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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Le nuage de Tchernobyl. | 26 avril 2008

 

Comme souvent, une grande catastrophe naît de l'accumulation de négligences et d'erreurs bénignes en soi mais qui, cumulées, s'avèrent dramatiques. Ce fut le cas ce 26 Avril 1986 autour du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 110 kilomètres de Kiev, en Ukraine.

La centrale nucléaire Lénine, sur un affluent du Dniepr près de Tchernobyl ( noir et blanc, en russe ), est une vieille centrale de 1977, dont le cahier des charges et les normes de construction n'avaient pas été respectés et qui ne dispose pas d'enceinte de confinement, de type Three Mile Island, par exemple.

Ce 26 Avril, les opérateurs de la centrale effectuaient un test sur un système de contrôle électrique de l'un des 4 réacteurs. Pour cela, les systèmes de sécurité avaient été désactivés, et les signaux de dysfonctionnement mal interprétés. Au départ, une température excessive à l'intérieur de la cuve où sont situés les barres (crayons) de combustible nucléaire et le graphite, servant de modérateur, entraîne une surpression et l'explosion thermique du cœur de cette partie de centrale. La dalle du toit en béton, de 200 tonnes, saute et libère, dans l'atmosphère, des matériaux gazeux ou solides, fortement radio-actifs. Qui plus est, cette dalle retombe sur le réacteur en dessous qui entre en fusion. Cette explosion a été entretenue, par la suite, par la combustion du graphite. Un ballet d'hélicoptères ( Vidéo ) sera chargé de déverser des milliers de sacs de sable, d'argile et de plomb dans le brasier pour arrêter la réaction incontrôlée.

D'emblée, fidèles à la culture du secret du système soviétique, les autorités ont minimisé la gravité, prétendument moyenne, de l'accident (en fait, de niveau 7, le plus élevé) et n'ont jamais averti des risques encourus, les ouvriers et soldats qu'ils ont envoyés en grand nombre pour colmater le trou béant, construire un « sarcophage » géant et ramasser les débris. Ce n'est que lorsque la Suède détecte un taux anormal de radioactivité dans l'atmosphère, deux jours plus tard, que les autres pays d'Europe vont s'inquiéter et que l'Agence soviétique Tass sera obligée de donner quelques détails sur l'explosion et ses conséquences. Il faudra bien aussi évacuer les 115.000 habitants qui résidaient dans un rayon de 30 kilomètres autour du site.

La déflagration a projeté dans l'air un immense nuage, fait de débris divers, tous lourdement radio-actifs et dont les effets s'atténueront avec le temps. Les vents vont pousser et disperser ce nuage sur toute l'Europe mais certains gouvernements, comme la France, auront peur d'en révéler toute l'étendue.

Dans les mois qui ont suivi, quelques 600.000 ouvriers « liquidateurs », venus d'Ukraine, Biélorussie, Pays Baltes ou Russie, ont été chargés de décontaminer le terrain, sans bénéficier, pour eux-mêmes, de protection suffisante. Beaucoup en sont morts ou ont contracté des cancers, notamment de la tyroïde. En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées, sous la pression de l'Union européenne et en échange d'aides financières importantes.

Le bilan réel des victimes ne sera jamais connu avec certitude. On l'estime à des centaines de milliers de morts ou de malades, atteints de leucémies, cancers multiples ou déformations congénitales. Mais, à quelque chose malheur est bon, dit le proverbe, et cet accident forcera toutes les autres nations à renforcer leurs propres mesures de sécurité, même si leurs centrales sont mieux conçues et mieux contrôlées.

On sait que l'économie mène le monde et que 1 kg d'uranium produit la même quantité d'énergie que 50 wagons de charbon mais Tchernobyl fut un avertissement pour l'humanité. Ne l'oublions pas !


  

Publié par Papyves à 01:21:33 dans Faits de Société. | Commentaires (4) |

Acide Désoxyribo Nucléique. | 25 avril 2008

 

Dans la revue scientifique « Nature », parait un article d'une page, le 25 Avril 1953, sous le titre peu digeste de « A structure for Desoxyribose nucleic acid » et qui ne va pas provoquer d'émoi mais qui révolutionne notre connaissance du vivant. Le jeune biologiste américain Jim Watson et le physicien britannique Francis Crick y décrivent la structure de « l'acide désoxyribonucléique » (ADN) que l'on connaissait déjà, depuis Avery, mais sans l'avoir jamais inventorié.

Les deux savants ont découvert que la molécule d'ADN a la forme d'une double hélice qui ressemble à une échelle enroulée sur elle-même sur toute sa longueur. Chaque barreau est composé de deux bases qui fournissent le code génétique. La séquence de ces quatre bases, disposées le long de l'ADN, déchiffre toute l'information contenue dans les gènes. Les molécules d'ADN sont ainsi les briques du vivant et elles constituent le point commun entre toutes les cellules de tous les règnes. Les deux savants recevront le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1962, avec Maurice Wilkins, associé à leurs travaux.

Il a fallu plusieurs étapes pour en arriver là : en 1869, le suisse Miescher isole la « nucléine » du noyau puis, 20 ans plus tard, l'allemand Altman sépare les protéines et « l'acide nucléique », lequel s'avérera, grâce à l'allemand Kossel en 1896, riche de 4 « bases azotées » Adénine, Thymine, Cytosine, Guanine (A, C, T, G). En 1928, les américains Levene et Jacobs identifient le « désoxyribose » mais c'est le bactériologiste Thomas Avery qui découvre, en 1944 à New York, que l'ADN est l'agent transformant des chromosomes et donc le support de l'hérédité. En 1949 enfin, les règles d'équivalence de Chargaff, A et T d'une part et C et G d'autre part, pour une même espèce, ont été démontrées. Watson et Crick ont cueilli le fruit mûr en 1953. Ils comprennent que l'ordre des bases, le long de la molécule d'ADN, détermine la signature génétique de l'individu et que la transmission héréditaire des caractéristiques de celui-ci est due au pouvoir de la structure génétique en hélice à se séparer en deux, à la manière d'une fermeture éclair.

Désormais, en médecine, on ne voit plus la guérison de la même manière. Les recherches sont axées sur l'identification des gènes déficients dans le but, soit de les retirer, soit d'introduire un autre gène qui contredit le message du gène déficient. C'est la thérapie génétique qui permet à l'homme de modifier les patrimoines génétiques. La loi de la sélection naturelle a vécu. En 2001, une nouvelle étape fondamentale a été accomplie avec le séquençage complet du « génome humain ». Restera à décrypter le « protéome humain » qui regroupe toutes les protéines dont nos gènes commandent la fabrication.

On n'a pas fini de découvrir les applications de cette découverte, en biologie mais aussi dans l'agriculture, la police judiciaire et la pensée. Aujourd'hui, alors que la double hélice est devenue un emblème en art moderne, les biologistes cherchent à comprendre comment naissent les instincts et les pulsions dans le cerveau. La recherche a encore de beaux jours devant elle. Passionnant !

 

Publié par Papyves à 07:48:05 dans Conquêtes | Commentaires (3) |

La Marseillaise. | 24 avril 2008

 

Rouget de l'Isle, de son vrai nom Claude Joseph Rouget « de Lisle », n'est pas plus marseillais que l'hymne qu'il a composé. Il est né à Lons-le-Saunier en 1760 et deviendra officier français du Génie en même temps que poète et auteur dramatique.

C'est dans la nuit du 24 Avril 1792 qu'il improvisera, sur demande du baron Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, son « Chant de guerre pour l'Armée du Rhin », dédié au maréchal Lukner. Quatre jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche et Dietrich s'adresse au jeune Rouget de Lisle qu'il sait violoncelliste à ses heures, en ces termes : « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ». Le capitaine s'exécute aussitôt avec fougue. Le lendemain, le chant est prêt. Pour les paroles, il s'est inspiré des affiches de conscription et des chansons populaires de l'époque. La musique sera esquissée sur son violon.

Entonné par le bataillon des volontaires Marseillais dans leur marche vers Paris en Juillet Août 1792, ce chant martial est très vite appelé « La Marseillaise » par les Parisiens et il accompagnera partout en Europe, au XIX° siècle, le mouvement des nationalités avant d'être supplanté par l'Internationale. Le 14 Mars 1879, la III° République en fait l'hymne national français par une loi. Dès lors, il sera chanté dans les écoles et sur tous les champs de bataille.

Ayant eu un premier succès avec l'Hymne à la Liberté, mis en musique par Ignace Pleyel, royaliste autrichien, Rouget de Lisle avait composé d'autres chants patriotiques ou engagés et publié plusieurs œuvres, en vers ou en prose mais sa carrière littéraire ne perce pas, bien qu'il soit en phase, dans ses textes, avec toutes les époques, royauté, révolution ou restauration. Il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. Malade, il est recueilli par un camarade de l'Armée et s'éteint chez celui-ci, à Choisy-le-Roi en Juin 1836, à 76 ans. Raymond Poincaré fera transporter ses cendres aux Invalides en 1915.

La ville de Lons-le Saunier lui a rendu de nombreux hommages, lui élevant notamment une statue, commandée à Bartholdi, cestui-là même qui façonna la statue de la Liberté offerte à la ville de New York.

En tant qu'hymne national, inscrit dans la Constitution, la Marseillaise est immuable, même si les paroles paraissent un peu trop guerrières à certains. La transformer aujourd'hui serait comme changer les trois couleurs du drapeau. Impensable !

 

Publié par Papyves à 08:09:25 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

Mort de Boris Eltsine. | 23 avril 2008

 

Décédé il y a tout juste un an, le 23 Avril 2007, Boris Eltsine est le premier Président démocratiquement élu de Russie. Le 12 Juin 1991, en effet, il remporte les élections au suffrage universel et en profite pour se nommer aussi chef du gouvernement.

Issu d'une famille paysanne de l'Oural, Boris Eltsine gravit normalement les échelons du Parti communiste depuis son inscription en 1961, jusqu'à ce que Mikhaïl Gorbatchev le nomme à sa tête. Mais la chute du Mur de Berlin, le 09 Novembre 1989, va précipiter l'implosion de l'URSS qui éclate en 11 nouveaux Etats indépendants.

Fantasque mais courageux, Boris n'hésite pas à monter sur un char, en 1991, pour haranguer la foule, en vrai démocrate, et faire barrage aux partisans du maintien du communisme qu'il avait lui-même supprimé. Mais celui qui brava les chars, cette année là, n'aura aucun scrupule à les envoyer contre ses opposants, en 1993 tout d'abord, quand il bombarda le Parlement récalcitrant et en 1994 ensuite, pour écraser l'espoir d'indépendance de la petite république de Tchétchénie même s'il se défend d'en avoir donné l'ordre.

Réélu en Juin 1996, il fera un second mandat en pointillés, tant il aura d'absences, dues à la maladie, à un triple pontage coronarien mais aussi à l'alcool. Il changera régulièrement de Premier Ministre pour essayer de maintenir ses réformes mais les anciens communistes veillent. Fin 1999, il n'est plus que l'ombre de lui-même, bouffi et titubant, incapable de maîtriser une crise financière majeure et le pillage des richesses du pays par les oligarques qui lui avaient soufflé de privatiser des pans entiers de l'économie.

Finalement, en échange de l'immunité à vie ( ce qui laisse à penser qu'il a bien profité, lui aussi, de sa position privilégiée ), il passe la main, en 2000, à son successeur désigné, le jeune Vladimir Poutine qui aura moins de scrupule, en tant qu'ancien du KGB, à ne pas paraître démocrate. Le jeune et froid dauphin a fait mine de vouloir poursuivre les réformes de l'appareil d'état que le dernier Tsar avait engagées. Mais celles-ci seront vite rangées dans les placards et la mise au pas reprendra par cet « héritier » qui va verrouiller à nouveau le pouvoir.

Boris Eltsine aura tenté, à sa manière, souvent chaleureuse, d'instaurer la démocratie en Russie et de l'arrimer à l'Occident, en établissant la liberté de parole, sans faire donner la force, sauf en Tchétchénie, pour s'opposer au départ des Etats satellites d'ex-Union Soviétique. Ce fut une période de liberté pour les jeunes et les intellectuels Russes mais une régression économique, malheureusement, pour le petit peuple pendant que d'autres, et pas seulement la maffia, opéraient des ascensions fulgurantes.

Ainsi, une tentative de démocratisation a échoué dans le plus vaste Etat du monde mais gageons que ce n'est qu'un recul pour mieux sauter, la prochaine fois.

 

Publié par Papyves à 07:35:47 dans Faits politiques. | Commentaires (4) |

Des gaz à Ypres. | 22 avril 2008

 

En Belgique, lors de la première guerre mondiale, la ville d'Ypres va tristement devenir célèbre, non seulement par les trois batailles successives qui s'y déroulèrent en 1914, 1915 et 1917 pour barrer la « course à la mer » aux Allemands, mais surtout pour le fait que, pour la première fois, des gaz toxiques et mortels furent envoyés, poussés par le vent, en direction des tranchées adverses.

L'utilisation de gaz toxiques était connue depuis le Moyen-Âge mais avec les progrès rapides des sciences, chimie notamment, les risques furent tels que la Convention de La Haye décida de les interdire en 1899. Des dispositions plus récentes, concernant l'emploi des gaz, figurent dans le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969 mais les progrès sont lents et aujourd'hui, par exemple, bien que 183 Etats aient signé la Convention pour l'interdiction des armes chimiques, 37% seulement des stocks mondiaux d'agents chimiques à objectif militaire ont été détruits.

Le premier emploi massif eut donc lieu, le 22 Avril 1915, entre Ypres et Langemarck, où les Allemands de la IV° Armée ont rassemblé 4.000 cylindres de gaz asphyxiants à base de chlore, la chlorine, facile à stocker et dont les effluves mortelles seront emportées par le vent jusqu'aux lignes de la 87° Division française, faisant instantanément 3.000 morts bretons, normands et algériens et provoquant la panique, ce qui ouvrira une brèche de 8 km de large sur la ligne de front. Ce gaz, appelé Ypérite du nom de la ville d'Ypres, était du sulfure d'éthyle dichloré, mortel à 15 km et son odeur le fit surnommer « gaz moutarde ». Il fallut attendre plusieurs mois et plusieurs milliers de morts supplémentaires pour que le masque à gaz remplace le bâillon imbibé d'huile, sensé protéger les combattants. Français et Anglais utiliseront aussi les gaz toxiques, notamment en Champagne et à Loos, et des unités spécialisées seront créées de part et d'autre du front.

C'est sur cette terre martyrisée de Poelkapelle que disparut aussi Georges Guynemer, le glorieux aviateur aux 53 victoires, dont ni le corps ni le Spad ne furent retrouvés, tant les pluies d'obus avaient retourné le sol. C'est aussi non loin de là qu'un caporal de 24 ans du 16° régiment de réserve bavarois, Adolf Hitler, va être atteint, en Octobre 1918, par les gaz moutarde lancés par les alliés, d'où sa haine des Français et des Anglais.

Aujourd'hui, le monde entier craint une action terroriste, employant des moyens chimiques ou neurotoxiques, comme l'ont déjà fait Saddam Hussein à Halabja ou la secte Aoun dans le métro de Tokyo.

L'imagination humaine est inépuisable quand il s'agit de découvrir de nouveaux moyens de courir à sa propre perte.

 

Publié par Papyves à 07:50:59 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

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