• Epiphanie, révélation de Dieu au monde

    Ce dimanche de l’Epiphanie se confond, cette année, avec la fête de l’Epiphanie elle-même que les Chrétiens fixent au calendrier le 06 janvier. Souvent, le 06 janvier n’est pas un jour férié et l’on en reporte sa célébration au deuxième dimanche après Noël ou au premier après le 1er janvier.

    « Epiphanie» est un mot d’origine grecque, Ἐπιφάνεια ( Epiphaneia) qui signifie « apparition» au sens de « se manifester à». Les « Epiphanes », dans la culture grecque, sont les divinités qui apparaissent aux hommes, telles que Zeus, Hermès ou Apollon par exemple.

    L’épiphanie est, en effet, le moment que Dieu a choisi pour se manifester aux hommes, la première année de notre ère et où son fils Jésus (dans lequel il s’est lui-même incarné) est présenté aux peuples croyants en commençant par le peuple Juif. Il l’avait déjà fait pour la Chandeleur, début février, soit 40 jours après la naissance de l’enfant-Jésus, en le présentant au Temple, comme le voulait d’ailleurs la coutume anté-chrétienne issue des fêtes aux Dieux de la fécondité. Jésus était ainsi devenu le Messie, « oint » par un prophète.

    La tradition populaire a réduit l’évènement à la visite qu’effectuèrent à la crèche de la nativité  les « mages » venus d’Orient. Selon le récit qu’en fait l’apôtre Saint Mathieu dans le premier Evangile, ces prêtres ou savants furent guidés vers Bethléem, jusqu’à Marie et Joseph, par  une étoile mystérieuse (était-ce Dieu qui leur montrait le chemin ?) et ils déposèrent devant la crèche les présents que chacun rapportait de sa contrée lointaine : de l’or qui symbolise la richesse terrestre, de la myrrhe (résine entrant dans la composition d’une huile sainte) qui évoque les bienfaits de la médecine et du bonheur et de l’encens dont les vapeurs épicées servent à honorer une divinité. Trois produits orientaux qui ont conditionné la restriction du nombre des visiteurs de marque à trois « Rois mages » auxquels on a ensuite donné un nom : Gaspard, Melchior et Balthazar et une couleur : blanc, jaune et noir (on lit parfois qu’ils auraient été rois des Perses, des Arabes et des Indes) pour bien marquer l’universalité du message évangélique. Le fait qu’ils se prosternent devant l’Enfant-Jésus semble montrer la supériorité du divin sur l’humain ou du mystique sur le rationnel.

    L’épiphanie est aussi, traditionnellement, le jour où est « tirée » la galette des Rois. Une fève cachée dans la pâte rappelle l’Enfant-Jésus que les mages ont longtemps cherché en suivant l’étoile mystérieuse. Jadis, celui qui tirait la fève de sa part de galette était proclamé Roi pour toute la journée. Aujourd’hui, il ne gagne que le plaisir éphémère de choisir sa Reine autour de la table.

     


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