C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Après la Révolution d'Octobre ( Novembre 1917 ) en Russie, les Bolcheviques instaurent, avec Lénine, un communisme d'état strictement encadré. Le Tsar Nicolas II a abdiqué, les armées « blanches » ont été vaincues à Sébastopol, le Bolchevisme peut régner sans partage. Ce n'est pas du goût des marins révolutionnaires de Kronstadt qui revendiquent un pouvoir à des Soviets ( conseils de délégués des ouvriers, soldats et paysans ) libres de déterminer le déroulement de la révolution et non plus au parti léniniste seul. « Tout le pouvoir aux soviets » montre bien l'espoir d'une démocratie socialiste réelle. Elle sera écrasée.
Le 28 Février 1921, l'équipage du cuirassé Petropavlosk, amarré dans cette ville de garnison qu'est Kronstadt, sur une petite île à 30 kilomètres à l'Ouest de Saint-Pétersbourg ( Petrograd à l'époque puis Léningrad ), s'insurge contre la dictature du parti communisme et réclame la réélection des soviets, la liberté de réunions, le travail libre pour les ouvriers et les paysans. Le cuirassé Sébastopol puis toute la ville les suivront car on ne supporte plus les méfaits des bolcheviques qui multiplient les exécutions sommaires, bien que la guerre civile soit terminée, réquisitionnent les récoltes et réduisent les prolétaires à la famine. Mais Zinoviev et surtout Trotski, commissaire à la guerre, craignent qu'une contre-révolution ne s'étende au reste du pays, voire à l'Europe et décident d'écraser cette rébellion, sans même écouter les revendications de ces protestataires qui osent clamer : « Il est clair que le parti communiste russe n'est pas le défenseur des travailleurs qu'il prétend être ...s'étant emparé du pouvoir, il n'a plus qu'une seule crainte : le perdre. »Au bout de seize jours, les soldats de l'Armée Rouge, commandés par le futur maréchal Toukhachevski, s'emparent de Kronstadt et de sa citadelle en progressant sur la surface gelée du golfe de Finlande. 900 marins sont exécutés tandis que 8.000 parviennent à fuir vers la Finlande, des milliers d'autres seront déportés en Sibérie ou au Caucase. La répression de la tchéka se poursuivra pendant des semaines par l'élimination des prisonniers dans un bain de sang.
Lénine tire très vite les enseignements de la révolte. Dès le 12 Mars 1921, il annonce devant le Congrès du parti la mise en œuvre d'une Nouvelle politique économique ( NEP ) destinée à relancer l'initiative paysanne. Dans le même temps, il liquide les derniers partis politiques à l'exception du parti communiste.
Il a eu très peur qu'à l'instar du cuirassé Potemkine, en 1905, la révolte d'un autre cuirassé ne lui conteste la mainmise sur l'appareil communiste qu'il venait de conquérir. Ouf, il peut rétablir la « dictature du prolétariat » qui, bien sûr, ne signifie rien moins que la dictature du Parti.
Publié par Papyves à 00:10:43 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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