aux dispositifs de sécurité mais en contaminant le sol au plutonium, et la dernière s'abîme dans la mer Méditerranée. Pendant 81 jours, ce furent 38 navires et sous-marins qui se mirent à sa recherche. Enfin, le 07 Avril 1966, des moyens océanographiques importants purent localiser et remonter la bombe, immergée à 869 mètres de profondeur. L'un des chercheurs aura ce mot étonnant, devant le vice-amiral Guest, commandant la Task Force 65 : « La bombe H perdue à Palomarès a été retrouvée grâce à la combinaison de 10% d'engineering avec 90% de chance insolente ».

L'US Strategic Air Command voulut maintenir un black-out sur cette affaire mais il fut impossible de dissimuler l'accident et des mesures furent prises, au sol, pour limiter la contamination. Le programme de surveillance d'irradiation de la zone continua apparemment jusqu'en 1986 mais aucun suivi médical sérieux ne fut mis en œuvre au profit de la population locale.

Malheureusement, cet accident n'est pas le seul de l'histoire de la conquête du nucléaire. D'autres bombes H furent perdues, comme en 1962 et 1965 dans le Pacifique puis à Thulé, au Groenland en 1968. On cite aussi le cas, en 1961, de ce B-52 qui explosa en vol, en Caroline du Nord, avec 2 bombes H de 24 mégatonnes. L'une fut amortie par son parachute automatique mais l'autre percuta un champ et on découvrit qu'un seul commutateur ( sur les 6 dispositifs de sécurité ) avait empêché l'explosion de cette bombe thermonucléaire, 1.200 fois plus puissante que celle d'Hiroshima.

Aujourd'hui, la non prolifération est le sujet le plus brûlant ( traité TNP ). En faisant exploser sa première bombe H, le 24 Août 1968, au dessus de l'atoll de Fangatofa dans le Pacifique, la France devient la 5° puissance nucléaire, après les Etats-Unis (1952), l'URSS (1953), la Grande-Bretagne (1957) et la Chine (1967). Elles seront suivies par l'Inde et le Pakistan (1998) puis par Israël et la Corée du Nord. On souhaite que cette liste s'arrête là mais de nombreux pays émergeants voudraient faire entendre leur voix au Conseil de sécurité de l'ONU.

Veillons bien à ce que les aspirations légitimes à l'énergie nucléaire civile ne cachent pas la volonté cachée de se doter d'un armement létal autrement plus dangereux.

 

Publié par Papyves à 00:14:26 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

Une île de Pâques au Chili. | 06 avril 2008

 

Au moyen âge, partis des îles Marquises, les Polynésiens naviguent déjà, en catamarans, sur tout l'océan pacifique. Ils découvrent alors, vers 500 après J.C, une île volcanique triangulaire, où il fait en permanence 20°celsius, isolée à 4.000 km environ de toute autre terre, Chili à l'Est, Tahiti à l'Ouest, Galápagos au Nord et Antarctique au Sud. Ils créent ainsi la civilisation des « Rapa-Nui » dont il ne reste que la langue.

Cet éperon rocheux de la dorsale orientale du Pacifique Sud fut nommée « île de Pâques », le 06 Avril 1722, par le capitaine hollandais qui la croisa par hasard, un dimanche de Pâques, avec ses trois navires de la Société commerciale des Indes. Avant lui, un pirate du nom de Edward Davis l'aperçut en 1687 mais ne daigna pas y débarquer. Ce ne fut pas le cas de l'espagnol Felipe de Haedo qui, croyant être le premier, annexa l'île pour le compte de la couronne espagnole en 1770, sous le nom de « île de San Carlo ». L'Anglais James Cook, lui-même, l'explora sans enthousiasme en 1774 et enfin le Comte français J.F.G. de La Pérouse en dessina les contours pour Louis XVI. Aujourd'hui, l'île de Pâques, qui a perdu sa végétation, est sous juridiction chilienne et les descendants des premiers Rapa-Nui sont incapables de déchiffrer l'écriture « rongo-rongo » sur tablettes de bois, unique au monde.

A son apogée, l'île abrita quelques 10.000 habitants au XVII° siècle mais ce nombre chuta jusqu'à 111 en 1877, presque l'extinction, du fait des pénuries alimentaires, de la déforestation, de la déportation massive de travailleurs vers les mines du Pérou, de l'élevage intensif des moutons et des maladies importées par ceux qui pouvaient revenir au pays. Aujourd'hui, les Pascuans sont environ 4.000 à majorité chilienne et leur patrimoine est protégé par l'UNESCO.

Depuis que la NASA a agrandi l'aérodrome de Mataveri pour d'éventuels atterrissages d'urgence de la navette spatiale, les gros porteurs déversent des flots de touristes curieux. Ce qui frappe le visiteur, ce sont ces mystérieuses statues de pierre représentant des alignements de personnages, tournant le dos à la mer et coiffés d'un drôle de chapeau cylindrique. Comment ces monolithes « moaïs » de plusieurs dizaines de tonnes ont-ils pu être transportés depuis les carrières de basalte où ils ont été taillés, à même la montagne volcanique, cela reste un mystère. On songe aux rondins de bois qui ont servi à faire rouler les menhirs celtes ou les blocs cubiques des pyramides. Est-ce là l'explication de la totale déforestation de l'île, notamment palmiers ? Le bois aurait plutôt servi à la construction de bateaux qui ne sont jamais revenus.

Certains prétendent que les 838 mégalithes moaïs recensés, dressés sur 300 « ahus », plates-formes sacrées, sont soit la représentation des ancêtres ou des chefs successifs, soit la prière faite aux Dieux pour que cesse la période interminable de sécheresse qui provoqua une gigantesque famine. N'étant pas exhaussés, ils auraient renversé, de rage, bon nombre de statues. La tradition de « l'homme oiseau » consistant en une course, aller retour à la nage, pour rapporter l'œuf d'un oiseau, déposé sur les rochers voisins, aurait pu, dit-on, leur sauver la vie.

Pourquoi chercher, à tout prix, le secret de cette civilisation disparue. C'est si beau, une île mystérieuse.

 

Publié par Papyves à 01:02:46 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

La mort de Danton. | 05 avril 2008

 

La Révolution française de 1789 ne fut pas la période de liberté et d'euphorie générale qu'on nous dépeint parfois. Après le départ de Danton et son remplacement par Robespierre à la Convention, c'est la terreur qui règne à Paris et la guillotine est plus souvent employée que la grâce pour les malheureux convaincus d'immoralité ou d'ennemis du peuple.

Avec la multiplication des journaux, c'est aussi la découverte de la politique pour les français dont les plus audacieux improvisent des discours virulents à la tribune. Georges Jacques Danton, qui a fait des études pour être avocat, est de ceux-là. Un visage cicatrisé et enlaidi par la vérole sur un corps de catcheur et surtout une voix de stentor en font un orateur qui ne passe pas inaperçu. Il en joue, usant de formules percutantes comme ce fameux «  de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace » qui répond à la question de savoir s'il faut quitter Paris devant la menace prussienne en 1792.

Au printemps 1793, c'est lui qui dirige le Comité de Salut Public, organe exécutif, alors qu'une coalition européenne menace aux frontières et qu'une guerre civile fait rage en Vendée. On attend beaucoup de lui mais il échoue sur ces deux fronts. Il démissionne, perd sa place dominante au Club des Cordeliers et rejoint sa ville d'Arcis sur Aube. Mais l'inaction n'est pas son fort et il réapparaît au moment où Robespierre écarte, par le fer, les plus radicaux et les plus modérés du pouvoir.

Alors qu'il en avait été l'un des artisans, en votant même pour la mort du roi Louis XVI, Danton déploie alors tous ses talents d'orateur pour faire cesser la terreur et les affreux convois vers la guillotine, s'opposant ainsi à un Robespierre plus intransigeant. Mais trop de choses lui sont reprochées, comme de ne pas s'être opposé aux contre-révolutionnaires, de ne pas avoir su prévenir la trahison de Dumouriez en Avril 1793, d'être un trop bon vivant enclin à s'enrichir sur le dos des petites gens. Ses amis Girondins, eux-mêmes, l'attaquent sur l'emploi des 200.000 livres mises à sa disposition pour des dépenses secrètes. En ces temps de jugement expéditif, le verbe qu'il manie avec dextérité ne suffit plus pour le sauver.

Le 30 Mars 1794, Robespierre, dit l'Incorruptible, obtient du Comité de Salut Public, que Danton soit arrêté avec Camille Desmoulins et Fabre d'Eglantine, sous le prétexte d'être un ennemi de la République et un révolutionnaire trop timoré. Jugé pour trahison et malversation par le tribunal révolutionnaire, à partir d'un acte d'accusation préparé par Saint-Just, il se défend une dernière fois, avec des éclats de voix si éloquents, emportant l'adhésion des jurés, que Robespierre doit extorquer à la Convention un ultime décret, assez lâche, qui l'exclut des débats. Il est ainsi condamné à mort, hors de sa présence et sera guillotiné le 05 Avril 1794 en compagnie de Camille Desmoulins.

Il aura cette suprême bravade, face au bourreau : « N'oublie pas de montrer ma tête au peuple : elle en vaut la peine ! ». Effectivement.

 

Publié par Papyves à 00:04:14 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

La Draisienne. | 04 avril 2008

 

Qui se souvient du Vélosolex, cette bête hybride entre la moto, la mobylette et le vélo ? La technique va si vite qu'on oublie l'origine de nos moyens de locomotion. Le vélo, par exemple, raccourci de « vélocipède » n'a pas toujours eu des pédales pour faire tourner ses roues. Nos ancêtres, en effet, avançaient en poussant alternativement avec les pieds une curieuse machine appelée « draisienne ».

Le Baron allemand Karl Friedrich Drais von Sauerbronn est le premier à avoir breveté, en 1817, une machine à deux roues, orientable et propulsée par la seule force humaine. Munie d'une selle réglable et d'une direction à pivot pour orienter la roue avant, elle permettait pour la première fois d'aller plus vite qu'un homme à pied, tout en étant assis. Pour s'arrêter, le conducteur freinait ... avec les pieds.

Le premier vélocipède, grossièrement taillé en bois, pesait environ 23 kilos et affichait des pointes à 12,5 km/h. Quand le Baron est venu présenter sa draisienne au jardin du Luxembourg à Paris, le 04 Avril 1818, il s'attendait à de la curiosité mais pas aux moqueries de la populace qui le traita d'excentrique. Il en fut beaucoup affecté et devint aigri, taciturne et amer, au point de mourir, en 1851, solitaire et privé de réputation.

Sa draisienne, pourtant, fut beaucoup copiée ( ce qui était facile puisqu'elle était en bois ) et rapidement améliorée par l'ajout de cale-pieds, d'une plaque de bois derrière la roue avant pour, en la pressant avec le pied, remplacer les freins . Les évolutions majeures furent celle de Pierre Michaux, un serrurier français qui adapte un pédalier directement sur la roue avant et invente le mot « vélocipède » de véloce (rapide) et pède (pied), celle de James Starley qui crée le « Grand Bi » avec une roue avant de 1,50 m de diamètre pour aller plus vite, et une roue arrière de 30 cm ( bonjour l'équilibre ) puis celle de l'anglais Lawson, incapable de monter sur un grand Bi, qui imagine la transmission par chaîne et enfin celle de Dunlop qui adapte un bandage caoutchouc pneumatique, amélioré peu après par Michelin. Les rayons sont bientôt de conception tangentielle plutôt que radiale, ce qui permet de mieux absorber les vibrations de la route, les roues plus légères et les cadres creux tandis que les selles s'assouplissent.

Comme toujours lorsqu'une découverte voit le jour, d'autres inventeurs se lèvent pour s'en attribuer la paternité chronologique. Ce fut, bien sûr, le cas avec cet ancêtre de la « bicyclette » qu'un journaliste français présenta, dans son histoire de la vélocipédie en 1891, comme une copie du bicycle du Marquis de Sivrac, rebaptisé, selon lui, « vélocifère » sous la révolution française. En fait, le vélocifère ou célérifère était une calèche.

Aujourd'hui, le vélo dont le succès ne se dément pas, a conquis le monde entier en étant souvent le bien le plus précieux des familles pauvres.

Bravo, la « petite reine » !

 

Publié par Papyves à 00:17:46 dans Conquêtes | Commentaires (2) |

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