• Les îles Kerguelen.

    L'archipel des Kerguelen fut découvert par le navigateur français Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec le 12 Février 1772. Sans fortune, embarqué à 16 ans comme garde-marine dans la Marine royale, Kerguelen passera sa vie sur les flots. En 1761, il prend le commandement de son premier navire pour mener une campagne aux Antilles. De ses successions de campagnes dans l'Atlantique Nord, Islande, Groenland, il retire une grande expérience des mers froides. En Février 1772, il rencontre le jeune Lapérouse lors d'une escale à l'île de France. Il y remplace son gros vaisseau contre deux navires plus légers, une flûte et une gabarre, mieux adaptés à sa mission vers les mers antarctiques.

    Lorsqu'il aperçoit une terre dans le Sud de l'océan indien, il croit voir le continent austral et lui donne le nom de France australe. Il s'agit des îles Kerguelen que James Cook appellera plus tard « îles de la désolation » avant qu'elles ne prennent le nom du grand navigateur. Mais Kerguelen ne les explore pas et rentre à Brest, sans le second navire perdu dans la tempête, pour faire au roi une description optimiste des ressources de ces terres qu'il envisage de découvrir plus amplement lors d'une seconde expédition.

    Reparti rapidement avec un vaisseau et une frégate armés de canons, il a la mauvaise idée d'admettre à bord une jeune fille clandestine de 14 ans, Louise Seguin, qui sera l'objet d'une rivalité préjudiciable à la concorde de l'équipage. Le scorbut se met de la partie et c'est démoralisés que les matelots découvrent, en plein mois de Décembre, un paysage désertique, sans flore ni faune.

    De retour en France, les officiers du bord font valoir leurs griefs, soit l'interruption de la première mission, l'embarquement de Louise, un trafic de pacotille et surtout la peinture idyllique d'une terre inhospitalière. Kerguelen est traduit en Conseil de guerre, condamné à six ans de forteresse et emprisonné à Saumur. Il en sortira pour se rallier à la révolution de 1789. Il mourra contre-amiral en 1797 à 63 ans.

    Depuis 1955, les îles Kerguelen constituent l'un des quatre districts des TAAF ( Terres australes et antarctiques françaises ) et sont administrées depuis la Réunion, sans faire partie de ce département d'outre-mer. Hormis quelques manchots, albatros ou otaries, cette réserve naturelle, classée en Zone économique exclusive, n'est habitée que par des scientifiques et ingénieurs du CNES. Pas de quoi y passer ses vacances !

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