• La naissance de Montréal.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    La côte Est du Canada ( mot qui vient de kanata = village en Iroquois ), fut découverte, on le sait, en cherchant une route vers les Indes et la Chine. Après Jacques Cartier, envoyé par François Ier, en 1534, pour y trouver des « terres neuves », et Samuel de Champlain, l'infatigable explorateur et le fondateur de Québec en 1608, les pêcheurs de morues furent les visiteurs les plus réguliers du golfe du Saint-Laurent puis des trappeurs vinrent, attirés par la fourrure.

    En remontant le fleuve, en 1535, Jacques Cartier arrive à la bourgade de Hochelaga où il échange des cadeaux avec les indiens. Il gravit la montagne adjacente et, frappé par le panorama, la désigne « Mont Royal », nom qui restera sous la forme « réal ».

    Un siècle plus tard, en 1639, Jérôme Le Royer de la Dauversière crée à Paris, la « Société Notre-Dame de Montréal » pour la conversion religieuse des « sauvages » de la Nouvelle France. La société désigne l'officier champenois Paul de Chomedey, Sieur de Maisonneuve, pour mener l'expédition. Celle-ci débarque, le 17 Mai 1642, avec une cinquantaine de colons français dont une femme, Jeanne Mance, qui construira le premier hôpital de la colonie et y restera jusqu'à sa mort. L'endroit choisi pour y fonder la colonie de Ville-Marie ( futur Montréal ) est le même que celui que Samuel de Champlain avait remarqué, en 1611, et qu'il avait nommé « l'île Sainte Hélène » en l'honneur de sa femme. Maisonneuve travaillera à la construction de fortifications, de puits et d'édifices divers.

    Mais l'installation n'est pas de tout repos car les attaques des amérindiens « Iroquois », installés depuis 100 siècles dans la vallée du Saint-Laurent, sont nombreuses ( heureusement, ils ont peur des chiens qu'ils ne connaissent pas ) et se poursuivront jusqu'à la « Grande Paix » signée en 1701. Ville-Marie, plus tard nommée Mont-réal, reste une entreprise fragile qui ne prendra son essor que quand le commerce remplacera la ferveur religieuse.

    Montréal sera dirigée par des gouverneurs représentant le roi de France, de 1642 jusqu'à 1760 puis par ceux que la Couronne d'Angleterre nommera, après la conquête victorieuse des Anglais. C'est avec eux que la ville va se développer, grâce au commerce de la fourrure notamment. Progressivement, elle se coupe en deux : à l'Est, les francophones et à l'Ouest, les anglophones mais, généreuse, elle accueille toujours de nouveaux migrants de tous pays qui participent à sa prospérité.

    Puisque la Loi 22 a fait du français la langue officielle du Québec, il nous est si agréable d'entendre, ici en Europe, cette belle parole « Je me souviens ». Merci, cousins !

    <o:p> </o:p>

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Samedi 17 Mai 2008 à 23:29
    Découverte
    Bonjour Yves, Je découvre à mon tour votre blog extrêmement intéressant. Lui-aussi est parfaitement construit et bien écrit. J'y reviendrai souvent parfaire mes connaissances en histoire, au jour le jour. Et ils sont rares les blogs où je m'attarde tant est piteuse la langue qu'on y peut lire ou les idées qu'on y développe. Bien cordialement. Patrick
    2
    Dimanche 18 Mai 2008 à 00:02
    Modestement
    Merci Patrick pour cette appréciation amicale. Je ne prétends pas donner des leçons d'histoire à quiconque mais j'aime à mettre en lumière un fait, parmi ceux qui se sont produits ce jour-là, pour lequel ma curiosité est aiguisée. J'en apprends donc autant que le lecteur. J'essaye d'être objectif mais si je faisais erreur, alors je renvoie au sous titre de mon blog : " Les délires d'histoire de Papyves " Cordialement.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :