C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
Alors que les opérations s'enlisent dans la guerre du Vietnam, les Etats-Unis organisent un coup d'Etat au Cambodge, en Mars 1970, pour renverser le roi Norodom Sihanouk, accusé de ne pas lutter contre les Viêt-Cong utilisant son territoire comme refuge.
La guerre civile qui s'en suivra profitera à une bande de révolutionnaires communistes dont Pol-Pot, l'un des plus sanguinaires et brutaux tyrans du siècle.
Plus que le Bouddhisme qu'on lui apprend dans sa jeunesse, c'est la politique qui passionne le futur Pol-Pot. Engagé dans le mouvement anti-français de Hô-Chi-Minh (Vietnam) au cours de la seconde guerre mondiale, il devient membre du Parti Communiste Indochinois en 1949. De son séjour à la Sorbonne en France, entre 1949 et 1953, où il étudiera peu et n'obtiendra aucun diplôme, il retiendra l'idéologie marxiste et fréquentera Yeng Sary et Khieu Samphan, les futurs rebelles qui seront ses lieutenants dans le génocide. C'est au départ des Français d'Indochine, en 1954, qu'il entre au Parti révolutionnaire du Kampuchéa, appelé « Khmer rouge ». Il en gravira rapidement les échelons.
Dans les années 1970, aidé de la Chine qui craint l'extension du communisme soviétique, le maoïste Pol-Pot luttera dans le maquis contre le régime de SAR Sihanouk et profitera de la guerre civile sévissant au Cambodge, à la suite de l'intrusion des forces vietnamiennes et du coup d'Etat du maréchal Lon Nol, pour entrer en force dans Phnom Penh, la capitale, le 17 Avril 1975, à la tête de ses fidèles khmers rouges, rebelles du FUNK ( Front Uni National du Kampuchéa ).
Commence alors un régime totalitaire avec éliminations et déportations massives d'une grande partie de la population. Sous le nom de « Kampuchéa démocratique », cette dictature particulièrement dure s'appuie sur une organisation policière quasi-mystique, l'Angkar, dirigée par une poignée de révolutionnaires fanatiques, dont fera partie Pol-Pot ( c'est son nom de guerre ), secrétaire général du Parti Communiste Kampuchéen depuis 1963. L'épuration de la population, qu'il conduit avec méthode contre les habitants non pur khmers et les vietnamiens, procède de sa vision raciste et simpliste. Les citadins sont envoyés dans les rizières pour y travailler, les intellectuels et religieux sont torturés et les opposants, appelés « réactionnaires » sont abattus. C'est simple et expéditif comme un nettoyage ethnique.
En 4 ans et 5 grandes purges, les Khmers rouges vont former des enfants pour torturer, vont exécuter directement 300.000 personnes et éliminer 2 millions d'individus par privations, maladies ou sévices, soit près d'un tiers de la population cambodgienne. La terreur cessera lorsque le Vietnam, avec l'aide de l'URSS en 1979, envahira le pays, entraînant la fuite de Pol-Pot dans la jungle où il tentera de reconstruire une guérilla pour revenir aux « affaires ». Condamné à mort par contumace, il trouvera une retraite dorée en Thaïlande où il sera finalement retrouvé mais s'éteindra en 1998, à 73 ans, avant d'avoir pu être jugé pour ses crimes. Sa comparution devant le tribunal international n'aurait, de toute façon, pas pu avoir lieu car son corps ( mais est-ce bien lui ? ) fut rapidement incinéré.
De mon point de vue, ce surnom de Pol-Pot qui lui fut donné par les autorités chinoises ( abréviation de POLitique POTentielle ) ne lui va pas aussi bien que celui que forment les quatre premières lettres de son vrai nom, SALOth Sar. Lui se faisait appeler « Frère n°1 », .... frère du Diable, sans doute.
Publié par Papyves à 07:34:40 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Chers lecteurs, je vais changer les horaires de publication de mes billets. Pour la plupart d'entre vous, ça ne change rien. Cela ne sera gênant que le premier jour, et encore seulement pour ceux qui me lisaient juste après Minuit, heure française, moment où j'avais l'habitude de publier mes articles, pour attendre que la date automatique qui s'affiche à côté du titre soit en phase avec la date de l'événement dont je parle.
Dorénavant, j'attendrai le lendemain matin, vers sept ou huit heures, heure de Paris, pour le publier. Ce sera ainsi le cas du sujet à venir qui traite du Cambodge et ne sera pas mis en ligne ce soir. Au bout de deux jours, vous ne verrez plus la différence.
Remarquez aussi l'humour de l'image qui me rappelle que je n'ai pas encore fait la bascule vers l'heure d'été, sur ma pendule à droite qui accuse toujours une heure de retard.
Merci de votre fidélité. Papyves.
Publié par Papyves à 18:02:50 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Papyves à 00:15:17 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
Les œuvres condamnées ne respectaient pas les canons esthétiques prônés par l'Académie royale de peinture et de sculpture ( datant de Louis XIV ), notamment en ce qui concerne le traitement des formes et de la lumière, ainsi que le choix des sujets. Elles furent réunies pour une exposition à part, dite le « Salon des refusés » qui fut la risée de la critique assermentée et des badauds suiveurs, malgré le soutien éclairé de Napoléon III.
Un groupe d'artistes, après avoir essuyé eux aussi plusieurs refus de tenir salon, organisa sa propre exposition, le 15 Avril 1874, dans le studio d'un ami photographe, Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme de Nadar. On y trouva 165 toiles d'une trentaine d'inconnus, parmi lesquels Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Frédéric Bazille, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Henri Rouart, Berthe Morisot, Alfred Sisley et Edgar Degas, unis par la même recherche artistique de la beauté de l'instant fugace et des effets de lumière et de couleurs. Ces jeunes peintres, influencés par le réalisme des œuvres de Gustave Courbet, encouragés par la photographie naissante, privilégient les couleurs vives et les jeux de lumière, dans des scènes de la vie courante, plutôt que le classicisme imposé.
Le critique et pamphlétaire Louis Leroy vint, par curiosité, visiter l'atelier de Nadar et en rendit compte, dans son journal Le Charivari, en se moquant de ces peintures sans formes, dont un certain « Impression, soleil levant » de Monet (1872, photo ci-dessus). Prétendant ridiculiser les exposants, le critique écrit : « Impression, impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit bien y avoir de l'impression là-dedans ». Le mot « impressionnisme » était né. On lui associera bientôt celui de « pointillisme » qui en est le fils.
L'exposition reçut 3.500 visiteurs, contre 400.000 pour le salon officiel et se déroula sans Manet, pour qui le Salon devait toujours rester prépondérant. Elle sera reconduite huit fois entre 1874 et 1886 mais le groupe des Impressionnistes se disloquera petit à petit. Curieusement, alors qu'il n'en faisait pas partie, beaucoup se réclament de Camille Corot.
Le succès et l'acceptation du public seront quand même au rendez-vous, grâce à quelques expositions à l'étranger. Par extension, le terme d'impressionnisme sera aussi employé, ensuite, pour caractériser certains romans de littérature, subjectifs, ou des œuvres musicales comme celles de Claude Debussy ou Maurice Ravel.
Du coup, les critiques, qui ont subi une réelle perte de prestige, se font moins virulents envers les jeunes talents et tournent progressivement à la chronique plus consensuelle. Mais a-t-on besoin d'eux pour apprécier les « Nymphéas » de Monet ?
Publié par Papyves à 00:17:35 dans Faits de Société. | Commentaires (4) | Permaliens
Après le film à succès, nul n'ignore plus le naufrage du RMS ( Royal Mail Steamer ) Titanic, le plus luxueux et le plus grand paquebot de la White Star Line qui percuta un iceberg le soir du 14 Avril 1912, pour son voyage inaugural et sombra à 02h20 au large de Terre-Neuve, faisant 1.500 victimes. On sait moins les légendes et prémonitions, parfois troublantes, qui entourent cette tragédie :
A force de le déclarer « insubmersible », la Presse disant de lui « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce paquebot », la mer s'était vengée.
Lors de sa construction dans les chantiers de Liverpool, la coque reçut le numéro 3909-04. Beaucoup d'employés catholiques cessèrent le travail car le numéro, lu à l'envers dans un miroir, ressemble à «NO-POPE », pas de Pape, et constitue un mauvais présage.
Le jour du lancement, le 31 Mai 1911, il n'y eut aucune cérémonie, ni sirène des autres bateaux, ni baptême au champagne et un ouvrier se tua en tombant d'une traverse. En quittant le chenal pour rejoindre la mer, le violent déplacement d'eau créé par la masse du Titanic provoque la rupture de 6 aussières sur le New York voisin qui manque de percuter le paquebot. Beaucoup y voient un mauvais présage.
Une vieille superstition court, en effet, sur les malheurs des voyages inauguraux, comme celui du Titanic. De fait, le paquebot sera à moitié vide de passagers.
Le gouvernail était, prétendument, trop petit et ne permettait de manoeuvrer que lentement. Calculés sur le tonnage du navire et non par rapport au nombre de passagers, il n'y avait que 16 canots, plus 4 petites embarcations gonflables. Insuffisant.
En 1898, soit 14 ans avant le naufrage, l'écrivain Morgan Robertson décrivit « le naufrage du Titan » dans un livre, Futility, où tout est identique à ce qui se passera en 1912 : nom, pavillon, tonnage, dimension, nombre d'hélices et de machines, nombre de passagers et de canots, date et heure, iceberg, choc à tribord, etc ...14 ans avant ! C'est le fait le plus troublant.
Dans le numéro de Mai 1912 du « Popular Magazine », sorti des presses avant le départ du Titanic de Southampton, on peut lire, sous le titre « The White Ghost of Disaster », la courte histoire d'un grand paquebot heurtant un iceberg dans l'Atlantique Nord et provoquant la mort de la moitié des passagers à cause du manque de canots. L'auteur aurait rêvé son histoire pendant un récent voyage à bord de l'Olympic.
D'innombrables prémonitions ou pressentiments, de femmes surtout, seront rapportés après l'événement. Et autant de prédictions de la part de voyantes. Où est la part de la suggestion et de l'émotion ?
Mrs Marshall, comme d'autres, « voit » le naufrage avant qu'il ne se produise. Elle prédira aussi celui du Lusitania, coulé par une torpille allemande.
Cinq ans avant le naufrage, le Dr William Minahan se fait prédire l'avenir dans un camp de gitans mais il ne croit pas à la fin tragique qu'on lui décrit. Il sera à bord.
En 1911, un officier du paquebot George Washington se fait dire la bonne aventure en Allemagne : « c'est sur la mer que se trouve votre travail et l'année prochaine, le plus gros bateau du monde va couler, oui couler ». L'officier rit.
Quatre jours avant l'événement, le journaliste Shaw Desmond a la présence d'esprit de noter sur un carnet la date et les circonstances du pressentiment qu'il a eu aux côtés de l'écrivain William Stead qui périra sur le Titanic.
Pendant l'escale de Queenstown, un chauffeur eut l'idée saugrenue de monter à l'intérieur de la 4° cheminée, factice, pour effrayer, par jeu, les passagers en train d'embarquer. Cette vision diabolique fut aussi interprétée comme un signe de malheur.
De retour de voyage de noces en Egypte, un passager aurait rapporté une momie, déclenchant une malédiction déjà observée avec d'autres momies de pharaons.
La chatte du bateau, Mouser, quitte le navire en construction en évacuant ses 4 chatons un par un. La chatte « savait quelque chose », dira son propriétaire. De même que les rats qu'un mécanicien a vu s'enfuir vers l'arrière du navire quelques heures avant l'impact.
En Egypte, une diseuse de bonne aventure dit à Helen Bishop qu'elle survivra à un naufrage et à un tremblement de terre, mais qu'elle mourra dans un accident de voiture. C'est ce qui arriva. Elle ne mourra, cependant, que 3 ans après son accident grave de voiture en Californie.
Richard Rouse est tout heureux de montrer à sa famille le grand paquebot sur lequel il va faire la traversée de l'Atlantique mais sa femme, prise d'un pressentiment, l'exhorte de ne pas le prendre. « Ce bateau est trop gros, il n'arrivera jamais en Amérique ». Richard coulera.
Mrs Bill ne sait pas pourquoi mais elle ne peut pas se réjouir du cadeau de son mari qui a obtenu 2 billets pour la traversée avec le Titanic. « Je ne l'avais jamais vue auparavant s'opposer à un projet de voyage, mais cette fois, elle était inflexible et je dus, à regret, céder à son désir » dira celui-ci. Le couple voyagera sur le Mauretania, sans encombre.
C.L. Daughtrey raconte que le 14 Avril, un grand tableau est tombé et s'est écrasé sur le sol dans sa maison. Femme de marin, sa mère s'écria : « Mon Dieu, un navire va couler aujourd'hui », sans penser au Titanic qui était « insubmersible ».
Après avoir fait un rêve inquiétant, le Révérend Charles Morgan, pasteur à Winnipeg, au Canada, demande à ses fidèles, au soir du 14 Avril, de chanter le cantique « pour ceux qui sont exposés aux périls de la mer ». Sur le Titanic, au même moment, le Révérend Carter chante le même cantique avec ses fidèles. Le naufrage aura lieu dans deux heures.
J. Middleton, vice-Président de la compagnie des Chemins de fer, avait retenu sa place sur le Titanic mais trois nuits de suite, il fera le cauchemar du naufrage du navire. Ses amis enregistrent son témoignage. Le 06 Avril, un télégramme d'affaires lui demande de reporter son voyage de quelques jours. Son billet non utilisé et son témoignage ont été certifiés.
Pierre Maréchal a le choix, pour faire la traversée, entre le paquebot La Savoie et le Titanic. « La Savoie part le 13, déclare-t-il, je suis superstitieux ». Il retient donc sur le Titanic malgré le pressentiment de sa femme. Celle-ci s'évanouira plusieurs heures, chez des amis, au moment même du naufrage, sans l'avoir appris.
Dans son autobiographie « Une sorte de vie », publiée en 1971, l'écrivain Graham Greene écrit : « La nuit de la catastrophe du Titanic, alors que j'avais 5 ans et que j'étais en vacances de Pâques à Littlehampton, j'ai rêvé d'un naufrage ».
« Les femmes et les enfants d'abord » fut le cri le plus largement entendu, ce soir là. Au moins un passager, mais sans doute plusieurs, durent leur salut au fait qu'ils se déguisèrent grossièrement en femme, avec un voile et un imperméable.
La malédiction continue après l'événement. Le Gigantic, jumeau du Titanic et rebaptisé Britannic, ne fera jamais de carrière commerciale mais sera réquisitionné pour la guerre en Juillet 1914 et sautera sur une mine allemande en 1916, dans la mer Egée.
Frederick Fleet, le veilleur du Titanic qui a aperçu l'iceberg le premier, se pend dans sa maison de Southampton en 1965.
La liste est longue pour accréditer la légende d'un bateau « maudit ». Mais combien de personnes ont fait des cauchemars après le naufrage et ont cru, de bonne foi, longtemps après, les avoir rêvés avant ? Difficile de faire la part des choses.
Publié par Papyves à 00:25:48 dans Aventures | Commentaires (9) | Permaliens
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