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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Fermeture des maisons closes. | 13 avril 2008

 

Marthe Richard, née Betenfeld à Blamont, Meurthe-et-Moselle, en 1889, est apprentie couturière dès 14 ans à Nancy où elle côtoie les jeunes soldats de la garnison. Accusée, à 16 ans, d'avoir transmis la syphilis à une recrue, elle monte à Paris et continue à user de ses charmes. Elle y rencontre et épouse un riche industriel, Henri Richer, qui lui offre, en 1912, un avion sur lequel elle passera son brevet de pilote. Elle prétendra battre un record jusqu'à Zurich alors qu'elle n'avait atteint que la Bourgogne.

Début d'une série d'affabulations, comme celle qui la dépeint comme une grande espionne au service de la France, alors qu'elle ne fut que la maîtresse d'un attaché naval allemand ...à Madrid. De même, lors de la deuxième guerre mondiale, elle ne sera pas inquiétée car inconnue des services secrets. Son livre sur ses exploits de Mata-Hari sera quand même un best-seller. Veuve de guerre, elle épouse l'Anglais Thomas Crompton, directeur financier de la Fondation Rockefeller, deux ans avant qu'il ne meure en 1928, mène grand train et débauche même Edouard Herriot, chef du gouvernement, qui lui obtiendra la Légion d'Honneur.

C'est donc comme héroïque résistante qu'elle est élue conseillère dans le 4° arrondissement de Paris. Bien que vivant avec un proxénète, la santé des femmes lui importe ; c'est pourquoi elle dépose un projet devant le conseil municipal pour la fermeture des maisons closes. Sa proposition fut votée localement, dans le département de la Seine, ce qui l'encouragea à mener une campagne de presse pour le vote d'une loi générale. Celle-ci fut votée le 13 Avril 1946 et elle gardera le nom populaire de « Loi Marthe Richard » alors que son auteur n'était pas député.

L'article 1 de la Loi, qui oscille entre abolitionnisme et prohibitionnisme, stipule que « toutes les maisons de tolérance sont interdites sur l'ensemble du territoire national » mais la prostitution reste autorisée outre-mer. C'est la fin d'un système légal datant de 1804. Les locaux de ces anciens « lupanars » ou « bordels » sont affectés aux organisations syndicales ou transformés en foyers pour étudiants.

La disparition sur Paris du Chabanais, du Sphinx ou du One-Two-Two, et d'autres, ne découragea pas les tenanciers qui se reconvertirent en propriétaires d'hôtels de passe. Le proxénétisme fut interdit et la prostitution restait libre mais les prostituées avaient perdu la sécurité d'un toit et des visites médicales et restaient fichées par la Police. Depuis, l'activité du sexe s'est déplacée sur les trottoirs ou dans les camionnettes à l'orée des bois, les lanternes rouges ne brillent plus à la porte des « boxons, des claques, des bobinards ou des poufs » mais le commerce de la chair est tout aussi visible et infâmant. Avec Internet, les rendez-vous sont plus discrets mais les « pratiquantes » plus nombreuses aussi. Le « plus vieux métier du monde » a de l'avenir.

Parodiant une célèbre marque de Champagne, Antoine Blondin dira de Marthe Richard : « la veuve qui clôt  ». La vieille dame, qui écrivit encore quelques livres et fit des conférences sur sa vie d'espionne, mourut en 1982, à 92 ans. L'exercice, ça conserve !

 

Publié par Papyves à 00:09:30 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Le premier Homme dans l’espace. | 12 avril 2008

 

Né près de Smolensk d'un père charpentier et d'une mère paysanne, Youri Alexeïevitch Gagarine découvre l'aéronautique au sein d'un club de pilotage amateur puis en intégrant l'école de pilotage militaire d'Orenbourg en 1955. C'est là qu'il obtiendra ses palmes de pilote de chasse à bord d'un MiG-15.

Il deviendra le premier homme dans l'espace et fera un tour complet de la Terre à 250 km d'altitude, le 12 Avril 1961, à bord de la capsule Vostok 3KA-2.

En 1960, après un long processus de sélection, Youri Gagarine est sélectionné, avec 19 autres cosmonautes, pour le programme spatial soviétique. Des tests et un entraînement assez éprouvants permirent de ne retenir que les deux meilleurs, par ailleurs de petite taille, ce qui était une autre condition pour entrer dans l'habitacle réduit du Vostok ( Youri ne mesurait que 1,58 m ). Le choix final se porta sur Gagarine, 27 ans, plutôt que sur Herman Titov qui venait de la bourgeoisie et n'aurait pas aussi bien montré que Gagarine, d'origine modeste, que le Communisme donne ses chances à tous.

Décollant à 09 h 07, heure de Moscou, depuis le cosmodrome de Baïkonour, dans le Kazakhstan, Youri découvre, le premier, la beauté de la planète bleue au milieu d'un ciel tout noir. Il effectuera une révolution complète en 1 h 48 m autour de la Terre, en commentant en permanence, sans stress via un magnétophone ( il a perdu son crayon qui flotte en apesanteur ), l'évolution du vol que suit son remplaçant Titov depuis le sol.

Le retour se fera sans encombre, vers 10 h 50, près de Saratov, à 700 km au Sud de Moscou. Youri évitera le choc à 10 mètres/secondes de la capsule en s'éjectant avant l'impact et en atterrissant à 05 m/s grâce à son parachute. Anna, la kolkhozienne effrayée qui est témoin de cet atterrissage, pousse un Ouf de soulagement en voyant l'inscription « CCCP » sur le casque de Gagarine.

En pleine guerre froide, cet exploit scientifique du bloc de l'Est pousse les Etats-Unis à intensifier leur programme spatial. John.F.Kennedy fixe, dès lors, l'objectif de poser le pied sur la Lune, avant les Russes de Nikita Khrouchtchev. Le « petit pas pour l'homme et le grand pas pour l'humanité » sera fait, effectivement en 1969 par Neil Armstrong. Fidèle à sa formation communiste, Youri plaisantera lors de son retour sur terre, en ces termes : « Dieu n'existe pas, je ne l'ai pas rencontré. ».

Après son vol ( qui l'avait fait passer directement de Lieutenant à Major ), Youri Gagarine devient directeur de l'entraînement pour la Cité des étoiles mais ne sera plus autorisé à repartir dans l'espace. Héros mondial, il parcourra le monde comme ambassadeur des valeurs du PCUS. Reprenant sa formation de pilote de chasse, c'est lors d'un contrôle de routine qu'il « percutera la planète », le 28 Mars 1968, à bord d'un MiG-15, aux côtés de son instructeur, Vladimir Seriogine, pilote d'essais, un autre héros de l'Union Soviétique. Les circonstances de ce crash restent controversées encore aujourd'hui ( incident mécanique, suicide, ivresse, sabotage ? ).

Le héros entré trop vite dans la légende a-t-il été submergé par les contraintes de son nouveau rôle ou frustré de sa mise à l'écart comme cosmonaute ? Seuls Baïkonour et Dieu le savent.

 

Publié par Papyves à 00:12:51 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Le tyran Idi Amin Dada. | 11 avril 2008

 

Né Ougandais nubien dans la région de Kampala, non loin du lac Victoria, le jeune Idi Amin Dada est gardien de chèvres avant d'intégrer, en 1946, comme aide cuisinier, le régiment des King's African Rifles de l'Armée impériale britannique, stationné à proximité. Son physique impressionnant (1m91, plus de 100kg) le prédispose pour être soldat plutôt que cuisinier. Il se fait ainsi remarquer par sa cruauté envers les Mau-Mau du Kenya qu'il est chargé de combattre au sein de son bataillon. Caporal puis sergent en 1953, bien qu'analphabète, il est fait effendi, plus haut grade pour un noir dans l'armée coloniale. Responsable d'un véritable massacre contre des nomades, en 1962, dans plusieurs villages, il ne sera pas inquiété du fait que l'indépendance est proche et qu'il faut garder des liens avec ces soldats du cru. Amin aura traversé cette période militaire en étant, en outre, consacré champion de natation et de boxe.

Après l'indépendance, en 1962, le premier ministre ougandais, Milton Obote, originaire d'une ethnie du Nord comme lui, récompense Idi Amin de son soutien en le nommant commandant adjoint de la jeune armée, puis Général chef d'état-major. Obote, lui-même, se proclame Président en destituant son prédécesseur Mutesa. Mais, après avoir appris qu'Obote planifiait de l'arrêter pour détournement de millions de dollars des fonds de l'armée, Amin Dada profite d'un voyage d'Obote à Singapour pour prendre le pouvoir par un coup d'Etat, le 25 Janvier 1971.

Dès lors, le pays va vivre une période d'atrocités et d'éliminations brutales sans précédent. Les escadrons de la mort du State Research Bureau pourchassent et assassinent, parfois à la dynamite, tous ceux qui ne soutiennent pas le coup d'état. Une tentative de reprise de pouvoir d'Obote depuis la Tanzanie se solde par une sanglante répression.

En même temps que le régime se militarise, l'économie se dégrade : En Août 1972, à la suite d'un rêve, Amin donne 90 jours aux 50.000 Indo-pakistanais pour quitter le pays. Or, ce sont eux qui détenaient les principaux commerces et entreprises d'Ouganda. Au fur et à mesure que la vraie nature d'Amin se révèle, les pays étrangers se détournent de lui, ferment leurs ambassades et refusent de lui vendre de nouvelles armes. Idi Amin se tourne alors vers Kadhafi et les mouvements de libération palestiniens. C'est ainsi qu'il autorise, en 1976, un airbus détourné de Tel-Aviv vers la Libye, à se poser à Entebbe, au Sud de Kampala. Les otages, qui devaient être échangés contre des prisonniers de la Fraction armée rouge, sont finalement libérés par un commando israélien. Le succès de l'opération va contribuer largement à la chute du dictateur.

Amin, depuis son coup d'état, s'était autoproclamé Maréchal et Président à vie. Il s'était accordé, en tant que « dernier roi d'Ecosse », un nombre impressionnant de médailles, dont la Victoria Cross et la Military Cross, au titre de campagnes militaires en Birmanie qu'il s'était inventées. Il voyait la présidence de la future réunion de l'OUA, en 1975, comme son apothéose : Election d'une « miss OUA », rallye automobile auquel le maréchal participa au volant de sa Citroën-Maserati, démonstration militaire sur les rives du lac Victoria, tout fut bon pour lui donner de l'éclat.

En 1979, en proie à des révoltes civiles et des mutineries militaires, Amin croit sauver son régime aux abois en envahissant la Tanzanie, mais la contre-attaque qui pousse jusqu'à Kampala, sa capitale, l'oblige, le 11 Avril, à s'exiler en Arabie Saoudite où il décédera, seul, en 2003, à 80 ans supposés, sans jamais avoir été inquiété pour les 300.000 victimes et le pays en ruine laissés derrière lui.

Finalement, à la longue, les « bouffonneries » de Big Daddy n'amusaient plus personne.

 

Publié par Papyves à 00:12:56 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

Zapata assassiné. | 10 avril 2008

 

« Plutôt mourir debout que vivre à genoux ». Cette belle maxime survivra à son auteur de la révolution mexicaine du début du siècle.

Métis indien, Emiliano Zapata est né en 1879 dans un village de l'Etat du Morelos, au Sud du Mexique d'un père métayer, petit propriétaire qui élève et dresse les chevaux. Sa famille s'est battue contre l'Espagne et contre l'intervention française à l'époque de Camerone. Elu Président du Comité de défense de son village, il s'oppose alors aux exactions des grands planteurs. Il ressent profondément les injustices dont sont victimes les peones ( paysans pauvres ) obligés de travailler dans les haciendas, ces grandes plantations qui produisent massivement de la canne à sucre et sont soutenues par le dictateur Porfirio Diaz.

Pendant que, dans le Sud du pays, Emiliano Zapata recrute des bandes révolutionnaires à base de paysans, un autre guérillero, Pancho Villa, soulève les paysans du Nord, au cri de « Tierra y Libertad », terre et liberté. En Novembre 1911, un ancien propriétaire terrien qui avait aussi promis la restitution des terres aux peones, Francisco Madero, accède à la présidence mais refuse d'appliquer cette mesure, une fois élu. Il tente même d'acheter Zapata qui le repousse et présente, au contraire au gouvernement, le Plan de Ayala qui propose, maladroitement écrit, des réformes agraires radicales en faveur des petits paysans. « Editez-le, ainsi tout le monde saura que Zapata est fou » dira Madero.

Après presque trois ans de guérilla, en Février 1913, Madero est assassiné par le général Huerta qui s'est retourné contre son chef et se fait désigner Président. L'opposition s'organise autour de Zapata, Pancho Villa et du Gouverneur Carranza, face à une armée gouvernementale qui fait régner la terreur. Certains intellectuels de Mexico rejoignent Zapata dont la renommée grandit. Mais aucun accord n'est trouvé pour désigner un chef suprême, objectif de Carranza, et unir ces trois forces révolutionnaires. En décembre 1914, les deux armées de libération de Zapata, l'« Attila du Sud » et de Villa, le « Centaure du Nord » investissent Mexico, les deux chefs se font photographier dans le Palais Présidentiel mais, n'étant pas faits pour la politique, ils quittent bientôt la ville pour que leurs troupes reprennent les travaux des champs.

Carranza en profite. Sous prétexte de pacification, il lance depuis Veracruz des actions violentes pour isoler Zapata dans sa région de Morelos. Mais Zapata reste toujours incontrôlable et dangereux.

Déçu par le comportement de son ancien compagnon Carranza qui oublie ses promesses, Zapata, illettré, lui fait écrire une lettre de reproches qui sera sa perte. Voyant qu'il est désormais menaçant pour lui-même, et décidé à l'éliminer, Carranza tend un piège à son « ami » Zapata en le conviant à l'invitation d'un colonel rallié à sa cause. En arrivant dans l'hacienda où doit se dérouler la fête, le 10 Avril 1919, le général révolutionnaire de 39 ans est immédiatement abattu par les soldats de l'armée fédérale.

Son exemple sera repris, après 1995, par le Subcomandante Insurgente Marcos qui défendra les droits des indigènes du Chiapas, en se référant du Zapatisme. Consécration !

 

Publié par Papyves à 00:07:24 dans Grands Chefs | Commentaires (2) |

La Louisiane française. | 09 avril 2008

 

Mine de rien, il s'en fallut de peu que l'Amérique ne fût française. En 1534 déjà, sous François 1er, Jacques Cartier s'installe au Canada, suivi en 1604, sous Henri IV, par Samuel de Champlain et Pierre de Guast au Nouveau-Brunswick et au Sud des Grands Lacs. Puis vinrent le Mayflower, le Marquis de Lafayette, les Comtes de Grasse et de Rochambeau, ( il fallait être noble et riche pour armer des navires ), le Père Jacques Marquette, Le Moyne d'Iberville et quelques aventuriers.

C'est le 09 Avril 1682 que le Français Robert Cavalier de la Salle prend possession de l'immense plaine centrale qui s'étend de la rive droite du Mississipi, à l'Est, jusqu'aux Rocheuses, à l'Ouest, et aux sources du Missouri, au Nord, soit le tiers des Etats-Unis actuels. Il nommera cette région Louisiane, en référence au roi Louis XIV. De même, la Nouvelle-Orléans devra son nom au Régent Philippe d'Orléans.

Les Acadiens, colons français chassés du Canada oriental ( Acadie ) par les Anglais lors du « Grand dérangement » de 1755, rentrèrent en France ou s'installèrent en Louisiane où ils peuplèrent les bayous ( étendues d'eau sous des havres de verdure ) dans le delta du Mississipi alors que les Anglais reçurent, outre le Canada, toute la rive gauche du fleuve, lors du Traité de Paris en 1763. A force de déformation linguistique, les Acadiens sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns ». Aujourd'hui, près de 550.000 Américains de Louisiane, pourtant véritable melting-pot, revendiquent les origines de ces 4.000 déportés français.

En 1803, après une courte rétrocession de la région aux Espagnols, Napoléon Bonaparte, qui a besoin d'argent pour ses guerres en Europe, vend la Louisiane, trop éloignée, aux jeunes Etats-Unis pour un montant de 15 millions de dollars, somme énorme à l'époque. Ce sera le 18° Etat américain, officiellement désigné le 30 Avril 1812 dont la prospérité s'appuiera sur le coton, la canne à sucre puis le sel, le pétrole, le gaz et enfin le tourisme.

Dans l'Amérique d'aujourd'hui, nombreux sont les lieux qui rappellent ce passage des colons français : Des Moines, Montpelier, Bâton Rouge, Lafayette, Paris, Nouvelle-Orléans, Macon, Bayard, Orange, Albertville, Beaumont, etc ...

Depuis 1994, un congrès annuel rassemble, pendant 10 jours, toute la diaspora acadienne répartie partout dans le monde. «  Je me souviens que, né sous les lys de France, j'ai grandi sous la rose anglaise ... » Le début de ce poème, dont le Québec a extrait les trois premiers mots pour en faire sa devise, résume tout l'attachement de cette population à son histoire et à ses traditions, attaquées de façon virulente ou insidieuse par son puissant voisin.

Mais le Québec résiste mieux que la Louisiane qui n'a pas bénéficié de Loi 101, imposant, en 1977, le français comme langue officielle. «  Speak white  » est encore le reproche le plus répandu dans les quelques familles acadiennes qui cherchent à conserver leurs racines françaises.

En offrant aux Etats-Unis, en 1886, la statue de la Liberté, œuvre du Français Bartholdi, la France ne se doutait pas que l'aide que ses ancêtres conquérants leur avaient apportée lui serait un jour rendue, à Vimy ou à Omaha Beach.

Merci, « cousins ».

 

Publié par Papyves à 00:30:30 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

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