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    Puisque l'on reparle du Congo, ex Zaire, et des atrocités qui s'y passent, entraînant des déplacements immenses de populations, dans la région des Grands lacs, au Kivu et à Goma  notamment, voici une photo que j'avais prise à N'Gandagica en 2005 ou 2006.
    Ce pays si riche en minerais et en potentialités de toutes sortes croule sous la misère et la corruption de ses dirigeants qui détournent, sans vergogne, l'aide internationale, puis reconstituent une armée clandestine, avec tous les miséreux de leur ethnie, pour repartir à la conquête du pouvoir quand ils en sont finalement évincés par la force.
    Quelle tristesse !

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  • Pour ceux qui en ont assez de voir ce bout de chemin, voici ce qu'on trouve au delà du virage.

     


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    Helmut et Erika Simon, un couple de randonneurs allemands, parcourent les Alpes de Ötz, le 19 Septembre 1991, à 3.200 mètres d'altitude, dans les Dolomites à la frontière entre l'Italie et l'Autriche. Soudain, sur le glacier Similaun, au Sud Tyrol, un corps humain couché sur le ventre semble sortir de la glace. Il s'agit d'un homme, qu'on nommera donc « Ötzi ou Oetzi » (prononcer Eutsi), enseveli sous une couche de glace depuis des millénaires, avec ses arcs et ses flèches.

    La découverte de ce corps (ce n'est pas seulement un squelette), surpris par la mort pendant sa marche, est une source d'études incomparable pour les scientifiques de l'ère post-néolithique qui peuvent analyser le moindre grain de céréale conservé dans sa chaussure de cuir, comme les restes de ses derniers repas, congelés à l'intérieur des viscères. On saura ainsi qu'il avait mangé des céréales, du cerf et du bouquetin. Surtout, les objets qu'il avait emportés seront précieux de renseignements.

    Transportée à l'Institut Médico-légal d'Innsbruck pour expertise, la momie des glaces va bouleverser ce qu'on savait des Homos Sapiens d'il y a 6.000 ans. Ayant vécu vers 4.550 av J.C. selon la datation C.14 affinée par SMA (spectrométrie de masse par accélérateur), c'est-à-dire avant les mégalithes de Stonehenge et avant la pyramide de Khéops, cet homme de 46 ans, barbu et tatoué, ne mesurait que 1,60 m pour environ 50 kg. Son état général, au moment du décès, était mauvais, côtes fracturées, vaisseaux sanguins calcifiés, parasites dans les intestins mais Ötzi n'avait pas de caries dentaires.

    Plusieurs fractures, ainsi que la présence d'une pointe de flèche de silex ayant traversé l'omoplate gauche, laissent à penser que l'homme a été agressé et serait mort d'une forte hémorragie interne. C'était vraisemblablement un chasseur puisqu'on a retrouvé, auprès de lui, deux arcs dont un inachevé en bois d'if, 14 flèches dans leur carquois, une hache de cuivre, un couteau à lame de silex dans son étui, un nécessaire à feu (amadou et silex). Il fut aussi trouvé des récipients en écorce de bouleau, une corde végétale, des tendons issus d'un animal de grande taille et des champignons enfilés sur une lanière de cuir, probablement à usage médicinal contre les parasites. Il était vêtu d'une peau de cerf et d'une cape en fibres végétales et se protégeait du vent et de la pluie par une grande hotte, genre poncho, montrant ainsi qu'il était adapté à la vie en montagne. Mais les graines et pollens retrouvés sur et dans son corps situent son habitat  à moins de 1.600 m d'altitude, dans la zone de forêts fréquentée par les cervidés. Les dernières expertises paléo-génétiques confirment l'origine européenne d'Ötzi et le différencient des populations méditerranéennes du Sud.

    Un élément a beaucoup intrigué les scientifiques, c'est la hache chalcolithique (chalco en grec = cuivre) dont la possession est associée au prestige et à un rang social élevé. Peut-être, s'était-il enfui dans la montagne après l'avoir volée. Ces armes en cuivre, à une époque si ancienne, bousculent la hiérarchie historique habituelle qui les plaçait, dans l'Europe néolithique, pendant le Chalcolithique, intermédiaire entre les âges de pierre (lithique) et de bronze (alliage cuivre et étain), plutôt entre 2.500 et 1.000 av J.C. Sa présence confirme bien, en outre, la colonisation des hauts massifs des Alpes à la fin du IVème millénaire.

    Avec le réchauffement climatique accéléré que l'on observe aujourd'hui, les glaciers vont peut-être nous offrir d'autres surprises de ce type. Ce qui permettrait de mieux suivre encore le cheminement et les conditions de vie de nos lointains parents. Ce serait une chance. La prétendue « malédiction d'Ötzi », à l'instar de celle de Toutankhamon, n'étant née que dans l'esprit malin d'écrivains mercantiles.

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    C'est en creusant un canal destiné à dévier le fleuve Sarno, non loin de Naples, à la fin du XVI° siècle, que l'architecte Fontana découvrit fortuitement des murs recouverts d'inscriptions et de peintures. Les vestiges de la ville de Pompéi ressurgissaient. Mais on n'y prêta qu'une attention distraite. Il fallut attendre 1763 pour que la mise à jour d'une autre inscription, « Res publica Pompeianorum » confirme le site.

    Le 24 Août 79 au matin, en effet, après plusieurs petites secousses telluriques, le volcan italien Vésuve se réveille au bout de 35 siècles. Un immense champignon marron s'élève à 10 ou 20 kilomètres de hauteur puis s'incline vers le Sud au gré des vents dominants. Dès 13 heures et sans discontinuer jusqu'au lendemain matin, une pluie de cendres et de « lapilli », petites pierres volcaniques très légères de la taille d'un petit pois ou d'un œuf, s'abat sur les villes de Pompéi, Oplontis et Stabies. Des bâtiments s'écroulent sur leurs occupants, des gens suffoquent lentement, d'autres s'enfuient vers la plage dans l'espoir de lever l'ancre en bateau. La couche de cendres et de pierres brûlantes s'épaissit d'heure en heure jusqu'à recouvrir toute la ville, au bout de la nuit.

    Non loin de là, à 07 kilomètres à l'Ouest du Vésuve, la petite ville balnéaire de Herculaneum voit arriver, le lendemain, une nuée ardente de roches en fusion qui déferle sur la ville en brûlant tout sur son passage, maisons, meubles, habitants. Une heure suffit pour tout ensevelir sous une couche compacte.

    Les habitants de cette riche région de la Campanie ne savaient pas qu'ils vivaient sur les flancs d'un volcan. Certes, en 62 déjà, un important tremblement de terre avait détruit une grande partie des édifices et en 70, une série de secousses telluriques aurait du alerter les habitants. Très peu sont partis car il est facile de reconstruire. Personne ne songe au danger qui couve sous leurs pieds.

    Tous ces détails nous ont été rapportés par Pline (le Jeune) dans deux lettres qu'il envoya, depuis Misène au Nord de Naples, à son ami historien Tacite, lequel voulait savoir comment son ami Pline (l'Ancien, oncle du premier, celui qui avait écrit une « Histoire naturelle » en 37 volumes) était mort à cause du Vésuve.

    A partir de 1860, le conservateur de l'époque, Giuseppe Fiorelli, eut l'idée de couler du plâtre liquide dans les espaces vides laissés dans les couches de lapilli refroidi (pierre ponce) et de cendres par le millier de corps humains, les objets en bois et les animaux. Par ses moulages, il redonna forme aux êtres emprisonnés dans les coulées de l'éruption et dont il ne restait plus que le volume en creux dans le tuf. En se promenant dans les ruines de la ville nettoyée, on voit donc aujourd'hui, en relief, les Pompéiens dans leur habitat, tel qu'ils furent surpris par l'éruption. 2.000 corps fossilisés ont été retrouvés sur les 12.000 âmes que comptait la Pompéi romaine.

    Le site de Pompéi fut le premier qui révéla au monde moderne l'architecture précise des maisons romaines, l'utilisation des différentes pièces et leur décoration. Atrium, pièce centrale d'accueil entourée ou non d'un péristyle (colonnades), cuisines avec plans de cuisson, meules et fours à pain, blanchisseries où les esclaves foulaient le linge au pied, latrines, lupanars (du mot loup car le cri d'appel des prostituées imitait celui des louves en chaleur). L'art décoratif, fresques de peintures, sculptures de bronze, marbre ou tuf, bassins et mosaïques ont permis d'illustrer la vie quotidienne mieux que des livres.

    Aujourd'hui, le fonctionnement des volcans italiens, Stromboli et Etna compris, est bien mieux connu scientifiquement et une éruption ne surprendrait plus de cette façon. Quoique, la Terre garde ses mystères.

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  • <?xml:namespace prefix = o /><o:p> </o:p><o:p>A quelques encablures du Mont Cameroun et au Nord de Douala, il fait déjà nuit ce 21 Août 1986, à 21h30, lorsqu'un phénomène silencieux enveloppe la totalité du village de Nyos, tuant ses habitants, puis touche Subum, Cham et Fang en n'épargnant pas même les animaux qui meurent, eux aussi, dans leur sommeil. Pas moins de 1746 personnes, en majorité des enfants et plus de 4.000 têtes de bétail, bœufs, chèvres et volailles sont figées dans la mort, dans l'attitude où elles se trouvent à ce moment là. </o:p><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>

    Les missionnaires catholiques de la région de Wum, qui recueillent les survivants (qui souffriront d'œdème du poumon et de conjonctivite), vont permettre que la nouvelle soit relayée dans le monde entier. Les hypothèses les plus folles sont avancées. Paul Biya décrète une journée de deuil national. Il faudra des mois pour se persuader qu'un nuage toxique, chargé de dioxyde de carbone, CO 2, s'est répandu à la surface, en provenance du cratère du lac Lwi qui obture l'orifice du vieux volcan, près de Nyos. Ce type de risque était méconnu à l'époque et a pris tous les scientifiques de court. Mais on se souvient alors qu'en 1984, le pays avait déjà été frappé d'une catastrophe similaire lorsque 37 personnes avaient péri du fait d'une émanation de gaz carbonique (appellation commune du CO 2) sur les flancs du lac Monoun.

    Le lac Nyos (c'est le nom qu'il a finalement pris, plutôt que Lwi, après cette tragédie) est un lac de cratère installé au centre d'un volcan inactif du Cameroun. Mais, des profondeurs du magma, des gaz remontent et se diluent dans les basses couches d'eau du lac. A partir d'un certain seuil, les gaz en saturation dans l'eau forment des bulles qui remontent à la surface, entraînant des gerbes d'eau sursaturée puis une réaction en chaîne qui produit un phénomène d'explosion gazeuse, style bouteille de champagne. Un geyser libère alors la grande quantité de CO 2 emprisonnée dans le fond du lac. Ce gaz carbonique, qui est plus lourd que l'air, ne s'évapore pas mais « coule » le long des versants du volcan en détruisant toute vie animale sur son passage. Les scientifiques, y compris le grand volcanologue Haroun Tazieff, en conviennent aujourd'hui et se disputent seulement sur le mécanisme naturel, tremblement de terre, éboulement, saturation des eaux qui est à l'origine de ce changement d'état.

    Comme la poche de gaz se reforme aussitôt, le danger persiste. Depuis 2001, une équipe française de Chambéry, dirigée par le professeur de physique Michel Halbwachs, mène une opération de dégazage du CO 2 piégé au fond du lac. L'opération « Orgues de Nyos » consiste à introduire un tuyau vertical jusqu'à 250 mètres sous le lac, d'amorcer par une pompe mécanique qui aspire l'eau gazeuse, puis de laisser le phénomène de rejet se dérouler par auto-entraînement. En haut de la colonne d'eau ainsi formée, le gaz carbonique se dissipe en quantité inoffensive dans l'atmosphère. Le même dispositif a été mis en œuvre sur le lac Monoun.

    Un autre danger guète les riverains du lac Nyos, c'est l'éboulement des parois poreuses du volcan. Le gouvernement camerounais, aidé du PNUD, Programme des Nations-Unies pour le Développement et de OCHA, Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires, étudie les solutions envisageables pour éviter cette nouvelle catastrophe qui pourrait déverser 132 millions de m3 d'eau dans les vallées adjacentes, créant un véritable tsunami, comme celui que connurent les habitants de Fréjus après la rupture du barrage de Malpassé (le bien nommé).

    De nombreux autres lacs peuvent apparaître suspects et pourquoi pas les volcans d'Auvergne. Mais le plus gros risque se situe sous le lac Kivu, 2.700 m2, à la frontière du Rwanda et de la République démocratique du Congo. Ce dernier contient une quantité de gaz carbonique 1.000 fois plus importante que celle du lac Nyos. De plus, un cinquième de ce gaz, environ 55 milliards de m3, est constitué de méthane CH 4, explosif. Une vraie bombe à retardement. Paradoxalement, c'est là que se situe sa chance car le méthane pourrait être transformé, après récupération, en électricité et fournir l'énergie nécessaire à toute la région des grands lacs. Là encore, il faudrait que Kinshasa et Kigali soient aidés de l'extérieur.

    La cimenterie Cimerwa utilise déjà ce méthane pour produire son ciment au Sud du Rwanda. La station d'extraction devrait aussi servir à fournir de l'énergie à la brasserie Heineken, installée près du lac. C'est un bon début, au moins les ouvriers n'auront pas soif.

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