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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Ludwig der zweite von Bayern. | 09 juin 2008

 

Lorsqu'à 16 ans, en 1861, bel adolescent romantique, Ludwig Otto Frederik Wilhem von Wittelsbach, le futur Louis II de Bavière, se rend à l'Opéra pour entendre « Lohengrin », il éprouve un choc émotionnel qui va le transformer en mécène au profit de l'auteur Richard Wagner qu'il va aussitôt revoir dans « Tannhaüser » et protéger toute sa vie. A 18 ans, montant sur le trône de son père Maximilien II de Bavière, Louis n'entend rien à la politique et fuit la société que son éducation recluse et stricte lui a peu donné l'occasion de fréquenter. Aimant la solitude, il ne concédera qu'un amour platonique pour sa cousine "Sissi", Elisabeth impératrice d'Autriche et une indifférence pour sa fiancée Sophie de Bavière, soeur de Sissi.

Souhaitant revivre le monde de Tannhaüser dans la vraie vie, il fait entamer la construction du château de Neuschwanstein puis, ébloui par la magnificence de Versailles, il songe à en reproduire la beauté à Linderhof. Ce sera finalement sur une île qu'il érigera son petit Versailles puis d'autres châteaux tout aussi extravagants.

Mais le monde bouge autour de lui et comme il ne se passionne pas pour la politique, son chancelier lui conseille de s'allier à l'Autriche en 1866 contre les Prussiens qui rêvent d'une grande Allemagne. Erreur, ce sera la dure défaite de Sadowa. Il change alors de chancelier mais le nouveau est favorable à une alliance avec la Prusse. Bonne pioche, cette fois, car la Bavière participera ainsi à l'écrasement de la France en 1870 et intégrera une Allemagne naissante sous la domination du chancelier Bismarck.

On a oublié que ce roi, qui haïssait la guerre, voulait à sa manière le bien de ses sujets, a créé l'équivalent d'une Croix rouge allemande, a construit la synagogue de Munich et le théâtre wagnérien de Bayreuth. L'histoire ne retient que le passage d'un roi fou ou illuminé qui a construit des châteaux inutiles. La vérité est plus complexe, comme toujours. La construction de ses châteaux, justement, a créé des emplois pendant des dizaines d'années.

Le 13 Juin 1886, alors qu'il n'a que 41 ans et n'est pas malade, on découvre son corps inerte à côté de son médecin, dans le lac du parc de Berg, derrière le château où des Munichois venaient de l'incarcérer de force. A-t-il voulu se suicider, après avoir étranglé son médecin ? A-t-il voulu s'évader en bateau de ce lieu de détention, avec la complicité de ce même médecin, et les choses auraient mal tourné ? Je penche plutôt, avec d'autres historiens, pour le complot ou le coup d'Etat en douceur, donc pour l'assassinat. En effet, la famille de son oncle Léopold, le Prince Luitpold, avait fondé de grands espoirs d'accès au trône, lorsque le père de Louis, le roi Maximilien II n'avait pas encore d'enfant, alors que Léopold avait déjà une descendance. Espoirs déçus avec la naissance de Louis puis, 3 ans après, de Othon, son jeune frère. « Aujourd'hui mon fils, tu n'es plus rien ! » dira la femme de Léopold en soulevant son fils du berceau.

Or, voici que Louis II, ce roi solitaire, plus féru d'art architectural, de musique et de littérature qu'impliqué dans les affaires du royaume, qu'on juge homosexuel puisqu'il a repoussé une fiancée, dépense toute son énergie et les deniers de la Bavière en de vaines constructions médiévales. On va le faire passer pour fou et prendre sa place. Pour assurer le coup, son frère Othon, second prétendant, est interné. Une commission d'aliénistes, avec un psychiatre munichois réputé, Bernhard von Gudden, est désignée pour vérifier son état de démence et on l'interne au château de Berg, au Sud de Munich. Sa destitution est officiellement prononcée le 09 Juin 1886 et, curieusement, son oncle Léopold prend aussitôt la régence, dès le 10 Juin, comme s'il y était préparé. Trois jours après, le roi Louis II est trouvé mort, dans des circonstances vite étouffées.

Elle me semble bien juste la maxime populaire qui dit « Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ». Mon cher Ludwig, plus jamais, je ne dirai que tu étais fou.

 

Publié par Papyves à 00:25:04 dans Faits politiques. | Commentaires (1) |