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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Le Président tombe du train. | 24 mai 2008

 

André Rateau, ouvrier cheminot dans le Loiret, se souviendra longtemps de cette nuit du 24 Mai 1920 lorsqu'il a vu, sur la voie ferrée, un homme seul, pieds nus, en pyjama tâché de sang et couvert d'égratignures, se présenter à lui en disant :  « Mon ami, cela va vous étonner, mais je suis le Président de la République ». André, incrédule et persuadé d'avoir affaire à un ivrogne, le conduit cependant chez le garde-barrière le plus proche, Gustave Dariot, qui le soigne puis court prévenir la gendarmerie.

Le Président Paul Deschanel venait effectivement de tomber du train qui devait le conduire de la gare de Lyon à Montbrison, dans la Loire, où il devait inaugurer un monument à la mémoire d'Emile Raymond, sénateur et pionnier de l'aviation, mort au début de la guerre 14-18. Fatigué et légèrement souffrant, ayant pris un médicament contre l'insomnie, Deschanel peine à ouvrir la fenêtre de son compartiment confiné et bascule dans le vide lorsqu'elle cède enfin. Dans le train, on n'a rien vu sauf un passager qui a vu tomber « un gros colis ». Serait-ce un suicide ? On vérifie tous les wagons mais on ne dérange pas le Président dans sa cabine. Personne ne manque à l'appel. On découvrira son absence le lendemain matin, ce que confirme une dépêche de Montargis qui annonce que le Président arrive par la route.

L'incident donne lieu, évidemment, à de nombreuses caricatures, souvent cruelles, relayées par la presse et les chansonniers de l'époque. La rumeur évoquera même des comportements antérieurs bizarres et c'est tout logiquement que certains, dont Georges Clemenceau, le « battu » de l'élection de Janvier 1920, parleront de folie. Désabusé, déçu de constater l'impuissance du Président de la III° République (c'est le Président du Conseil qui dirige), miné par la calomnie et les sourires en coin, Deschanel donne sa démission, le 21 Septembre 1920, au bout de 228 jours de présidence.

C'était pourtant un homme politique brillant, esprit fin et cultivé, auteur de plusieurs ouvrages littéraires et politiques, qui fut admis, à 45 ans, à l'Académie française en 1899. Après de brillantes études de lettres et de droit, il est fait Sous-préfet à 22 ans, Député en 1885 puis deux fois Président de la Chambre des députés, notamment pendant les heures tragiques de la Grande guerre. Hyper actif, il aimait séduire l'oratoire par une éloquence un brin théâtrale et ses discours étaient remarquables. Après l'incident du train, il sera encore élu Sénateur d'Eure-et-Loire, en 1921, prêt à redémarrer une seconde carrière. Mais il sera emporté par une pleurésie, le 28 Avril 1922.

Comme disait Madame Rateau, la femme du cheminot, « Je savais que c'était un grand Monsieur : son pyjama était en soie et il avait les pieds propres ».

Bien sûr, l'anecdote en rappelle une autre qui a vu Félix Faure, Président de 1895 à 1899, être l'objet d'un quiproquo, au moment de sa mort. Le 16 Février 1899, celui-ci appelle sa maîtresse, Marguerite Steinheil, à l'Elysée où ils passent un moment ensemble. Mais le Président est pris d'un malaise si grave que le curé est appelé à son chevet. S'adressant à un employé pour savoir s'il était encore conscient, le curé demande si le Président a toujours « sa connaissance » et l'autre de répondre : « Non, Monsieur le curé, on l'a fait sortir par la petite porte ».

Ah, ces Présidents, ils ne savent plus quoi inventer pour faire parler d'eux !

 

Publié par Papyves à 08:34:07 dans Aventures | Commentaires (0) |

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