• La Légion saute sur Kolwezi.

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    Comment régler, en urgence, une crise qui se situe à 6.000 km de la métropole dans laquelle des milliers de ressortissants européens sont en danger de mort immédiat ? C'est ce que la France, et le 2°Régiment Etranger Parachutiste en particulier, ont réussi en 1978, à Kolwezi.

    L'intervention interarmées française, appelée « Léopard  ou Bonite », dans la région minière du Shaba ( ex Katanga, au Zaïre, devenu République Démocratique du Congo ) a été déclenchée, après demande d'aide du Président Mobutu, pour faire face à une situation d'urgence où la population européenne était en train de se faire massacrer. Il fallait rétablir l'ordre et la sécurité dans Kolwezi, au profit de 3.000 européens, essentiellement Belges et Français, face à quelques centaines de « Katangais » fous furieux et qui avaient déjà tué des dizaines d'Européens. Ces héritiers des « Tigres katangais », au nombre de 4.000, sont en lutte contre le Président Mobutu, avec l'aide de mercenaires cubains venus d'Angola, pro soviétique. Regroupés au sein du FNLC (Front National de Libération du Congo), ils sont partisans de la sécession du Shaba, riche région minière du Sud-Est du Zaïre, où se trouvent cuivre, cobalt, uranium, radium et même diamants. Au moment où le Président Mobutu fait appel à la communauté internationale, ils ont déjà repoussé les inexpérimentées troupes zaïroises, parachutées à leur rencontre et ils s'en prennent aux Européens qu'ils massacrent.

    La situation est suffisamment grave et urgente pour que le Président Giscard d'Estaing accepte de donner le feu vert à une intervention militaire et humanitaire. L'opération aéroportée, proposée par les Français, est initialement refusée par les Belges ( le Zaïre est issu du Congo belge ) qui la trouvent trop compliquée et risquée, surtout du fait des distances. Il faut 08 heures de vol de Solenzara jusqu'à Kinshasa et, une fois dans la capitale du Zaïre, il reste 1.350 kilomètres à parcourir, soit 03 heures de vol, pour atteindre Kolwezi, ville de 100.000 habitants très dispersés.

    On décide d'un largage en deux vagues, très rapprochées, de 405 et 250 parachutistes, à bord de 4 avions C130 Hercules zaïrois et 2 C160 Transall français en provenance de N'Djamena et Libreville, ce qui créera l'effet de surprise suffisant. Le 2°REP de Calvi, en « alerte Guépard » est désigné pour la mission.

    Les compagnies embarquent, le 17 Mai, en DC 8 et Boeing 707, depuis la Corse vers l'Afrique, sans les parachutes qui seront fournis à l'arrivée par les Américains. Le Jeudi 18 Mai 1978 à 03 h 00 du matin, le dernier briefing a lieu sur l'aéroport de Kinshasa, en présence de l'Ambassadeur de France, M André Ross et de l'Attaché de défense, le colonel Yves Gras.

    A 14 h 30, le 19 Mai, la première vague, 3 compagnies du 2° REP, est larguée à moins de 250 mètres d'altitude pour coiffer rapidement l'objectif qui se situe à 500 mètres. Un para tombe à l'écart dans une rue où il sera lynché et 6 autres sont blessés dès le poser. Les civils pris en otage sont terrés dans des caves ou des greniers et ne peuvent sortir, sous peine d'être abattus. Il faut faire vite et les sections progressent rapidement, en bon ordre, découvrant des cadavres gisant depuis les jours précédents. La Marseillaise, entendue sur la gauche, permet de délivrer 30 otages dans la prison de Manika, avant que les Katangais ne les exécutent. Une colonne rebelle avec un blindé est disloquée par les tirs d'armes anti-chars.

    A la tombée de la nuit, qui arrive vite en Afrique, les hommes du Colonel Philippe Erulin ont réussi à occuper l'ancienne ville européenne mais les rebelles sont regroupés dans la ville indigène, au Sud. Toute la nuit, ceux-ci vont tenter des embuscades et des opérations de harcèlement qui seront déjouées.

    Reportée au lendemain matin, 20 Mai, la deuxième vague de légionnaires, larguée sur l'Ouest de la ville, prendra l'ennemi à revers. Elle arrivera en même temps que la 15° Wing, parachutistes belges, en provenance de Kamina, largués sur l'aéroport à 5 kilomètres au Sud. Les premiers européens seront évacués dès 12 h 00 vers Lubumbashi où est organisé un pont aérien. Dans l'après-midi, le 2°REP s'empare de la zone minière Gecamines à Metal-Shaba, au Nord, tenue par 200 rebelles.

    Le bilan de l'opération est éloquent : seulement 5 morts et 20 blessés pour le régiment, 1 Belge et 1 commando marocain tués, contre 250 Katangais et 500 Zaïrois tués chez les rebelles, 1.000 armes de tous types récupérées, 2.000 Européens évacués après avoir vu 130 des leurs massacrés.

    Après le départ des légionnaires et des Belges, une Force africaine composée d'éléments du Maroc, du Gabon, de Côte-d'Ivoire, du Sénégal et du Togo, équipée par la France et transportée par les Américains jusqu'à Lubumbashi, prend le relais au Shaba. Le calme ne reviendra que lentement.

    La France a montré qu'elle n'abandonne pas ses ressortissants à l'étranger. La Légion a fait honneur à sa réputation. Voir la vidéo :

    http://www.youtube.com/watch?v=-04Tl3SvxIU&feature=related

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  • Commentaires

    1
    bobo
    Mardi 14 Février à 16:45

    cubains mercenaires chassés par qq paras !!

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